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I . Oavr, cit , p. 3SC

erreurs et de ces infériorités partielles. Au reste, il concédait volontiers qu'on trouve, dans l'œuvre de Corneille, (( quelques centaines de vers les plus prodigieux qu'ait entendus le monde poétique ».

Aussi bien, s'il accueille avec honneur les îjrands noms de Racine et de Molière, réserve-t-il son plus beau témoignage d'admiration à Boileau :

« Celui, écrit Proudhon, que j'admire entre tous, non pour sa puissance poétique, mais pour rintégrité de sa raison, est Boileau. Quand je songe à l'état de platitude et d'affectation oii était tombé... le génie français, au commencement du XVIl^ siècle ; quand je vois cette obstination de mauvais goût et de pédantisme qui distinguait un Scudéri, un Cotin, un Scarron, un Chapelain et tant d'autres qu accueillaient avec délices ET LA COUR ET LA VILLE, j civoue quejc suis tcuté de donner la palme au ferme esprit quiseulfit face au torrent, et à qui Von ne peut reprocher la plus petite transaction *. »

Boileau, Molière, Racine, tels sont les grands écrivains qui suscitent chez Proudhon une surprise plus douloureuse d'assister au déclin de celte littérature qui brillait d'un éclat si vif, aux siècles précédents, qu'elle recueillait ladmiration de l'Europe cultivée.

Elle provoquait chez Proudhon de violentes explosions de colère et de mépris, cette anarchie romantique qui répudiait toute notre histoire littéraire. L'accueil fait aux poètes étrangers surtout soulevait son indignation. L'ironie et le sarcasme couvrent mal les mouvements de la fureur qui coupent et suspendent ses phrases, et qui, maîtrisés, s'écoulent en minces filets d'amertume :

« Le théologique Dante, le désespéré Byron, deux carac-

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