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I. V. infra, p

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(( Toute littérature en progrès, ou, si l'on aime mieux, en développement, a pour caractère le mouvement de l idée, élément masculin ; toute littérature en décadence se reconnaît à V obscurcissement de Vidée, remplacée par une loquacité excessive, qui fait d'autant mieux ressortir le faux de la pensée, la pauvreté du sens morcd, et, malgré V artifice de la diction, la nullité du style ^. »

Quelle vue magnifique de l'histoire des lettres, et qui reçoit un prix nouveau en même temps qu'elle y trouve une merveilleuse vérification, du Romantisme féminin de Mourras : ils se dessinent entre les lignes du livre de Proudhon, les profils de ces délicieuses poétesses, ces (( doux monstres à têtes de femmes -)), dont Maurras a écrit qu' « en ressuscitant le romantisme, et en V amplifiant, elles l'illuminent^ )). Belle alliance de deux grands esprits, à cinquante ans de distance, pour dénoncer pareillement le péril que font courir aux lettres ceux qui s'insurgent contre les disciplines intellectuelles, ouvrant la porte au mauvais goût.

Les romancières même devaient intéresser Proudhon, et lui sembler de beaux sujets de réflexion. Je n'analyserai pas ce qu'il dit de M'^^ Rolland, de M'"'' Necker de Saussure et de Charlotte Corday, bien que les pages qu'elles-remplissent fourmillent d'aperçus subtils et fins, qui contiennent la preuve que l'ingéniosité et le sens critique de Proudhon ne sont jamais en défaut. Mais sur M™^de Staël, il porte des jugements longuement motivés, d'une logique inéluctable, et dont le son est singulièrement juste.

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