‹ Les femmelinsChapitre 11 sur 28 · I . V. infra, p. /|i · texte numérisé non relu

I . V. infra, p. /|i

Mieux eût valu une vraie femme. Esprit malade sous une apparence de sérénité ; enfant sublime, dont la malfaisance égale V innocence , M. de Lamartine est une de ces natures que les partis doivent se renvoyer Vun à Vautre, comme des mèches incendiaires si mieux ils n'aiment les exclure d'un commun accord du forum et de la politique l. »

Avec quelle connaissance du sujet, et quelle véhémence dans les termes, Proudhonle déshabille, le dissèque, et le reconstitue de pied en cap. Mais le Lamartine, ainsi présenté au public, avoue et désigne lui-même ses faiblesses intellectuelles et sentimentales. Au lieu de tromper par un port de visage aimable et fier ou par quelque emportement de la parole, il nous renseigne, par la plume de Proudhon, sur les lacunes de son jugement, les troubles de son cœur et les défaillances de sa volonté.

Rousseau se découvrait à Proudhon comme le premier des romantiques, aussi le critique a-t-il relevé dans son œuvre les caractères essentiels et les traits principaux du romantisme :

(( Le moment d'arrêt de la littérature française commence à Rousseau. Il est le premier de ces femmelins deVintelligence, en qui, Vidée se troublant, la passion ou affectivité V emporte sur la raison, et qui, malgré des qualités éminentes, viriles même, font incliner la littérature et la société vers leur déclin 2. ))

Jugement faux, âme molle, caractère faible, ainsi privé de son prestige révolutionnaire, Rousseau apparaît à Proudhon. Mais il a cependant conquis une immense autorité sur les esprits de son temps. Proudhon lui en tient compte :

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