‹ Les faux don SébastienChapitre 5 sur 54 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Arrivée de la flotte à Tanger et à Arzilla. — Séjour de l'armée à Arzilla.— Conseil de guerre. — On décide de se porter sur Alcacer-cl-Kebir. — Difficultés et dangers de la marche» — Arrivée devant Alcacer-el-Kébir. — Raisons qui auraient dû engager le roi à retarder le combat.

La flotte portugaise s arrêta d'abord à Lagos, pour embarquer les troupes des Algarves, et puis à Cadix, où elle perdit un temps précieux à attendre le corps des auxiliaires espagnols.

Le 6 juillet, elle arriva à Tanger, où le schérif Moulaï-Ahmed-ben-Abdallah, l'allié des Portugais, rejoignit le roi avec son faible contingent.

Au lieu de poursuivre sans retard le grand but de son expédition, qui devait commencer par la prise de Larache, le roi se mit à explorer la plaine, en compagnie du schérif, se livrant à des chasses et à des escarmouches, au risque de tomber dans une embuscade et d'y périr d'une mort obscure *.

« Fray Bernordo da Cruz : Chronica de El Rey D. Sebastiam, ch. un et tiv. r

C'était de sa part non-seulemeDt un acte de témérité, mais encore l'occasion d'une nouvelle perte de temps extrêmement regrettable, cnr pendant qu'il parcourait ainsi le pays en aventurier, il laissait à son ennemi Moulaï-Abd-el-M<'lek, depuis longtemps au courant de tout ce qu'il faisait, la facilité de compléter ses préparatifs et de combiner les moyens de vaincre. En effet, le schérif ne tard', pas à être parfaitement renseigné sur la force de la flotte, le nombre et la qualité des troupes et la présomption et l'inexpérience de leurs officiers.

Après avoir ainsi perdu trois journées à Tanger, D. Sébastien s'embarqua pour Arzilla. L'enceinte de cette place n'était pas assez grande pour recevoir le corps expéditionnaire ; aussi la majeure partie de l'armée dut-elle camper en dehors des murs, oii elle dressa deux mille tentes pour s'abriter. Bientôt le roi , craignant qu'on n'engageât quelque affaire sans qu'il y prît part, quitta Arzilla, pour aller loger lui-même sous la tente. Il poussa la présomption jusqu'à dédaigner de faire entourer le camp de fossés et de retranchements, sur l'assurance que lui donnaient ses courtisans, pour flatter son orgueil; que jamais les Maures n'oseraieut approcher, même à distance, d'un lieu où flottaient les bannières du roi de Portugal.

Tandis que l'armée attendait là ses bagages, douze jours s'écoulèrent pendant lesquels la discipline militaire eut à souffrir de dangereuses atteintes.

Ce fut eu effet au milieu des jeux, des festins et des querelles que le campement portugais se vit inopinément assailli par une reconnaissance sous les ordres de Moulaï-Ahmed-ben-Mohammed, frère du schérif Abd-el-Melek ; mais cette attaque fut promptement repoussée par Moulaï-Ahmed-ben- Abdallah et D. Duarte de Menezes, commandant de la cavalerie de Tanger Le roi, dans son ardeur guerrière, ne voulait pas qu'on se battît sans lui. ïl se mit à la tête de sept cents cavaliers et s'élança aussi à la poursuite des Maures, qui, s'étant vus si rudement reçus, s'enfuyaient déjà.

D. Sébastien, enflé de ce léger succès, l'annonça au conseil de régence à Lisbonne, avec une emphase qui prouvait à quel point il s'exagérait luimême ses talents militaires et tenait à les faire admirer aux autres *.

Sur ces entrefaites, il reçut une lettre d'Abd-el- Melek, datée du 22 juillet. Ce schérif lui disait qu'il commettait une injustice en attaquant le Maroc, en faveur d'un homme qui, dans plusieurs circonstances récentes, avait versé le sang des chrétiens, et il rappelait notamment au roi le siège de Mazagran.

Après ce préliminaire d'un habile politique, il proposait au jeune monarque un traité avantageux

1 Bebellu du SU vu : Invasion et occupation du royaume de Portugal en 1580, pages 171 et 172. — Barbosa Machado : Memoriasde El liey />. Se- Uasttam. Partie IV, Hv. JJ, ch. u, pages 30ù à 321.

pour les deux parties : Moulaï-Ahmet-ben-Abdailah, disait-il, maintenant allié des chrétiens, offrait au roi Larache et autres places près de la côte avec un territoire de plusieurs lieues; mais ces promesses coûtaient peu à cet homme qui ne possédait plus une seule palme du territoire dont il se montrait si libéral. Quant à lui, Abd-el-Melek, possesseur effectif du Maroc, il était disposé, dans l'intérêt d'une paix durable, à faire de grandes concessions. En conséquence, à l'exception de Maroc et des autres villes importantes de l'empire, il offrait de céder à Moulai- Ahmed-ben- Abdallah, son compétiteur, tout ce qu'on demanderait pour lui, et cela, ajoutait-il, uniquement pour que le roi, après avoir assuré le sort de son protégé, pût s'en retourner avec gloire dans ses États.

Ce message, plus ou moins sincère, n'ébranla aucunement D. Sébastien dans ses projets de conquête. Il dédaigna d'y répondre et en fit parade devant ses courtisans, comme d'un témoignage de la terreur que ses armes inspiraient à l'ennemi *.

ïl convoqua ensuite un conseil de guerre, moins peut-être pour prendre son avis que pour lui notifier un plan de campagne déjà résolu dans sa pensée 2. Trois avis furent émis. Le premier consistait à lever l'ancre sans retard pour aller

1 llebello da Silva : Invasion et occupation du royaume de Portugal en 1580, etr.., pages 174 et 175. — Barbosa Macliado : Memorias de El Retj />. Sebastiam. Parte IV, liv. II, ch. xr, pages 322 à 326.

* Rebello da Silva : Invasion et nrmpation du royaume de Portugal en 1580, etc., page 175.

réduire Larache par mer, au moyen d'un débarquement. Le second était de diriger l'expédition par terre, -mais à la condition qu'on longerait la côte,: afin de ne jamais perdre la flotte de vue. Le troisième, enfin, plus conforme sans doute aux vues du roi, faisait valoir tous les avantages qu'il y aurait pour l'armée expéditionnaire à abréger le chemin, en s'engageant dans l'intérieur des terres, pour aller à la rencontre de l'ennemi.

Le comte de Vimioso combattit courageusement ce dernier avis. Il démontra les dangers d'une marche longue, incertaine, aventureuse à travers un pays difficile et inconnu. Il conseilla d'opérer un débarquement près de Larache, disant qu'on pouvait s'y rendre en six heures, l'attaquer simultanément par terre et par mer, et, suivant toute apparence, l'emporter en un coup de main. Une fois là, ajoutait-il, on aurait un hôpital pour les malades et pour les blessés, un lieu de sûreté pour les divers dépôts, ainsi que pour les bagages inutiles, et une excellente rade pour recevoir les renforts, enfin, un centre assuré pour toutes les opérations *.

Ce conseil prudent ne fut pas écouté. Celui qui prévalut fut précisément le moins raisonnable et le plus téméraire. Il fut décidé que l'on se porterait vers Alcacer-el-Kebir par l'intérieur du pays,

1 Hebello da Silva : Invasion et occupation du toyaume de Portugal en 1580, etc., tome I", page 177. — Barbosa Marhado : Memotias (te El Hey D. Sébastian. Parte IV, liv. II, Hiap. xt.

que, chemin faisant, après avoir traversé le fleuve Louccos, on enlè verait au besoin cette place secondaire, et que de là on se rabattrait sur Larache l.

Cette résolution prise, le roi ordonna à l'amiral D. Diogo de Sousa d'aller l'attendre avec sa flotte dans le port de Larache.

Le 29 juillet, le camp d'Arzilla fut levé, et on se mit en marche avec des vivres pour cinq ou six jours seulement, le roi comptant bien qu'il lui suffirait de ce court délai pour atteindre son but; Néanmoins, le second jour, l'armée ne se trouvait encore qu'à deux lieues d'Arzilla, car elle fit un détour de trois lieues, probablement afin de se pourvoir d'eau. On comprend les difficultés que la nature du terrain et la chaleur excessive durent lui opposer, et combien était insensé le parti qui avait prévalu dans les conseils du roi.

Ce fut là que le jeune monarque reçut une lettre du duc d'Albe, pleine de bons conseils, comme on devait s'y attendre de la part d'un tel homme de guerre. Entre autres choses, il insistait sur la nécessité de la discipline et de la vigilance, * conseillait de renforcer larrière-garde de troupes éprouvées, l'avant-garde de soldats ardents et résolus, et les flancs de l'armée de nombreux tirailleurs. De plus, il recommandait que l'artillerie fut

« Jeronymo de Mendoça : Jornada de Africa. Edition de 1785, ch. m, page 23.

Cet écrivain fit partie de l'expédition et servait dans le corps des aventuriers ou volontaires portugais.

toujours placée dans de fortes positions, de manière à se trouver à l'abri d'une surprise et à pouvoir garantir la sécurité des campements

Cependant les difficultés devenaient déjà effrayantes. On était harcelé par de nombreux partis de Marocains et forcé fréquemment à des retours offensifs contre eux. La chaleur était accablante, et bientôt la faim et la soif allaient se faire sentir. Dans cette extrémité, un conseil s'assembla et l'on fut unanimement d'avis qu'il fallait retourner à Arzilla. Cette résolution contrariait, il est au moins permis de le croire, les secrètes pensées du roi. Néanmoins il dépécha à Arzi lia AflbnsoCorreia,avec un détachement de quatre cents chevaux, pour porter à la flotte l'ordre d'y attendre le retour de l'armée d'expédition. Mais, à l'arrivée de cet officier, l'amiral, ayant exécuté ponctuellement les ordres du roi, avait déjà levé l'ancre pour Larache *.

En apprenant, le 2 août, ce fâcheux contre-temps, D. Sébastien prescrivit à l'armée de poursuivre sa marche par le bord de l'Oued-Mokhazem, rivière qui se jette dans le fleuve Louccos, autrement dit rivière de Larache.

On continua donc à avancer, en tournant le dos

' Rebelle da Silva : Invasion et occupation du royaume de Portugal eu 1580, etc., tome l,r, page 179. — Cabrera de Cordova : Filippe //, rey de las EspafîaSy liv. XII, chap. vu. page 991.

* Rebello da Silva : Invasion et occupation du royaume de Portugal en 1580, etc., tome I*', page 292. — Carta a um abbade da Beira. Manuscrit de la bibliothèque royale de Lisbonne publié dans le Hibliophilo des mois de juillet et d'août J8'|0. — Rarbosa Marhado : Memm ias de El Rey />. Se hagtiam. Parte IV, liv. Il, ch. mil

h Arzilla, mais sans cesser un .seul instant d'être en butte à des attaques de l'ennemi. On marchait dans un pays presque entièrement découvert et dont tous les cours d'eau, sauf le Mokhazem, leLouccos et un bras de ce fleuve, étaient complètement à sec, à cause des grandes chaleurs de la saison.

On tint conseil pour savoir si on continuerait à côtoyer l'Oued-Mokhazem, pour aller chercher, vers la droite, un gué sur le Louccos, le traverser et investir Larache, ou si Ton franchirait immédiatement l'Oued-Mokhazem, pour passer le Louccos plus haut, vers la gauche, en un point où la marée montante ne se faisait plus sentir, prendre Alcacer-el- Kebir au besoin, et venir fondre ensuite sur Larache.

On se décida pour ce dernier parti, au risque d'une rencontre périlleuse avec les Maures. On avait vérifié en effet, à la suite d'une exploration, que le seul gué existant à proximité des lieux où Ton se trouvait était tout à fait impraticable pour l'artillerie et les chariots, à cause de la vase profonde dont il était rempli .

L'armée, après le passage du Mokhazem, campâ la nuit du 3 au 4 août dans une excellente position.

1 Fray Bernardo daCruz : Chronica de El Hey D. Sebasliam. Edition de 1837, ch. lxi, pages 2fll à 243.

Cet écrivain, que nous avons déjà cité, fit partie de l'expédition. Il était aumônier de la flotte. Le peu de détails biographiques que nous avons sur lui ne nous permet pas d'affirmer s'il resta avec la flotte au mouillage d'Arziiïa ou de Larache, ou s'il suivit l'année sur le champ de bataille d'Alcace^-ël-Kébir. En tout cas, s'il n'a pas été témoin oculaire des événements, il les raconte comme quelqu'un qui a su profiter des excellentes sources dont il pouvait disposer.

Elle avait à sa gauche l'Oued-Mokhazem, était couverte à sa droite par un bras du fleuve Louccos et en arrière par ce fleuve lui-même !.

C'était donc une faute capitale d'abandonner ce • terrain favorable pour traverser le Louccos en face d'Alcacer-el-Kebir ; mais l'obstination du roi à s'engager dans l'intérieur du pays à la rencontre de l'ennemi la lui fit commettre d'autant plus facilement que les provisions de bouche allaient bientôt manquer.

Ce fut ainsi que l'imprévoyance et la témérité préludèrent à l'acte suprême de la terrible tragédie qui porte le nom de bataille d'Alcacer-el- Kébir, et la date du 4 août 1578.

Abd-el-Melek , excellent juge des mouvements de l'armée portugaise, pensa d'abord qu'elle allait chercher le gué, pour se diriger vers Larache , et alors il s'écria, dit-on : — C'en est fait de Larache! Mais le lendemain, lorsqu'il vit les chrétiens sortir de leurs retranchements, pour marcher vers Alcacer-el-Kébir, en face de toutes ses forces, gn prétend qu'il dit à ceux qui l'entouraient : — Maintenant, on peut considérer le roi de Portugal comme entièrement perdu 2.

Cependant les conseils n'avaient pas fait défaut à

* F.ay Bernardo da Cniz : Chronica de El Rey D. Sébastian^ ch. lxi, page 243. — Idem, ch. j.xvi, pages 260 et 261.

* Fray Bernardo da Cruz : Chronica de El Rey D. Sébastian), ch. lxi, page 243. — Rfbello da Silva : Invasion et occupation du royaume de Portugal en 1580. etc., tome I*T, page 204. — Barbota Machado : Mrmorias de Et Rey D. Sebastiam. Parte IV, liv. H, ch. xtv.

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D. Sébastien pour le détourner de tant se hâter de sortir de son camp. Le schérif Moulaï-Ahmed-ben- Abdallah s'était efforcé d'autant plus de le dissuader de se porter en avant que, selon lui, Abd-el-Melek n'avait plus qu'un ou deux jours à vivre. Pour expliquer cette espèce de prédiction, disons ici que Abd-el-Melek était atteint d'une maladie très-grave, ou plutôt, suivant li tradition, qu'il avait été empoisonné au moment même où il se mettait en route pour Alcacer-el-Kébir ; de sorte qu'encore bien que le poison, grâce à la robuste constitution du schérif, n'opérât pas aussi promptement que l'avaient espéré ceux qui avaient tramé sa mort, on pourrait cependant compter les moments qui lui restaient à vivre \

Mais aucune raison n'avait pu ralentir la fougue du jeune roi, ni lui faire différer le combat, ne fût-ce que d'un jour. Les murmures, les malédictions même qui commençaient à se faire entendre dans l'armée, à cause du manque de vivres, avaient été autant d'excitations pour sa fougue, et servaient comme d'auxiliaires à ses flatteurs, qui, sûrs de lui plaire et de gagner ses bonnes grâces, l'encourageaient dans ses folies aventureuses, au lieu de le retenir. L'un d'eux même, Georges da Silva, renchérissant sur les autres, lui aurait demandé,

1 Jeronymo de Mendoc» : Jornada de Afriva, ch. iv, page 30. — Idem , ch. \, pag»' 45. — Fray Bernardo da Oiu : Chnmiva de ICI Rey D. Sebasliam, ch. i.v, pago. 226. — Idem, ch. i.xn, pag»» 2'j5.

dit-on, les oreilles du sultan, pour les manger à l'huile et au vinaigre f.

Dans la nuit du 3 au 4 août, la ruine du Portugal avait été décidée au milieu des bravades, des rires et des bons mots des favoris et des pages *.

Au dernier moment, le schérif Moulai-Ahmedben-Abdallah, de plus en plus frappé des dangers que courait l'expédition, et effrayé surtout de ceux qui le menaçaient personnellement, fit une suprême tentative près du roi. 11 le supplia de n'engager le combat que dans l'après-midi, disant, avec grande raison, que jusque-là la température serait accablante , que l'armée chrétienne en souffrirait beaucoup plus que les Maures, faits aux chaleurs de l'Afrique et combattant presque tous à cheval, ce qui leur donnerait un avantage immense sur les troupes chrétiennes, qui avaient très-peu de cavalerie et se trouvaient couvertes de lourdes armures. Au demeurant , à retarder la bataille jusqu'à l'heure où le soleil commencerait à décliner, on aurait, non-seulement l'avantage de les avoir préservées d'une chaleur étouffante, mais encore, en cas de déroute, celui d'assurer leur retraite à la faveur de la nuit tombante. Quant au manque de vivres qu'on alléguait, en faveur d'une

• llebello da Silva ; Invasion et occupation du royaume de Portugal en 1580, «te., tome Ier, page 198. — Carta a um abbade da lleira. — Manuscrit de la bibliothèque royale de Lisbonne, publié dans le Hibliophilo du mois d'août 1849.

2 Hebello da Silva : Invasion et occupation du loijaunic <tc Vortutjal ai 1580, t. 1er, pape 198.

levée immédiate du camp, on pouvait y suppléer, suivant le prudent schérif, en faisant abattre tout ou partie des bœufs attelés aux chariots de l'armée *.

Le roi, qui avait repoussé jusque-là tous les conseils, fut frappé de ces dernières raisons, et parut d'autant plus disposé à les écouter que ses capitaines lui faisaient observer que, quelque hâte qu'on apportât h ranger les troupes et à les mettre en mouvement, on ne pourrait jamais être prêt avant le moment où la chaleur du soleil serait extrême et mettrait l'avantage du côté des Marocains, en énervant les troupes du roi.

On prétend que D. Sébastien allait céder, lorsque le commandant espagnol Aldana, qui, plus que personne auparavant, avait blâmé les témérités du jeune monarque, pris lui-même d une espèce de surexcitation, se mit à crier que tout était perdu si l'on n'engageait immédiatement la bataille 2.

11 n'en fallut pas davantage pour ramener le roi à sa première résolution. A l'instant même il ordonna de tout disposer pour en venir promptement aux mains avec l'ennemi.

« Fray Bernardo da Cruz : Chrmùca de El Hey D. Sébastian), ch. i.xxi, pages 245 à 247.

* Jeronymo de Mendoça : Jornada de Africa, ch. v, p. 47. — Fray Bernardo da Cruz : Chronica de El Hey D. Selmtiam, ch. i.xii, page 248.

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