‹ Les femmes au CongoChapitre 30 sur 42 · LA PETITE TSE-ME · texte numérisé non relu

LA PETITE TSE-ME

cancan, à cause de sa similitude avec le pas des étudiants de jadis. (On a raison de dire qu « 'il n'y a rien de nouveau sous le soleil) ».

Les femmes, assises en cercle sur de petits tabourets de bois sculptés, applaudissent les danseurs avec frénésie, rivalisant de cris et d'éclats de rire. Les héros de la fête, excités par ces encouragements, s'en donnent jusqu'à ce qu'ils tombent de fatigue (ce que c'est pourtant que la gloire).

Presque tous ces détails, je l'ai dit, m'ont été fournis par Comte, qui avait séjourné assez longtemps au pays des N'Sakkaras.

J'avais en outre rencontré quelques types de cette nation durant ma route et j'avais pu me convaincre de visu de la belle construction de la race, dont les femmes sont particulièrement gracieuses, quelques-unes presques jolies.

L'une d'elles, la petite Tsê-Mé, qui vivait à la station, avait un charme véritable, malgré son petit museau de singe.

Elle avait connu Bangassou et en parlait avec un mélange de respect, de terreur et d'admiration. Nous la faisions danser le soir devant les feux, telle Salomé, etc.... Je me la représente

parfaitement apportant une tête sur un plat à son sultan noir.

Son costume, comme vous pouvez juger, était des plus sommaires.

C'est égal, comme tout cela reporte loin du boulevard !

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