SCIENCE
Fr?> Si la science et la sagesse se trouvent unies en un mênic snj( t, je ne m'informe plus du sexe, j admire ; el si vous me diles (jn'iiiie l'eiiime sag(^ ik! songe
r.I.ANKS. M)7
t.iièn'sà éliv savanlo, ou ({n'iiiio roiiuuo savante n'ost giiôros sage, vous avez oiililié (lue les femmes ne sont iléloiiniées îles sciences qnc par de certains ilélauls : conclue/, donc vous-même (|ue moins elles aiiraientd(> ces délants, plus elles seraient sages; et qu ainsi une lemme sage n'en s(>rait (|iie plus propre à devenir savante, ou (ju'une l'ennne savante n'étant telle ipie parce ((u'elle aurait pu vaincre beaucoup de délants, n'(Mi est cpu' plus sage, L.v IIiuiyiciie.
îS3 Plusieurs ont des connaissances réelles, je l'avoue; mais qu'en Ibnt-elles? Les montrent-elles en conversation'.' lUen rarement; ce serait de la pédanterie. Se plaisent-elles à les cultiver dans la solitude'.' Je crains que non. S'en serventelles entin pour aider un mari à renqdir sa vocation, pour renq^lacer auprès de leurs enfants des instituteurs ou des maîtres, enfin pour gouverner leur maison avec plus d'entente'.' 11 serait injuste de soutenir que cela n'arrive jamais, mais il me semble qu'on ne le voit guère.
D'où cela vient-il, lorsque ces femmes sont spirituelles'.' De ce que leur es[)rit s'est assez peu mêlé de leur instruction; leur intelligence s'est portée ailleurs, et il n'y en a pas eu de reste pour l'étude.
Quelcpies connaissances, effet d'une compréhension ou d'une mémoire purement passives, ont été ac(|nises ; mais il n'y a eu ni goût pour la chose enseignée, ni vrai désir de se développer, ni plaisir éprouvé dans l'exercice du jugement; rien n'a pris vie dans leurs études ; elles-mêmes y sont restées étrangères, et leurs connaissances resicmblent à un assemblage de fleurs coupées, dont les boutons se fanent sans s'épanouir. M'"* Necker.