‹ Les femmes comme elles sontChapitre 32 sur 45 · LES POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

LES POST-SCRIPTUM

AN AÏS A ADOLPHE.

« Adolphe,

« Je t'écris tout exprès pour te dire encore que je « t'aime. Ohl si tu savais, moUxAdolphe chéri, mon

« idole sacrée, mon pefït clricn couchsut, c'eRt â dcvo M nîr folle! Sitôt que je te vois, ma tête bat la cam- <c pagne. Et mon cœur donc! C'est que tu es dans mon « coeur! Hélas! je serai bien malheureuse quand vous « m'abandonnerez; car vous serez notaire, monsieur; c( V ous épouserez une femme qui aura une dot et qui « n'aura pas de cœur ; et moi, pauvre vicUme, je pleu- «[ rerai; je pleure déjà, monstre I mes larmes m'cma pèchent de t'en dire davantage, car tu es ma famille, a mon Dieu, mon âme, ma vie. » (Trois pages du même style, moins l'ortbographe.)

I AkaÏs.

« P. S. A propos, la vertu est pauvre ; j'ai été forcée « de mettre, il y a cinq jours, mon chàle au Hont-de- «r Piélé ; je t'envoie la reconnaissance, sans compter a celle que je te dois, »,

« Ange descendu du cîel pour me consoler, belle des « belles, trésor des fèves et fleur des pois ! tu es ma " moisson et ma vendange d'amour. — Je t'aime! je « l'aime I je t'aime I Que ne puis-je te le dire ou plutôt « le le chanter à toute heure? — Je t'écris tout csprès « pour cela.

« AnoirHE.

« P. S. A propos, pour acheter des cigares, j'ai vendu ta reconnaissance : c'est moi qui t'en dois à présent. '

YI

Un matin Adolphe, n'ayant plus rien à dire à mademoiselle Anaïs, la pria de lui raconter son histoire.

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