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dans son service des Enfants-Malades, nous lui en restons reconnaissant.
M. le D' Pozzi nous fit l’insigne honneur de nous rece-
voir comme interne dans son beau service gynécologique de l'hôpital Broca ; nous n'oublierons jamais le temps, qui nous a paru si court, passé auprès de ce maître affectueux. Nous serons toujours fier d’avoir été son élève. Qu'il veuille accepter l’assurance de notre profond attachement.
Nous devons un témoignage tout particulier de reconnaissance à notre maître, le D' Bazy, auprès duquel nous venons de terminer notre internat. Il nous a fait profiter dans une large mesure de sa grande expérience de la chirurgie des voies urinaires, [1 nous a prodigué des marques de cordiale sympathie, nous a laissé une grande initiative dans son service. C'est grâce à lui que nous avons pu mener à bien notre travail, pour lequel il nous a communiqué de nombreuses observations. Nous ne saurions trop le remercier. Il restera pour nous un modèle de probité chirurgicale.
Que M. le D' Ricard, dont nous avons pu apprécier l’habileté opératoire et le grand sens clinique pendant le peu de temps qu'il a été notre maître à l'hôpital Saint-Louis, reçoive également nos remerciements.
Nous n'oublions pas nos maîtres intérimaires des hôpitaux, MM. les D' Delpeuch, Rieffel, Legueu.
Notre ami M. Wolff a eu la complaisance de mettre à notre disposition sa connaissance des langues étrangères, nous l’en remercions vivement.
M. le Professeur Guyon nous fait le grand honneur d’accepter la présidence de notre thèse ; nous savons le prix qu’il faut atta-
cher à cette faveur et nous lui en exprimons toute notre reconnaissance.
Dans une de ses cliniques (1) M. le Professeur Guyon s’exprimait ainsi : « Les chirurgiens sont maintes fois consultés par des malades n'offrant à un aucun degré une lésion appréciable de l'appareil urinaire et qui cependant se plaignent avec persistance de troubles de la miction. Dès le début de ma pratique, j'ai été frappé de ce contraste entre l’état fonctionnel et l’état anatomique. J'ai dû faire une classe à part de ces sujets qui viennent, presque toujours à tort, réclamer le secours de la chirurgie. N'ayant pas besoin d'elle, ils peuvent avoir à regretter d'y avoir été soumis. Aussi les ai-je désignés sous la dénomination de « faux urinaires ». C'est l’étude de ces malades que nous nous proposons d’envisager.
Geffrier, dans un excellent travail (2), a étudié les troubles de la miction dans les maladies du système nerveux (ataxie locomotrice, paraplégie, hémiplégie, sclérose en plaques), en y comprenant l’hystérie. Les troubles urinaires que l'on constate si fréquemment chez les ataxiques et sur lesquels Charcot, Fournier avaient insisté, y sont tout particulièrement étudiés. La classe si intéressante et si répandue des névropathes et des hypochondriaques, a été éliminée par cet auteur.
Il était réservé à un autre élève non moins remarquable de l’école de Necker, à M. Janet, d'étudier les troubles psychopathiques de la miction (3). La physiologie de la miction normale et surtout la physiologie pathologique ont été exposées par ces deux auteurs. 11 n'y a donc pas lieu de revenir sur ce chapitre. Nous nous placerons avant tout sur le terrain-clinique, d'autant que ces
(1) Annales des maladies des organes génito-wrinaires, mars 1891. (2) GEFFRIER. Thèse Paris, 1884.
(3) JANET. Thèse Paris, 1890.
De
faux! urinaires constituant une véritable forme de la neurasthénie, la neurasthénie urinaire, nous paraissent intéresser à la fois le médecin et le chirurgien.
Tantôt on sera consulté par des malades qui, éprouvant des cuissons et des brûlures en urinant, croiront avoir la blennorrhagie,
-enclins qu'ils sont, de par leur prédisposition névropathique, à être craintifs et à s'émouvoir aisément, ou encore parce qu’ils ont un léger écoulement, dû à une hypersécrétion des glandes uréthrales, ou rendent des urines troubles à leur émission (urines phosphatiques).
D’autres fois ce sont des malades qui se croient atteints d'un rétrécissement. Mais la grande majorité des faux urinaires se présenteront avec des symptômes rappelant une affection vésicale : fréquence des mictions (pollakiurie névropathique), douleur à la miction (vessie irritable), urines troubles (phosphatiques). D’autres, plus rarement, accuseront des phénomènes simulant des affections rénales ou des coliques néphrétiques (néphralgies).1l est enfin des malades qui peuvent avoir ces différents symptômes sans altération de l'appareil urinaire et qui sont diabétiques, ce sont
les faux urinaires glycosuriques, signalés par notre maître M. Bazy.
Division. — Nous adopterons dans notre étude des faux urinaires la division suivante :
$ 1. — Fausses uréthrites.
$ 2. — Faux rétrécissements.
$ 3. — Uréthralgies.
AÀ.— Fausses cystites.
$ 1. — Pollakiurie psychopathique.
$ 2. — Cystalgies.
B.— Rétention d’urine psychopathique.