I. \M(tl K. - LK .MAUlVi;i:. -- LA MATEKMTÉ. l
l'lali>ii rappiu le (|u au Itanquel céleste que donnèrent les dieux pour célébrer la naissance de Vénus, Porus, dieu de l'abondance, s'étant enivré de nectar, loncontra, dans U's jardins do .luj>itor, Ténia, déesse de la i)auvreté, qui était venue j)our recueillir les restes du repas; (ju'il la rendit mère de Cupidon, et que Vénus adopta cel enlant.
Sapho le t'ait lils du t'iel et de la Terre; Alcée, de la Discorde et de l'Air ; plusieurs de /.éphire el de Flore. Kniin il n'y a point de linancier parvenu, sur lOriirinc dutpiol on puisse citer autant de variantes. Quelques profanes ont iiiènic osé avancer (pu> l'Anionr n'était ni dieu, ni roi.
^ ( n pauvre auiiint dit ce qu'il pense,
Sans trop penser à ce (|u'il dit ; liC désordre est son éloquence :
(JnancI le cœur parle, adieu l'espiit.
^ I, Amour est tellement entant, i^
tt pour sou âge, a tant de complaisance, Que d'un regard il fait souvent Tomber la vieillesse en enfance.
8^ Qu'une fille a d'esprit quand l'amour la conseille!
a^ L'amour, caché sous le voile de l'amitié, est un bouton de rose renfermé dans son enveloppe. Il perce peu à peu ce tissu léger. Ou l'entrevoit avec plaisir. Ses progrès sont rapides, mais ils paraissent insensibles à l'œil qui les suit etcpn les désire.
£gi L'amour tinit. Pourquoi? — C est qu'il a commencé : Tel est l'ordre commun des choses de la vie.
De.moustiers.
® L'amour est un état de guerre contimielle, c'est pour cela sans doute que 1rs termes qui sont le plus en rapport avec lui sont tous militaires : amour vain- (pieur, amour vaincu, amour invincible, conquête des cœurs, cœurs indomptés, subjuguer un cœur, etc., etc. M'"" Neckkr.
® Amour, substantif des deux genres; échange de deux fantaisies; privilège • |)Our toutes les folies que l'on peut faire, pour toutes les sottises que Ton peut dire. — Un a de l'amour pour les fleurs, pour les oiseaux, pour la danse, pour son amant, quelquefois même pour son mari; jadis on languissait, on brùlail, on mourait d'amour; aujourd'hui on en parle, on en jase, on le fait, et le plus souvent un l'achète. E. Jouv.
c^ L'amour est l'histoire de la vie des femmes; c'est un éjjisode dans celle des hommes.
® 11 est si beau d'aimer et d'être aimé, que cet hymne de la vie peut se mo- . duler à l'infini, sans que fccuur en éprouve de lassitude.
!>oi LKS FEMMl'.S D'APRÈS LES AUTEIHS FRANÇAIS.
S^ Kieii n'est motive dans l'amour; il semble que ce soit unepuissancedivinc qui pense et sent en nous, sans que nous puissions influer sur elle.
M"'" DE StAE!..
^ L'Amour aune les champs, cl les cliamps Tout vu naîlrc. La fille d'un pasteur, une vierge tliampèlre, Dans le fond d'une rose, un matin du printemps. Le trouva nouveau-né...
Le sonuneil enti'ouvrait ses lèvres colorées. Elle saisit le bout de ses ailes dorées, L'ôta de son berceau d'une timide main. Tout trempé de rosée, et le mit dans son sein.
Aisur.É Chénier.
® L'amour est un commerce orageux, qui linit toujours par une banqueroute; et c'est la personne à qui on fait banqueroute qui est déshonorée.
® L'amour est comme les maladies épidémiques • plus on les craint, plus on y est exposé. Cha.mfort.
fS3 Un oiseleur, timide jouvenceau,
Allait guettant les hôtes du bocage.
Il en vit un iiercbé sur un ormeau.
Beau, mais trompeur ; .séduisant, mais volage, C'était l'amour. Il s'enl'uit. Quel dommage ! Au vieux berger : Mon enfant, dit le sage, Ce bel oiseau n'est qu'oiseau de passage : 11 reviendra bientôt, pour ton malheur.
Et c'est l'oiseau qui prendra l'oiseleur.
^ « D'aimer d'amour ne ferai la folie,
Douce amitié vaut mieux (pi'amoui' légei'. Las! tôt ou tard un amant nous oublie, .Mais nu ami jamais ne peut changer. » Ainsi chantait la jeune et tendre Laure. Lysis Leutend sans se décourager ; Esj)oir d'amour vient lui sourire encore, Car Laure est leunue, et Laurc peut changer. D'amitié simple empruntant le langage, Sous l'innocence il caclie lo danger ; Rais(!r d'amour d'amitié fui le gage.
l'Ius ne lestait qu(; les noms à changer.
S^ Coumie Diane, Auioin a ses chasseurs : Ce point (lillère entre la double arlnée^ Que l'une attend sous la verte ramée L(« jeunes daims, l'autre les jeun-s cœurs. Chasseur adroit que chez Diane ou prise Au son du COI' [uodame ses e\|tloUs;