‹ Les femmes d'après les auteurs françaisChapitre 23 sur 194 · INFLUENCE DES FEMMES · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES FEMMES

^ L'hoimuo liait deux lois : c'est à la reninie seule qu'il |)eut devoir sa secoude naissance, aussi bien que la première : la vie de l'ànie après celle du corps. Malheur à qui ne rencontre pas sur sa route, à son entrée dans le monde, la sœur ou Famie qui, en dehors même de l'amour, doit lui faire comprendre combien est urave et beau, ce rôle de second et de témoin (pii appartient à la femme, dans ce combat de tous les jours que tout honnno doit livrer à la vie. Faute de cette lumière, la meilleure part de son cœur restera dans les ténèbres; car celui-là n'est (pie la moitié de lui-même qui" ne voit dans la femme qu'un instrument plus ou moins perfectible de distraction ou de plaisir.

ES "11 y a des hommes à qui il a suffi, pour n'être pas bêtes, de prendre pour femme une femme d'esprit, et dont on ne découvrira la nullité que quand ils seront veufs, s'ils font la sottise de ne pas précéder leur femme dans la tombe. Les Egéries sont moins rares qu'on ne croit. C'est un bon second qu'une brave et intelligente femme dans la vie, et il est des hommes haut placés qui oublient trop que certaines étoffes ne doivent leur prix qu'à leur doublure.

P. S. Stahl.

^ Sagesse, modération, bon génie, réhabilitation et bonheur de l'homme, quand elle est instruite, bonne et pieuse, la femme devient pour l'homme, quand elle est méchante, ignorante ou corrompue, le plus grand empêchement du bien et la source du malheur.

^ Partout et toujours l'homme s'agite : la femme le mène.

® Creusez, creusez bien au fond de tous les désirs, de tous les projets, de toutes les actions de l'homme, vous rencontrerez une femme. . A. Guyard.

® H y a toujours à gagner dans la société des femmes; la conversation de celles que la nature a le moins favorablement dotées de ses charmes extérieurs, convient toutefois davantage aux jeunes gens. Trop certaines de plaire au premier coup d'œil,les autres, orgueilleuses d'une beauté qu'elles mettent au-dessus de tout, négligent communément de se donner la peine d'être aimables. Leur futile partage, la légèreté qu'elles apportent dans les choses les plus graves, ont mille agréments chez elles. Mais le jeune homme qui croirait trouver là le type du bon ton, et se proposerait un semblable modèle, se repentirait bientôt de son or leur.

^ Les femmes moins jolies, moins brillantes, joignent presque toujours à de l'esprit les qualités du cœur et la pureté des mœurs. Près d'elles on s'instruit à mettre de l'élégance et du goût dans ses manières comme dans ses expressions. Leur gracieuse indulgence fait tout excuser, et pour instruire ou reprendre, leurs ménagements sont si délicats, que la leçon qu'elles donnent toujours iiioffensive, devient constamment prolitable, quoiqu'elle reste souvent inaperçue.

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