IV... eerlaiue l'aeou, ainsi (pi'uu liane de salile
Ouand... les lVnunest>nliu ne valeul pas le diable!
>'i^ |)t'ul-'on pas, cetto hollo plaidoirie aciiovéo, dire oomuio Krasle :
Ces! ibrt bieu raisonner !
Kt répéter avec Gros-René lui-même :
Assez bien. Dieu merci !
Voilà, en effet, des griefs bien étayés de preuves, une accusation bien formulée, une culpabilité bien démontrée. — Quelle éloquence!
Ainsi, dirons-nous en riant, après avoir entendu le Gros-René du théâtre : « Que de Gros-René du monde plaident avec un mérite égal dans le procès qui nous occupe! »
.Avant que de faire succéder l'analyse détaillée à l'examen sommaire, nous crevons devoir, sinon justifier, au moins expliquer le désordre apparent dans lequel se présenteront aux lecteurs les citations réunies dans les autres parties de ce recueil.
On comprendra qu'il nous eût été facile de suivre, pour chacune des divisions que nous avons dû établir, la même méthode d'arrangement que dans le résumé préliminaire ci-dessus; en d'autres termes, nous eussions pu, sans trop d'efforts, tracer, comme nous venons de lé faire, entre les opinions de nature très-opposée, une ligne de séparation, qui, au besoin, eût été formée à l'aide des opinions mixtes. Cette façon de procéder nous eut offert d'autant plus de facilité que nous l'avions tout d'abord adoptée au début de la classification de nos matériaux. C'était régulier : c'était à proprement parler logique : mais bientôt nous avons cru voir que, dans ce cas, comme dans bien d'autres, la méthode scrupuleusement observée produirait la monotonie; et nous avons, sans la moindre hésitation, forfait à la loi symétri(|ue qui devait nous conduire à cette redoutable uniformité dont « un jour naquit l'eimui. »
Cette déclaration faite, nous pensons qu'en trouvant dans la majeure partie des séries de ce recueil, les opinions extrêmes et les ophiions mixtes confondues en une sorte de pêle-mêle, le lecteur se souviendra des raisons qui nous ont l'ail adopter cette marche. Peut-être aussi voudra-t-il bien reconnaître que nous n'avons pas toujours, même lorsque nous nous sommes le plus effacés, laissé tout à faire au hasard, qui ne lit jamais — (pioique d'aucuns en aient jm prétendre — nulle besogne estimable.
JI
■s FACULTÉS MORALES- CARACTÈRE- QUALITÉS
NOBLESSE, GRANDEIIF'. DAME.
Quand inadanm de Mainlenoii disait :
(( J'ail'ort petite opinion de mon sexe sur l'élévation de ses sentiments. »
Elle savait s'adresser à des gens dépouillés du droit de eontradiction ; car, au cas contraire, elle se fût exposée à s'entendre répliquer : « Parlez pour vous, madame. »
11 est à remarquer d'ailleurs — et nos lecteurs ipii l'ont pu voir déjà, le verront encore maintes l'ois plus loin — que les jugements les plus sévères portés sur les femmes l'ont été par des femmes.
La Bruyère — l)i('n (|ue donnant à la grandeur une cause que de nos jours l'on n'admettrait plus sans contestation, — s'ex|)rime évidennnent avec moins de partialité que la veuve Scarron :
« Il y a dans (pu'lques femmes — dit-il — une grandeur artilicielhi attachée au mouvement des yeux, à un air de tète, aux façons de niai-clier, et qui ne va pas plus loin, un aspect éblouissant qui impose, et que l'on n'estime que parce qu'il n'est pas ap|trofondi. H y a dans quelques autres une grantleur simple, naturelle, indépendante i\u geste et de la marche, qui a sa source dans le cœiu', et qui est couinu' une suile d(! leui' haute naissance, un méiile paisible, mais s(,lide, accompagné de mille vertus (prelles ne peuvent couvrir de toute leur modestie;, (jui échappent et (pii >e remontrent à ceux (pii ont des veux. »
(,)ui)i (pi'il en soit de ces deux opinions c(uilem|)oraines, nous aimons à en liijiproeber icWc d'une fennne de beauccuip de sens et d'espiit, (pii vivait un peu plus tiiid, et (pii peut être considéiée connue bon juge en pareille mafièic.
a l/en\i<' de plaire, dit .M""' de IMiisieux, l'ail (jnelipit l'ois l'aire des iirtions auxrpielles l'àme se refusait elle-même. Mais (piand on aime une feunne (ler(eur, on veut du moins en ;ivoir autant ipi'elle: et il \ ;i des l'iMnines (pii en ont lie;uM'OUp. »
FACl'LTÊS MORALES. - CAHACTÈllL. QIALITÉS. 27)
Et, à l'appui de son assertion, l'auteur relate le l'ait suivant, qm' nous semble éloquent. ,
« M""" R*** était nouvellement mariée à un époux qu'elle adorait. Ils allèrent, durant le cours de leur visite, dans inu' maison où ou leur proposa de jouer. Un liunnnc violent, quand il perdait, insidtason mari qui ne répondit rieu : on sortit et l'on se sépara. M""" R***, de retour chez elle, dit à son mari : « Monsieur, vous savez qu'en vous épousant, je me suis brouillée avee toute ma famille; j'ai refusé uiu^ fortune considérable poni' faire la vôtre : ces deux preuves suffisent pour vi)us en rappeler d'autres pour que vous ne doutiez pas que je vous aime ardemment, (iependanl, si demain vous ne vous battez avec M. de***, je ne vous vois |)lus (pu^ connue un liube, et je me retire dans un couvent. M. R*** regarda sa fennnc dun air consterné, convint qu'elle avait raison, écrivit à M. de ***, se battit, blessa son adversaire, et revint aux pieds de sa femme la remeicier de l'Iionneur (pi'elle venait de lui conserver.
M""" R***, pendant le combat, avait été dans des alarmes à en perdre l'esprit : qu'on juge donc du plaisir qu'elle eut, au retour de son mari, d'une action où il s'agissait de sa vie.
Cependant elle n'eut pas meilleure opinion de son courage ; elle comprit qu un homme de cœur n'avait pas besoin d'avis pour savoir ce qu'il avait à faire ; elle lit préparer ses malles et emmena son mari au fond d'une province, où, s'il n'était pas courageux, il n'eût du moins aucune occasion de le montrer. Je sais que le trait de M""" R*** ne sera pas du goût de bien des femmes, je ne m'en embarrasse guère, il est du mien ; il vaut mieux perdre un mari lâche, que de le conserver sans honneur : quelque cher qu'il vous soit, il est des occasions où il faut le sacrifier. Oii me dira peut-être : Pourquoi les femmes seraient-elles plus délicates sur Ihonueur que les hommes, qui conservent fort bien des femmes déshonorées ? Tant pis pour les hommes qui les gardent : au reste, il faut bien qu'ils prennent leur parti là-dessus. Le plus grand nombre des femmes s'exposant à être renvoyées, et les hommes n'étant exposés (pie rarement à montrer leur peu de courage, la partie n'est pas égale. M""' de Puisieux.
(:<Ki;P,, SK.NSIB1I;ITÉ, BONTÉ, DÈYOUEMENT,
ES? La plupait des femmes n'ont guère de principes ; elles se conduisent par le C(Rur et dépendent, pour les mœurs, de ceux qu'elles aiment.
La Ruuyère.
® Tous les raisonnements d(!s hommes ne valent jtas un sentiment d'inu; femme. Voltaiue.
Sf3 Los f(raiuls et rares sacrifices du cœur ne se voient jrjière que de la pari des femmes, jiresque tons les hoiis procédés leur apparlienneiil en amour, et souvent en aniitif', surtout quand elle a succédé à l'amour. Duclos.
S3 Un cœur tendre pour une femme est un présent de la nature bien funeste au honlieur : qu'en faire sans agréments? A quoi sert-il, si on en est pourvu ; si ce n'est à s'engager dans des liaisons cruelles, qui ne font que troubler le repos, et souvent le détruire? La beauté est dangereuse ; c'est plutôt un mal qu'un bien pour les femmes sensibles. C'est plutôt un mal qu'un bien pour les femmes sensibles et vertueuses. 11 semble que les charmes de la figure, joints à la sensibilité du cœur, de\ raient faire le bonbeur des feumies qui les possèdent! C'est le contraire : une fenune aimable plaît à tout le monde, et elle donne quelquefois la [)référence à un malbonnète bonnne qu'elle ne croit pas tel ; la voilà malheureuse sans retour, si cet bomme est son mari, et pour bien longtemps s'il n'est que son amant, par les suites elles regrets qu'une liaison mal assortie laisse toujours après elle. H n'est de bonheur que pour les coquettes. Malheur à celles qui n'ont point de |)enchant à l'être, et qui sont nées avec une figure aimable, des grâces et de l'espiil. M""' de Puisikiix.
^ On dit que les femmes sont douées d'une délicatesse que les hommes ne peuvent avoir : ce jugement favorable ne me paraît pas plus fondé que tous ceux (pii leur sont désavantageux : plusieurs ouvrages laits par des gens de lettres, prouvent que ce mérite n'est nullement exclusif chez les fennnes ; mais il est vrai que c'est un des caractères distinctifs de presque tous leurs écrits. Cela doit être, parce que l'éducation et la bienséance leur imposent la loi de contenir, de concentrer j)res([ue tous leurs sentiments, et d'en adoucir toujours l'expression : de laces tournures délicates, cette fincîsse exercée à faire entendre ce que l'on n'ose expliquer; ce n'est point de la dissirmdation : cet art, en général, n'est point de cacher ce qu'on éprouve; sa perfection, au contraire, est de le biiii faire connaître sans l'exjjliquer, sans employci- des pai'oles que l'on puiss(! citer comme un aveu positif : l'amour surtout rend celte délicatesse ingénieuse ; il donne alors aux femmes un langag<i touchant et mystérieux, (pii a quelque chose de céleste, car il n'est lait que i)Our le cœui" et l'imagination ; les paroles articulées ne sont rien, le sens secret est tout, et ne peut être bien compris que j)ar l'àme à la(|uell<! il s'adresse.
Indépendaimnenl (h; tous les principes (pii rendent la pudeur et la retenue si indisj)ens;ibles (h(iisun(; hiunne, que de contrastes résultent de cette timidité d un côté, et de cette audace, de cette ardeur de l'autre ! (pie de giàcesdans une fenune jeune et belh;, lorsqu'elle est ce (pi'elle doit être ! tout en elle esid'accord : la dêlicMtessc de ses traits, de ses formes et de ses discours: la modestie de son Miainlicn cl de ses longs vêtements, la (htuceur de sa voix et de son < aractèi'e ; elle ne se déguise point, mais elle se voih; toujours; ce (pi'elle dit dallêctneux (!sl d'autant |)lus louchant, que loin d'exagérer ce (|u'elle éprcuive, elle doit lexpiim(!r sans véhémence; sas«!usibililé est plus profonde (pie celle d'un ijonnnc,
FACILTKS MORALES. — CARACTERE. — QUAMTÉS. 25
paiof (lu'ollo est plus coulraiiilc ; elle so dôcèlo et iio s'exhale point: eiiliii,pour la bien eomiailre ol pour l'entoiulre, il l'aut la deviner : elle attire autant j)ar l'attrait piquant ilf la curiosité que par ses charmes.
(}uel mauvais <ioùt il faut avoir poin* dévoiler tout ce mystère, pour anéantir toutes ces i>ràees, en présentant dans un roman, ou dans un ouvrage dramatiqiu\ une héroïne sans pudeur, s'exprimant avee tout l'emportement de l'amant le plus impétueux ! C'est eependant oe que nous avons vu souvent depuis (piehpies aimées.
En transformant ainsi les femmes, on a cru leur donner de l'énergie; on s'est trompé : non-seulement on ne pouvait les dépouiller de leurs grâces naturelles sans leur ôler toute leur dignité, mais ce langage véhément et passionné lem' (Me encore tout ce qu'elles avaient de véritablement touchant.
:^ l.a bienfaisance et la générosité embellissent les femmes.
M"" DE Genms.
^ On regarde ordinairement les femmes comme très-sensibles et très-faibles ; je les crois ou contraire ou moins faibles ou moins sensibles que nous. Sans force de corps, sans talents, sans études qui puissent les arracher à leurs peines et les leur faire oublier quelques moments, elles les supportent néanmoins, elles les dévorent, et savent quelquefois les cacher mieux que nous. Cette fermeté suppose en elles ou une àme peu susceptible d'impressions profondes, ou un courage dont nous n'avons pas l'idée. Combien de situations cruelles auxquelles les hommes ne résistent que par le tourbillon d'occupations qui les entraînent? Les chagrins des femmes sont-ils moins pénétrants et moins vifs que les nôtres? Ils ne le doivent pas être. Leurs peines viennent ordinairement du cœur; les nôtres n'ont souvent pour principe que la vanité et l'ambition ; mais ces sentiments étrangers, que l'éducation a portés dans notre àme, que l'habitude y a gravés, et que l'exemple y fortifie, deviennent, à la honte de l'humanité, plus puissants sur nous que les sentiments naturels, la douleur fait plus périr de ministres déplacés que d'amants malheureux. D'Alembert.
® Le cœur fait faire à une femme cent choses sans qu'elle s'en aperçoive ; et j'ai remarqué, dans plus d'une occasion, que telle qui croyait suivre sa tête, obéissait à son cœur ; cela posé, rien ne serait plus facile que de définir les femmes. La femme sage, par exemple, serait celle dont le cœur est muet ou n'en est point écouté ; la prude, celle qui fait semblant de ne pas écouter son cœur ; la galante, celle à qui le cœur demande beaucoup et qui lui accorde trop ; la voluptueuse, celle qui écoute son cœur avec complaisance ; la courtisane, celle a qui sr)n cœur demande à tout moment et qui ne lui refuse rien ; la coquette, celle dont le cœur est umet ou n'est point écouté, mais qui fait espérer à tous les hommes qui l'approchent, que son cœur parlera quelque jour, et qu'elle pourra ne pas faire la sourde oreille; la femme tendre, enfin, est celle qui a aimé sans que son cœur parlât, ou dont le cœur n'a jamais parlé qu'en faveur du seul homme qu'elle aimait. Diderot.
20 LKS FEM.MKS D'AI'UKS I.KS AITElltS I UANÇAIS,
c^ I^arli'rais-jc d'Iris? cliaciin la ju'ôno el l'ainif ;
C'est un cœur, mais un cœur... c'est l'iiunianifé mOme.
Si, d'un pied élounli, (|uolquc jeune éventé,
Frapiu;, en couiant, son chien (]ui japiie éiinuvanlé,
La voilà ijui se meurt (le lendiessc et d'alarmes.
In ))apillon souffrant lui fait verser des larmes.
Il est vrai, mais aussi ipi'à la mort condamné
Lally*, soit en spectacle, à l'écliafand traîné, •
Klle ira la première à cette horiilih^ fèto
Acheter It^ plaisir devoir tomher sa tète.
(JlLBEllT.
® Le germe dos seiitiuieiils qu'on redoute, le plus pour les l'euiuios existe sans doute naturolienieut dans leur cœur; mais souvent il v soinnH'illerait toute la vie sans l'excitation factice des lectures qui en provoquent U' développement. Une jeune fdle .lurait d'elle-même compris le bonheur qui s'attache à une affection tendre, l'espoir d'obtenir un jour ce bonheur dans le miriage l'aurait émue passagèrement : mais si son imagination n'avait pas été remplie d(> vains prestiges, elle eût bientôt repris son calme habituel. Peut-on douter ([ue la langue enchanteresse des passions ne séduise; en secret la jeune [)ersonne (jui ne Irouve de plaisir que dans la leclure des romans? Suive/.-la de l'œil et vous vei-rez comme J^ elle expédie ses auli'es occupations, c(»inuM' les étud.'s, connue les soins divers dont elle s'acquitte paraissent aller grand train, précisément parce cpu' tout se l'ait mnchinalenu'ut, (!t que rien ne pénètre dans son âme; elle suit une situation, la développe parla pensée: (juand elle dessine, quand elle brode, {|uand elle marche, un feu secret couve dans son sein, et ses yeux en donnent aisément 1 indice. Ce n'est pas uniquement un sentiujent tendre (pii l'agile: cet((> gloire, cet éclat dont riiéroïiiedu romun est revêtue l'éblouissent aussi. Kt lorscju ClIe pense (ju'unsoit pareil n'est point bois d'atteinte; (jue telle inq)ression (ju'elle-méme pounait produire, l'investirait aussitôt d'un pouvoir magique, metlrail à sa disposition le destin d'un élic adorable dont elle ferai! à son choix le bonheur ci le malheur, (juelle joie orgueilleuse vient enller s(HI (-œur ! Connnent ne jnéférerait-elle pas le genre de livres (|ui place une fennne à cette hauteur, el <pii par là relève foules les fennnes !
Lu tel étal de l'ànie est-il bon, est-il sain".' je letlemande. Ne voil-(Ui pas (pi'ici I imagination d(!vient personnelle, et prend celte direcli(Mi en dedans cpu' nous avons le plus redoutée V Le moindre regard jelé siu' l'axi-nir pridiable des p'unes personnes iw devrait-il pas nous (h'-cider à leur éviler ces émotions '.' Unidles s(hiI les chanci's natmi Iles de leur destinée V Pour |)lnsiein's d'enti'c elles le célihal , et (pu- faire alors de Ions ces prestiges, de ces images éblouissantes condiunnées a s évanouir si pidiii|tteiiient 7 (jnel \ide de c(j'ui-, (pudle idée d Une evisteiicr
' l/iilly ToIIcihIiiI, (;iiii\rrii(:ui' des |i(iss("s>ii)iis liiiiiraiscs liiiiis les jiidfs, l'iiil piisoiiiiirr par ifs Aii;;laiN .•i|)i("'s iiiif i()ii;.'ii(' cl li('r(i:(|iin ({c'-I'ciim' ; acciisi; à son riMoiir en l'Yancf ilc IraliiMiii cl ilc (■(iiiciissioii, coii- «laifinr A mort sans avoir ('•li; ciitciidii parles junrs, cvi'cnli' le '.• nini ITCiCi. Sa iiii'iiioirc' lui i l'Iiidiilili'c, :'i la vv.i\\it-\c (!<• son (ils, en 1778.
KACll.TKS MdH.VLKS. — CAUACTKIU:. — OlîAIJTKS. i>7
maiu|uoo, nuello liimiilialion inrMiii' iio suocôclont pas souvoiit à celle exaltation l'aclice 1 Panui colles (jui se uiaricMil, coinhien il en est pou dont les espérances se réalisent niènu' un moinenl, etpoui" combien encore ce moment n'est-il pas payé par (lo lonits roirrets? La simple prndenoo Inmiaino n'imposo-t-ello pasà la mère le devoir d«' soustraire sou out'anl aux périls {\{' somltlaMos sédiiolionsV
M"" Neckeh.
ci^3 Le> iiMuuus ont luu' sensibilité dv détail (pii leur iciid oomph^ Ac tout. Rien no leur éoliap[)o : ollos dovinonl raiuilié(pii so lait; ollos (Micourayont l'amitié timide: elles oonsolont doucomont l amitié ([ui soul'tVe. Thomas.
asS Vue lémmo \raiuioiil délicate et sensible é|)rouv(> une ioule dv scmsations (pii sont iiu'ommes à la pluj)arl dés liommes. Princesse de Salm.
^ 1,0 ciel refusa le génie aux l'ommes pour (\\\e toute latlamme pût se* porter
au COMM'. BOISTE.
Sg L'excès du sentiment n'appartient essentiellemout (ju'à ce sexe, et le dej^ré dosa sensibilité no peut être comparé qu'à celui de ses souffrances et de sa résij,'nation. Toujours portées à plaindre nos malbeurs, à partager nos jouissances, à nous offrir tout ce qui dépend d'elles ; ne témoignant que la crainte de n'être pas assez riclics de ce qui nous manrpie ; si nous les repoussons avec ingratitude, après en avoir roç-u tant de soins, elles s'éloignent sans se permettre un murnnu'e, un reprocbe ; elles sont prêtes à revenir encore à notre voix, si de nouveaux malheurs les rappellent... Voilà presque toutes les femmes. Sous ce rapport, comment ne pas les aimer? sous d'autres, comment ne pas les plaindre'.* Kloignées do la conduite des affaires, appelées à peine à régler les intérêts do leur propre famille, apportant des biens qu'elles ne régissent pas, nous donnant Ao< enfants qui ne dépendent pas d'elles : tel est leur sort. Ne craignons point de le dire, leur existence représente celle d'une classe conquise, qui ne peut espérer d'améliorer sa situation que par l'adresse qu'elle emploie pour plaire à ses maîtres, pour adoucir l'ijijustice de leur usurpation et la rigueur de leur caprice.
ES Telle femme ne vous sacritierail pas un plaisir pour vous sauver d'un pénil à venir, et l'instant d'après donne sa vie pour vous en préserver. En un mot, on n'obtient rien d'elles par prudence, et toni en intéressant leur sensibilité.
De Ségur.
^ Si les honnnes ont plus do prudence, les femmes ont moins d'égoisme.
^ Quand, sous la première terreur, le glaive de la mort égorgeait l'innocence, que de femmes courageuses, malgré les injures des guicbetiers, pénétraient dans le.s cachots pour porter des secours aux prisonniers ! combien d'autres se sont jKiur ainsi dire élancées sur les écbafauds on bravant les sollicitations du vice et les fureurs du crime !
Si, comme on l'a dit, il est dans le cœin- Ininiam un écbo (pii répond au cri
28 ij:s I f.mmks I) aprks les auteurs français.
tli's iiKiIlKHiri'iix, c ost siirloul dans lo cœur de la foninie, fjui se console des peines de la vie en consolant cenx (pii sonlTrent. I.e Ciéalem' Ini a décerné celle mission snblinie, car on il n'y a pas de iennnes, dit l'Ixrilnre, le panvre gémit. Avec elles, sans donte, I lionnne pent rivaliseï' |)ar la honte, et, comme elle, pénétrer sons nn loil de chaume ponr y déposer son aumône, piès d'un grabat, ses entrailles sont émues, mais sgij mouvements sont hrns(jues. Sa voix aura-telle cet accent sympathique de la douleur? Aura-t-il jamais cette ingénieuse sagacité fjui devine et j)révient les besoins'.' La propreté si différente de la beauté et de la parure, auxquelles elle n'est [)as toujours unie, la ()ropreté, (pii picsque paitout est une vertu, a spécialement ce caractère quand il s'agit de soigner les malades. QuoX homme pourrait sur <'et article entrer avec elles en concurrence?
(iRÉGOHu:, évèque de Blois.
® Ge qu'il y a de [)lns rare en France, après une i'enmie béte, c'est une femme généreuse. Il n'y a point d'exemple d'une riche héritière qui ait choisi un jeune mari parce qu'il était séduisant et beau; celle-ci a voulu être ambassadrice, celle-là a voulu être duchesse.
Quand la femme d'un vieux maréchal goutteux vient à mourir, toutes les jeunes fdles qui ont de belles dots, en s'éveillant pensent à lui. . . Madame la maréchale ! .. . pour une ànie tendre, ce mot est si doux ! M*" K. dk (iinAHDiN.
® Pour les femmes, le cœur est toujours millionnaire.
E^ La femme souffre toujours ponr deux.
® Les femmes ont un moyen de rendre les hommes petits, -- [)ar la grandeur de leur dévouement.
® Une femme ne peut plaire longtenq)s (jne par le (lévonement et l'abnégation.
^ iiC cœur d'uncî jeune fille de vingt-cinq ans n Cst pas plus celui de la jeune lille de dix-huit, que; celui de la femme de (piaraide n Cstcehii tie la femme de trente; ans. Balzac.
® Le cœur des femmes est connue bien des instiumeiils ; Il dépend de celui ipii le louelie.
^ Il y a deux (choses (pu |iaraissent dil'liciles à <'oneiliei', et (pie cependant les femmes accoidenl très-bien : la fausseté et la sensibilité: ehe/, elles, l'une aide à l'autre. La fausseté couvr(! les écaits de la s«'nsibilité, cpii, à son tour, lui prét»> j1(!s armes, c'est-à-din; le désespou', les larmes, les serments, enlin tout ce (pii aflirme. S\i.m-I'iiosi'i:ii.
£Ki ha même délicatesse d oiganes (pii rend che/. la fennue les inqtressious si dominantes pioduit la flexibilité, la mobilité (h^s an'ections
Il résult<! d(; (;ellocond)iuaison d'une sensibilité active et d'une grande flexibilité, une disposition à s'émouvoir de hmte chose, à s'inspirer des émotions toujours nouvelhîs, à sv gouverner d'après les sciules iinpressictns du moment.
FACULTÉS MOUÂLKS. — CÂRACTÈUt:, — (Jl ALITKS. t>'»
Qu'on exauiiiie ooinbioii la roniine est avide de tout ce qui peut ralTecler, combien elle leeluMvlie les speelaeles, nièiiie les plus douloureux, (pielle attention elle prête aux récits les pins eapahles débranler l'iinagination, connnenl elle se transporte facilement par des scènes tumultueuses, des querelles, le jeu, les |)assions : combien elle aime dans les romans, par exemple, des sentiments exaltés, cbevalerestpies, de grands coups dépée, selon le mot tie .M""' de Sévigné ; comment elle passe tout à coup des larmes au rire ; condjien elle est curieuse de nouveautés, de mouvement, d'objets éclatants qui l'agitent, ((ui lui t'ournissent matière à serdir, à exercer son talent pour la parole; combien elle soutient les partis, fomente les intrigues, endirouille les divisions dans les affaires, s'intéresse vivement aux picoteries, aux dissensions, suscite même à j)laisir des (pierelles en amour alin de jouir de l'intimité du raccommodement; enlin, combien elle se j)lait à créer, corriger, inspirer dans tous les petits détails si multipliés du ménaye, et l'on aura l'idée du caractère radical de la femme, nous disons en général. Une telle disposition morale exclut fréquemment la force, la profondeur, la persévérance et les qualités les plus solides de l'Iioimne.
J. J. VlliEY.
• £S Rendons justice aux femmes : elles praticpient souvent les belles actionsque les lionnnes se contentent de projeter. Aug. GiYAiiD.
® Les mâles vertus qui brillent dans une femme lui doinient quelques titres de plus à notre admiration, mais quelques-uns de moins à notre amour.
Ad. dHoudeiot.
® La sensibilité, c'est toute la femme.
Sa faculté d aimer procède de la seiisiljilité.
Ses passions ne sont, le plus souvent, que le jeu des libres sensibles de son cœur.
La sensibilité étant à [)eu près exclusive de raisonnement, les passions de la femme sont tontes à |)eu près soumises ri l'impression, à la sensation.
Réi.ouiino.
® 11 y a des femmes qui ont besoin d'émotions, n'importe à quel prix.
E. ScniBE.
® C est dans le cœur que Dieu a placé le génie des femmes, [)arce que les œuvres de ce génie sont toutes des œuvres d'amour. Lamartine.
^ On raconte d'ilippociate (pi'arrivé à la lin de sa longue carrière, il n'avait plus (pi'un seul médicament auquel il eût conliance : par malbeur le secret s'en était perdu ; mais je l'ai retrouvé : c'est la bonté d'une femme.
OcT. Feuim-lt.
C'est ici, crovons-nous, le lieu de remarquer, avec Saint-Evremonl, que ; Les lannes sont le fort des fenuncs.
r.n I.KS l'KMMES KAI'UKS LKS AI TKI HS IMANÇMs.
I..1 [(nitaiiio apprend à ccllos (pu poiinaioiil 1 ijiiioror :
Qii iino lu'llc ;il(irs ([uelle est en larmes Kn esl pliiN belle de iiioilié.
Selon jL'ai)-Jac(|iies Roussortii :
« Il va dos lenimcs qui ne savent pas j)leiner sans rire; mais elles n'en sont pas pour cela moins sensibles. »
Selon Madame de Puisieux :
« Il va des hommes cpii j)l(>urenl connue des l'emnies: mais il n"\ a prescpie |)oinl de fennnes qui pleurent comme des hommes. »
Nous avouons ne pas saisir très-distinctement la nuance.
Le même auteur dit encore :
« On peut rire de rien; mais il faut pleurei' de quelque chose. Les femmes n'y regardent pas de si ()rès; elles pleurent avec la même facilité qu'elles rient. L'exemple leur suffit. On ime fennne |)leure, a dit le poëte, uiu^ autre pleurera, et toutes [)lenreront autant qu'il en viendra. i)\ie penser de cela'.' je n'ose le dire; mais les honnnes jne devineront, et cela me suffit. »
Nous ne ciovons pas nous aventurer heaucoup on afiirmaul, à la suite de cette assertion, que heaucoup d honnnes ne devineront pas, ou tout au moins n'oseront pas, ne voudront pas deviner.
Sedainc ne lance (pTiiu irail bien innocent (piand il afiirme que « les jeunes filles pleurent qnehpiefois |)our se désennuyer; » mais l':uil-il a«lmettre aveuglément, avec Octave Keiiillet, (jui; :
« Chez une fenitue tous les sentiments se traduisent par des larmes?... »
V A M T L, n i; (i II K 1 1, A M 0 1 l\ - 1' W 0 P R K.
ë^ La vanile, la honte el surloiil le lenqtéi aiiienl lonl sonveni la valeur des honnnes et la verhi *\v>^ l'euniies. La Uociiei-oucaui.d.
c83 II est peu de reniines sur l'esinit (h'scpndles la vanité n'apisse plus que l'amoiu': et il n'est rien (pi'elles ne soient capables d'entreprendic quand on a le. >(•( lel (le llallei' leur vanité. SaiNT-UéaI,.
9^; La plupart des l'ennnes se persnadent (pTelles sont ainiable> sans (pi on hîleui'disc; elles se riniai.;inent parce (pTelles le \enlenl : el c'est un seni
1 VCLLTKS MdKALKS. — CAR.VCTÈUK. OrAUil'S. :,I
homme avoc do mauvais noux cl (|iu'l(|iios fados donooms, qui lait doimor daus cette vaiiito colles (|uo la nature a le plus mal parlauéos. Saiint-Kvhe.mont. '
?«3 Certaines lennuos placiMil leur vanité dans des avantaj^os qni ne leur sont point personnels, tels ipio la naissance, le ran^ et la fortune : il est diflicile de moins sentir la dignité de son sexe, L'oriiïinc do tontes l(>s fonnnes est céleste, car c'est aux dons de la nature (jnellos doivent leni" empire : en s'occupant de l'orGueil et de l'ambition, elles l'ont disparaitie tout ce qu'il y a de mauiipie dans leurs charmes; le crédit qu'elles obtiennent ne paraissant jamais ipi'nne existence passagère et hornée, ne leur vaut point la considération attachée à un urand jiouvoir, et les succès qu'elles c(tii((uièrent ont le caractère distinct des triouq)hes de la vanité : ils ne supposent ni estime ni respect jjonr I objet à qni on les accorde.
Les fennnes animent ainsi contre elles les passions de ceux ([ui ne voulaient penser (|u'à les rimer.
le seul vrai ridicule, celui qui nait du contraste avec l'essence des choses, s'attache à leurs efforts : lorstpi'elles s'op[)osent aux ])rojets, à l'andiilion des hommes, elles excitent le vif ressentiment qu'inspire un ol)stacle imprévu ; si elles se mêlent des intrigues politiques dans leur jeunesse, la modestie doit en «îouffrir; si elles sont vieilles, le dégoût qu'elles causent conmie fennnes nuit à leur prétention comme honnnes.
La figure d'une femme, quelle que soit la force ou l'étendue de son esprit, ([uelle que soit l'importance des objets dont elle s'occupe, est toujours un obstacle ou une raison dans l'histoire de sa vie; les hommes l'ont vu ainsi. Plus ils sont décidés à juger une fenmie selon les avantages ou les défauts de son sexe, plus ils détestent de lui voir endirasser une destitiée contraire à sa nature. M'"* de Staël.
• S3 On ne loue point une fennne ni un auteur médiocre, comme eux-mêmes se louent. Vauvenargues.
^ Est-il possible qu'un homme d'esprit ignore que les belles veulent être louées sans aucune modération. Berws.
^ Trois choses meuveni puissamment les femmes : l'intérêt^ le plaisir et la vanité.
^ Les l'emnies avalent à pleine gorge le mensonge (pii les llatte, et elles boi^ vent goutte à goutte une vérité qui est amère. Diderot.
^ Rien ne flatte tant la vanité des femmes que de trouver l'occasion de faire parade de leur vertu contre ccuxcpii ne leur plaisent pas. Malheur au téméraire qui n'est pas aimé; c'est ime victime qu elles destinent à servir d'exemple, et qu'elles immoleront sans pitié à l'impérieuse nécessité de faire croire à leur sagesse. Ninon de Lenclos;
.V2 LKS IKMMKi; D'APRÈS LKS AUTEURS FRANÇAIS.
^ Une jeune remmc qui entre dans le monde n'y voit que ce qui peut servir à sa vanité : l'idée eonluse (jnelle a du Itonheur, le fracas de tout ce qui l'entoure, renM)éclic d'eiiteiulie la voix do tout le reste de la nature. Voltaire.
® En France, la plupart dos l'ennnes ne font aucun cas d'un jeune honmie jusqu'à ce qu'elles en nient fait un fat. Ce n'est qu'alors qu'il peut flatter la vanité. Duclos.
^ La flatterie perd plus de femmes que l'amour : quand eUe ne réussit pas, ce n'est pas sa faute, mais celle du flatteui'. De Lévis.
® La vanité a fait faire bien des fausses démarches à beaucoup de fennnes. Combien de soins, condjien de mouvements ne se sont-elles pas donnés pour s'assurer (pi'on les méprisait?
® La vanité perd plus de femmes que l'amour. M"'* du Deffand.
® Il est pende femmes que les autres puissent prendre pour modèles, parce qu'il v en a peu qui méritent d'être imitées. D'ailleurs, l'amour-propre nous persuade presque toujours que nous en valons bien une autre. L'amour-propre exagère à nos yeux les défauts que nous n'avons pas, et rabaisse les qualités qui nous manquent.
^ Si vous voulez réussir auprès des lennnes, oblit^ez leur amour-[)ropre : il est toujours leconnaissanl. M'"" de Puisieux.
^ Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des fennnes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui (pii leur icsic a|)rès (prdles ont passé l'âge de plaire.
Il semble (pie la nature, en donnant aux hommes im goût pour les fennnes entièrement indestructible, ait deviné (pie, sans cette |)récaution, le mépris (pi'inspirent les vices de leur sexe, |)rin(ipal('ment leur vanilé, serait un grand obstacle au maintien et à la propagation de l'espèce humaine.
Les jeunes femmes ont un malheur (pii leur est commun avcr les rois : celui de n'avoir point d'arnis; mais, heureusement, elles ne sentent pas ce malheur ()lus (jue les rois eux-mêmes : la grandeur des uns et la vanité des autres leur en dérobent le sentiment. CiiAMKOin.
^ La vanilé fait succomber |)lus de femmes (pie le goût des penchants cl les sens. De i\Ieilha>.
®3 La vanité est le princi|)al mobile qui anime les actions des femmes; les plus sages et les plus sens(''es n'en sont |>as exemjttes, il n'y a de dinérence «pie dans l'(d»jel : les unes (ii ont un estimable en lui-même, et les autres n'y sont pas si dilïiciles, mais presfjue tontes veulent occuper le public et en être ad-
n)ir(''es. Les le es (|ni se piipient d'être h()nnêt(>s et (pii maïKpient de talents
priqtres aies faire distinguer des aiitics, se [(jettent sur le sentiment . Une leurs
FACULTÉS MURALES. — C AUACTKlUv Ql ALITKS. T.o
maris ou leurs rufauls aioul la plus lôyèro ini'ouuiHMlité, l'ilcs sont dans un élal vio-
*leiil, dits los voionl iléjà à l'oxlrouiilé : en vain lait-on dos cllorls |)our uiodéror leur iuquioluilo : oUes oui, discnl-cllos, le cœur si teiulre et la tète si vive, i|u'elles ne sauraient re calmer.
Il est vrai (ju'ellt's ne se roTusent rien de ce cpii [U'ul satisfaire leiu' luxe el leur vanité.
Les dépenses les pins excessives sont employées à se domiei' des ornements superllus et futiles.
Klles ne craignent ni de ruiner ce mari auquel elles sont si altadiées, ni de diminuer la fortune de ces enfants si chéris; uiais elles fondent en larmes dès cpi'ils ont uial à la tète, et cela suflit |)our persuader au public qu'elles sont les l'euimes et les uières les plus tendres : c'est toujours nu genre de réputation, il lient sa place dans le moiule, il y est même mieux famé que tout autre.
Celle espèce de réputation a d'ailleurs un avantage qui n'appartient qu'à elle, c'est qu'où jouit du plaisir de faire parler de soi et d'être même citée pour ixeuq)le sans exciter la jalousie, et sans qu'il en coûte d'autre peine que celle déjouer un sentiment (pion n'a pas.
® La plupart des femmes préféreraient plutôt d'être moins aimées en effet, pourvu qu'elles le parussent davantage, parce que la vanité est le premier de tous leurs sentiments. M'"* d'Aucoinvuxk.
Les fennnes jugent de la littérature connue des modes : tout ce qui les tlaltc leur semble beau. SAiiNT-Pr.osPEn.
L'iioimeur est un moyen adroit |)ar lequel ou est venu à bout de faire produire à la vanité des femmes les effets de la vertu. De Bruys.
SSB C'est la vanité <pii, chez les femmes, rend la jeunesse coupable et la vieillesse ridicule. M"'* de Souza.
3È Allez à un spectacle, à une cérémonie publique. Qu'est-ce qui tlatle le plus la fennne? Le spectacle en lui-même. — Non; une place réservée.
P. J. PlîOUDHOiN.
® La vanité est bien plus fréquente chez les femmes ([uc chez les honnnes. Celles qui en sont exemptes méritent d'être citées comme de vrais })hénomènes. Bélouino.
ES L'honune a des yeux pour voir. . la femme en a pour être vue.
Ad. DllouDETor.
^ Pour se faire bien venir des femmes, il suflit d'être attentif à saisir leur tournure d'esprit, et d'abonder naturellement dans leur sens. Leur vive imagination aime à eflleurer vingt sujets : suivez leur esprit au vol, mais faites en sorte que toujours la conversation ait rapport à qucl(|ue objet qui les intéresse ou les touche. Que tout ce qui les environne vous plaise ; un comphment indi*
54 LKS KKMMKS DWPRKS LKS AUTEURS FRANÇAIS.
icit lioiivo le clicmin de lotir cœur: vante/, ce (]ui leur plaît, ce Cjiii leur appartient : elles ne se iiioiilreront d'ailleurs j)as exigeantes sur la valeur cl la sincérité de vos louanges: il sendjle qu'elles prennent plaisir à se i'aire tromper.
H. lUlSSON.
^ Les l'enunes!... Leur vanité est un ahinie où l'on se perd.
M""" E. DE GUÎAIIUIN.
^ Les femmes entendent parler toute leur vie, par les lioinmes, d'objets prétendus importants, de gros gains d'argent, de succès à la guerre, de gens tués en duel, de veugeances atroces ou admirables, etc. Celles d'entre elles qui ont l'âme fière sentent que, ne pouvant atteindre à ces objets, elles sont hors d'état de déployer un orgueil remarquable par l'importance des choses sur lesquelles il s'a})[)uie. Elles sentent ])alpiter dans \e\\v sein un cœur cpii, })ar la force et la lierté de ses mouvements, est supérieur à tout ce (pii les entoure, et cependant elles voient les derniers des boumics s'estimer })lus (pi'elles. Elles s'aperçoivent qu'elles ne sauraient montrer d'orgueil que pour de petites choses, ou du moins que pour des choses (pii n'ont d'importance que par le sentiment, et dont un tiers ne peut être juge. Tourmentées par ce contraste désolant entre la bassesse de leur fortune et la fierté de leur àme, elles entrepreiment de rendre leur orgueil respectable par la vivacité de ses transports, ou par rinq)lacable ténacité avec laquelle elles maintiennent ses arrêts...
^ La source la |)lus lespectable de Vorgueil féminin^ c'est la crainte de se dégrader aux yeux de son amant par (piebpie démarche précij)ilée, ou par (piel- (|ue action (pii peut lui sembler peu l'éminine. Stkmiiial.
^ L'un des priiui|)anx ressorts de l'esprit féminin est ce fond inépuisable de vanité, dit-on, qui perce dans tontes ses actions et ses pensées. Chez l'homme domine plutôt l'orgueil, une o|)inion superbe de soi-même; le péché de la femme est plus mignon, plus véniel, plus a|)proprié à sa constitution. Connue elle est destiriéc à plaire, il faut bien (pi'elle ait soin de sa personne, de sa |)arure ; il faut en elle un principe (|ui lexcite à s'endx'llii', à lasscMubler tous ses moyens poin* des jours de condtat et de gloire, au milieu de tant de rivales ardciutes à conipiérir' les cœurs de leuis soupii'ants. La vanité dans s(>s justes bornes n'est donc |i()liil blâmable chez la l'ennne, (>l, sans c(>l ani()nr-pio|>re, jC^- elle serait bien moins parfaite. Est-ce toujours sa faute si cet encens universel l'étourdit, si notre idcdâtiie l'enivic, si nos louanges la ieuq)lisseut d'une plus délicieuse opinion de son méiite et de sa beauté? Quel homm(> résisli» loujouis aux séductions de l'cugueil? Ouel concert enchanteur, pour un être timide, ipn' ccîhii «les hommages? Ouel charme lavissant pour une jeune fdle de voir l'homme sup(!rbe, ce lier vainqm'in-, |iroslerné à ses genoux et soumis à son empire? Et ne vovons-n(»us pas les rois, les princes les plus magnanimes, se lais.>^er doucciiMiil <a|iti\er par les adorations de leurs conitisans? .1. .1. \ UiKV.
FACULTÉS MUUALES. — CAK.VCTÈllK. — QUALITKS.
A.MUIK Dt L AJlî^TEMLM, MODES, TUILETTES, l'AlUIllES, FAUD.
^ Oui lia {»uï parler à Paris de oclle (jiii se l'ail escorclier [)our seiileiiieiil en ac(iuérir le teint plus Irais d'une nouvelle j)eau. Il y en a qui se sont i'aicl arracher des dents vives et saines pour en former la voix plus molle ou plus grasse, ou pour les renger en meilleur ordre, (combien d'exemples du mespris de la douleur avons-nous en ce genre ! Que ne peuvent-elles, que craignentelles, pour peu (pi'il v ait d'adgencement à espérer en leur beauté?... J'en ai vu engloutir du sable, de la cendre et se travailler à poinct nonnné de rnyner leur estomach, pour acquérir les pâles couleurs. Pour l'aire un corps bien espagnole (élancé), ({uelle géhenne ne souffrent-elles, guindées et cenglées, à tout de grosses coches (éclisses) sur les costez jusqu'à la chair visve? oui quelques fois à en mourir. Montaigne.
^ Les femmes sont d'ordinaire encore plus passionnées pour la parure de l'esprit que pour celle du corps. Celles qui sont capables d'études, et qui espèrent de se distinguer par là, ont encore plus d'empressement pour leur livre que pour leurs ajustements. Elles cachent un peu leur science, mais elles ne la cachent qu'à demi, pour avoir le mérite de la modestie avec celui de la capacité.
® Je voudrais faire voir aux femmes de nos jours la noble sinqdicité qui parait dans les statues et dans les autres figures (pii nous restent des femmes grecques et romaines. Elles y verraient combien des cheveux noués négligemment par derrière , et des draperies pleines et flottantes à longs plis, sont agréables et majestueuses. Il serait bon môme qu'elles entendissent parler les peintres et les autres gens qui ont ce goût exquis de l'antiquité.
Si peu que leur esprit s'élevât au-dessus de la préoccupation des modes, elles auraient bientôt un grand mépris pour leurs frisures, si éloignées du naturel, et pour les habits d'une figure trop façonnée. Je sais bien ([u'il ne faut pas souhaiter qu'elles prennent re>:lérieur antique, il y aurait de l'extravagance à le vouloir : mais elles pourraient, sans aucune singularité, prendre le goût de cette sinqdicité d'habits, si noble, si gracieuse et d'ailleurs si convenable aux mœurs chrétiennes... C est une chose bien mal entendue, par exemple, (uie de se grossir la tète de je Tie sais condnen de coiffes entassées : les véritables grâces suivent la nature et ne la gênent jamais.
^ Les femmes naissent avec un désir violent déplaire; les chemins (jui conduisent les hommes à l'autorité, à la gloire, leur étant fermés, elle tâchent de se dédommager par les agréments de l'esprit et du corps; de là vient leur con-
:.(; I.Î.S IK.M.MKS D.MMIKS LKS Al IKIllS IHANÇAIS.
vcisalion douci' cl iiisiiuiaiite: de là vient (ju olles i.sj)irent laiil à la heaulc el à toutes les ifràees extérieures, et (|u'elles sont si j)assionnces pour les ajuste- Mieuts ; une coilîe, un l)()ut de ruban, un boucle de cbeveux |)lus haut ou plus bas, le choix d'une couleur, ce sont pour elles autant d alïaires inij)ortaiilcs.
Ces excès vont encore plus loin dans notre nation (juc dans toute autre... chez nous on ajoute à l'amour des ajustements, celui de la nouveauté (piiad étraufics channcs sur de tels esprits: ces deux l'olies unies euseud)le renversent les bornes des coi\dilions et dérèglent toutes les mœurs...
Bien des maux viennent de l'autorité (pie les l'ennues vaines oui de (h'-cidcr sur les modes : elles ont l'ait [);!sser pour (iaulois ridicules tous ceux qui ont voulu conserver la gravité et la simplicité des mœurs anciemies.
Fénelon.
® Cluz les femmes, se j)arer et se larder n'est pas, je l'avoue, [)arler coutic sa pensée; c'est plus aussi (jue le travestissement et In masc;u*ade, où l'on ne se donne point pour ce <[u"on paraît être, mais où l'on pense seulement à se cacher et à se l'aire ignorer; c'est chercher à imposer aux yeux et vouloir palaitre, sç;lon l'extérieur, contre la vérité ; c'est une es()èce de menterie.
^ Une belle femme est aimable dans son natmel, elle ne perd rien à elre négligée, et sans autre parure que celle qu'elle tire de sa beauté et de sa jeunesse. Une grâce na'ive éclate sur sou visage, anime ses moindres actions : il y aurait moins de péril à la voir avec tout l'attirail de l'ajustement et de la mode.
^ Si les fennnes étaient telles naturellement (pi'elles le deviennent par artifice, qu'elles perdissent en nn moment toute la IVaicheur de leur teint, (pi'ellcs eussent le visage aussi allumé et aussi plondjé (pielles se le l'ont [)ar le rouge et parla peintm-e (hml elles se fardent, elles seraient inconsolables.
Eg3 11 faut juger des fennnes depuis la chaussure jus([u'à la coiffure exclusivement, à [»eu près comme on mesure le poisson, entic (jueue et tète.
E"^ Si les fennnes veulent seulement étic belles à lems propres yeux et se plaire à elles-mêmes, elles peuvent sans doute, dans la manière de s'embelhr, dans le choix des ajus|eiii(>iits et de la pnrui'e, suivre leui' goût et leur caprice: mais si c'est aux honnnes (jnelles désiicnl plair(>: si c'est pour eux (pTelles se l'ardent ou ([u'clles s'enlinninent, j'ai iccueilli les voix et je iem' prcuionce de la p.ii «h; tous les honunes ou de la plus grande partie, (|ue le blanc et le rouge les rendent affreuses et dégoûtantes; (pu; U) rouge seul les vieillit et les déguise; (pi'ils haïssent autant à les voir avec de la céniscsur le visage, (ju'avec de fausses dents e;i la bouche cl des boides de cire dans les màchoii'es : (pi'ils protesleni séiiensement conlic lont l'arlilice dont elli'S usent jkuu' se rendre laides, et (|ue, bien loin d Cn répondre devant Dieu, il seudde, au conlraii'c, (pi'il h'ur ait réservé ce (hTiiier el ndailhble ni'»\en de ^m'-rn' des l'ennues. I,\ bnUYlChli.
£^ L'ajusiemeiil esl la chose (jui r(''j(iinl le plus les lilles. Moi,u:iii;.
FACrLTKS MORALES. — CAR.VGTfiRi:. -- QUALITES. 57
a«S La sévéritô des roninies est un ajusteiueiit ol iiiv fard (in'oUos ajoutcnl à lonr boautô. La Rochefoucauld.
S3 II n "y a | oint de feiiinie que le soin de sa parure ucmpcche de sonj^ei' à son amant : elles en sont entièrenieni occupées : ce soin de se parer est poin- (ont le monde aussi bien que pour celui qu'elles aiment ; lorsqu'elles sont au bal, elles veulenl plaire à tous ceu.v qui les regardent; quand elles soid contentes de leui' beauté, elles ont une joie dont leur amant ne l'ait pas la plus grande partie... Quand on n'est point aimé, on soulIVe encore davantage de voir sa maîtresse dans une assendjiée; plus elle est adniiiéc du public, |)lns on se trouve mallieurenx de n'en étie point aimé. L'on craint toujours que sa beauté ne lasse naître quelque amour plus benreux que le sien... enlin il n'y a |)oint d(^ soulfrance pareille à celle de voir sa maîtresse, si ce n'est de savoir qu'elle y est et de n'v être pas. M""' de Lai'ayette.
E€Q Une tennne serait an désesj^oir si la nature l'avait faite telle que la modo l'arrange. M"*" de Lespikasse.
^ Il faut satisfaire à la mode comme à une servitude fàcbeuse, et ne lui donner que ce que l'on ne peut lui refuser, La mode serait raisonnable si elle pouvait se fixer à la perfection, à la coumiodité et à la bonne grâce : mais changer toujours, c'est inconstance, plutôt que politesse et bon goiU.
M""" DE Lambert.
® Une femme qui croit se bien mettre ne soupçonne pas que son ajustement deviendra un jour aussi ridicule que la coiffure de Catherine de Médicis. Toutes les modes dont nous sommes prévenus, vieilliront peut-être avant nous, et même le lion ton. * Vauvenargues,
?S3 On vient à bout de tout en ce monde quand on sait prendre chacun par son faible, les hommes par les femmes, les femmes par les habits,,
FtEGNARD,
® Le rôle d'une jolie femme est beaucoup plus grave que l'on ne pense, H n'v a rien de plus sérieux que ce qui se passe le matin à sa toilette, au milieu de ses domestiques; un général d'armée n'emploie |)as plus d'attention à placei' sa droite on son corps de réserve, qu'elle en met à poser une mouche ({ui peut manquer, mais dont elle espère ou prévoit le succès. Montesquieu,
E§3 Les femmes s'habillent moins pour être vêtues (jue pour se parer, et seules devant un nùroir, elles songent encore plus aux hommes ((u'à elles-mêmes.
e§s .Mettez les modes les plus extravagantes sur une fenunc, dès qu'elles auront touché sa figure enchanteresse, c'est l'amour et les grâces qui l'ont habillée; c'est de l'esprit (jni lui vient, elle endjcllit tout. VIaiuvaux,
?S « Réjouissez-vous, chère amie, disais-je \\n jour à madame de V,.., on vient de présenlei', à la société d'encouragement, u\i méticn- au moven chupiel mi fera de la dentelle superbe et qui ne coûtera prescpie rien.
o8 LKS I-KMMKS D'APRÈS LES AUTEURS FRANÇAIS.
— Eli! nie répondit cette bello, avec un regard d'une souveraine indifférence, si la dentelle était à bon inarclié, erovez-vons qu'on voudrait porter de semliiaides <iuciiilles'.' Hkii.lat-Savaiiin.
® Une lille aura toujours dans les doigts un certain niouvemenl naturel et macliinal qui prendra soin de sa parure sans qu'elle y pense, c'est presque coiniii(> une Heur dont les feuilles s'arrangent toutes seules.
£S Cliniciie a fiai sa toilette ; Elle est d'une beauté parfaite , El f|iiit(e i\ rcprel son miroir :
Qu'on la siu prenne avant sa prévoyance, C'est la différence Du blanc an noir.
Saint-Foix.
®5 Tonte femme, à l'excès, est folle de panne.
Fabhe d'Eguntine.
® L'amour des modes, dont les femmes sont esclaves, est de mauvais goût, parce que les visages ne cbangenl pas avec !es modes, et que, la figure restant la même, ce (pii lui sied bien une fois, lui sied toujours.
^ Les femmes qui ont la peau assez blancbe pour se parer de dentelles, donneraient bien du dépit aux antres si elles n'en j)ortaient pas. Ce sont presque toujours de laides personnes (pii amènent ces modes anxcpielles les belles ont la bêtise de s'assujettir.
££?3 Les |)etites filles, presque en naissant, aiment la parure; non contentes d'être jolies, elles veulent (ju'on les trouve telles; on voit dans leurs j)etits airs que ce soin les occupe déjà, et à jieiiie sont-elles en état d'entendre ce (|u'on leui' dit, (pion les gouverne en leur ))ailnnt de ce (pi'on pensera d'elles.
£S3 J'ai rcmartpié (pie les plus pompeuses parures aimoïKjaient le plus souvent de laides femmes : on ne saurait avoir une vanité plus maladroite. Donnez à une jeune fille (pii ait du gont et (|ui méprise la mode, des inbaiis, de la mousseline, de la gaze et des llenrs ; sans diamants, sans poni|»ons, sans deiilelle, elle va se faire un ajustement qui la rendra cent fois plus cli;ninaiile ipie lous les brillants cliiffons de la Dncliape '.
£85 Une femme (jiii passe six lienres à sa toilette n'ignore point cprelle n'en sort pas mieux mise (juc celle (jui n'y |)asse(ju'unedemi-lienre; mais c'est autant de pris sur rassonmiante bmgueur du temps, et il vaut niienv s'amuser de soi (pie de s'(Miiiuyer de tout... Donnez sans sciupule une éducation de l'euime aux femmes, faites «prelles aiment les soins de leur sexe, (pielles aient de la modestie, (ju'elles sacbent veiller à leur iiiénag(! (!t s'occnp< r dans leur maison, la grande loilelle loiiibeia d'elle-inenie et elles n'en seront mises (pie de meilleur goiil. .1. .1. UoiissLAi;.
* ('.i:\l-\iro. moilislo de l'rpoiiiic.
FACl'I.TKS MOll.VI.r.S. - CARACTÈRE. — QUALITES. 59
r^ On il roinar(|m'' (\\u\ do Ions It's aninianx, los chats, los nionchos c\ los loninies sont cen\ (|ni pordiMit \o pins do tonips à lonr loilello.
{]u. NODIE».
^ l.os fonnnos pronnoni dos ridicnlos oonnno dos niodos. Il y a dos tonips on il ost dn bol air d'avoir dos vaponrs; nn autre on il ost do modo do l'airo los dôlioatos: mi autre tonips on on afl'ooto nue santé forte. Ne donnez point dans ces travers. Si vous otos malades, plaignoz-vons, et si vous vous portez liien, no refusez pas à vos amis les satisfactions do vous voir en bonne santé.
® Il ne tant rien montrer d'imparfait. Les femmes ont bien cette politique. Elles ne se laissent voir qn'aiirès leur toilette. Celles qui y souffrent compagnie ont mis ordre à tout auparavant.
® Les femmes chérissent la mode, parce qu'elle leur donne tous les mois une nouvelle jeunesse. M'"' de Puisieux.
® L'étude approfondie des modes est la littérature de beaucoup de femmes.
BEAUCnÈNE.
^ Jeunes beautés, vous à qui la nature A prodigué mille attraits séduisants; Pourquoi du fard d'une vaine imposture Vouloir flétrir ses plus riches présents? Or et bijoux ne valent pas quinze ans.
DÉSAT'GIEns.
^ Chez les femmes les raflinements bien entendus de la toilette prolongent la jeunesse et la fraîcheur, eu affermissant la santé. Plaire; est l'iniique affaire de leur vie; un tact particulier, un espèce de sixième sens leur révèle tout ce qui peut les embellir; aussi est-il aussi rare de voir une femme habillée sans goût, que de rencontrer un homme parfaitement birn mis. H. Raisson,
^ Les femmes ne se parent que pour plaire, quoi qu'elles en disent, et l'on ne cherche à plaire par sa figure que parce qu'on a un amant on qu'on en cherche.
M'"*" d'Arcoinville.
® La toilette d'une femme est un autel aux dieux inconnus.
® Qu'est-ce qui fait la mode? — Des femmes, sans doute. Qu'est-ce qui la'snit? — Toutes les autres.
£^ Vous ne persuaderez jamais aux femmes, par exemple, qu'on peut avoir la taille trop mince, les veux troj) grands, la bouche on les pieds trop petits. Si elles pouvaient se modifier elles-mêmes, elles marcheraient sur des moignons, elles ne poinraient se nourrir qu'an moyen d'un chalumeau, et leurs yeux se rejoindraient derrière la tête; quelques-unes feraient l'œd gauche si grand, qu'il no resterait pas de place sur le visage pour y mettre un œil droit.
SE Si une femme de goût, en se déshabillant le soir, se trouvait faite en réalité