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(.{ C est quelque chose cl avoir allumé dans les âmes un tel embrasement : en cela consiste la force et la virilité de Rousseau ; pour tout le reste il est femme ^. ))
L'affaiblissement de l'intelligence et le règne de la passion, Proudhon les considère comme marquant une diminution de l'humanité. La plus haute faculté de l'homme, celle de raisonner et déjuger en faisant abstraction des sentiments et des passions, est délaissée par un Rousseau, un Lamartine, un Bernardin de Saint-Pierre, si injuste qu'il puisse paraître d'ajouter le nom de cet écrivain que Proudhon accablait de son dédain.
Femmes, ces écrivains qui renoncent à parler au nom de l'intelligence, et qui, sans redouter de varier sans cesse, tournent dans toutes les directions, satisfaits de subir comme une loi sainte tous les caprices de leur cœur, tous les fantasmes nés de leur imagination !
Les contradictions et les utopies qui font éclater au grand jour l'anarchie complète de leur être intellectuel et sentimental, engendrent ou dénotent une irrémédiable anarchie morale. Là où l'intelHirence cesse de conduire et de commander, les pires folies des sens trouvent à conquérir et à dominer. En cela Proudhon, loin d'être égaré, reçut un précieux appoint de ses observations morales, et la lâcheté des mœurs l'aida peut-être à reconnaître la submersion des intelligences. Ainsi, Proudhon insiste sur (( le penchant aux sujets erotiques )) qui distingue les romantiques. Là encore, il signale un des résultats de la barre prise par l'élément féminin sur l'élément masculin, par l'élément passionnel sur l'élément intellectuel, en littérature. Le romantisme pour Proudhon, comme pour Maurras, c'est l'abaissement de l'intelligence qui se traduit, dans les œuvres, par une littérature féminine :