I. VMOl i;. - M. M A lu Ad K. — I.A MATKUNITÉ
^ Il faut r|iio les IVinmos l(> sacliont bien : Los houiiiics ne goûtent dans le plaisir ilètre aimés (|iie celui de trioui|)Ii(M- de la personne qui les aime; et les amants liomeuv ne sont heuroux que paror ((u'ils sont conquérants.
l'ONTENELLE.
tr3 (Jnand on est aimé d'une belle lemme, on se tiie toujours d'affaire.
Voltaire.
es (ii'oire (pie le mérite détermine les tennnes à faire un clioiv, c'est les connaître bien i)eu. Si j'en juge parce que j'ai vu, elles s'engagent sans délibération. L'amour est un dérèglement d'esprit qui les entraine vers un objet, et les y attache malgré elles : c'est une maladie qui leur vient comme la rage aux animaux.
Lesage.
® Une femme d'esprit m'a dit un jour un mot qui pourrait bien être le secret de son sexe : c'est que toute femme, en prenant un amant, tient plus de compte de la manière dont les autres femmes voient cet homme que de la manière dont elle le voit elle-même.
EÇ3 II v a telle l'ennue qui s'est rendue malheureuse pour la vie, qui s'est perdue et déshonorée pour un amant qu'elle a cessé d'aimer parce qu'il a mal été sa poudre, ou mal coupé un de ses ongles, ou mis son bas à l'envers.
Chamfort,
tS L'amour est l'affaire d'une danseuse, le rêve d'une artiste, la vie d'une cantatrice. ' * Lemontey.
® 11 n'y a point d'ami aussi agréable qu'une maîtresse' qui nous aime. Il y a, de plus, dans la femme une gaieté légère qui dissipe la tristesse de l'homme. Les grâces font évanouir les noirs fantômes de la réflexion. Sur son visage sont les doux attraits de la contlance. Quelle joie n'est rendue plus vive par sa joie? (Juel front ne se déride à son sourire? Quelle colère résiste à ses larmes?
B. de Saint-Pierre.
Pour gagner l'estime d'une femme, et pour achever les triomphes de l'amour, qui souvent ne seraient qu'imparfaits, il est dans le cœur de toutes un endroit toujours délicat, toujours sensible; il ne faut qu'y frapper.
E© C'est un précieux trésor pour l'homme qu'une femme qui l'aime. Il n'y a point de cœur dont l'amour tombe de plus haut, et à flots plus larges et plus j)ressés, que du cœur de la femme. La tendresse n'a point de source plus profonde, le dévouement n"a point d'abandons plus sublimes, le sacri/ice n'a point d'actes plus saints et plus complets que chez elle. Saint-Foix.
® Une femme n'est jamais offensée de l'amour qu'on a pour elle, mais l'aveu
' I.(! mol tnaîlresse n'n |)ii- ifi l'accf',|ilion aciiifllc. C'est femme aimée, dm plutôt amante (lu'il faut liri', encore ce dernier lend-il à se (lépoéli>ei'.
27i LES Ft.MMES DAPHKS LES ALTELHS l•UÂ^ÇAIS.
qu'on lui en fait peut lui déplaire, parce qu'il exige du retour et suppose loujoius l'espérance de l'obtenir. Duclos.
^ Une lemme croit souvent regretter son amant, tandis qu'elle ne regrette «|ue l'amour.
® Il ne Tant pas etio trop aimée pour être lespectée. L'amour cl la vénération ne vont point ensemble. M"" d'Arco>vu.li;.
8^ Jeunes beautés, qu'amolli tiillainiuc.
Jeunes beautés, écoutez-moi ; Craignez d'abandonner votre àuic Au dieu dont vous suivez la loi :
Source de joie et de tristesse, C'est un ingrat, c'est un eni'anl ; Il laut user d'un peu d'adresse, Et rencbaîner en lui cédant.
L'amour pour vous est une afl'aire, L'amour pour l'homme est un plaisir; S'il est jaloux par cai'actère, 11 est volage par désir :
Imitez-le lorscju'il s'envole , Dès qu'il s'iriite, osez le tuii', Quand de sa perte on se console, Il est proni|)t à reconquérir.
Quel(jue Iraubport (|ui vous a^ile.
Ne pardonnez qu'avec effort :
Un pardon accordé trop vite Semble peruietlre un u()uv(!aii tort.
Que le mépris seul vous anime, Si l'on blesse encor voire cœur; Un second outrage est un ciime.
Un premiei' peut èhv. une erreui'.
Ne pleurez jamais un volage, Ne cbercbez point à l'on trader ; Ce n'est (ju'en montrant du courage Qu'une femme doit se venger :
Pourtant évitez le («npable, Vos feux [X)nrraient se rallumer ; On trouve toujours trop aimable L'amant qu'on dnil rcs.^ci- d'aimer.
Vous-même, en voire Innneiu' légère, N'élevez point de vains débats :
Quand nu oi)jet cesse de plaire Un lui croit (les torts ipi'il n'a pas. Le repentii' suit les coipielto ;