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Plus on change moins on isl bien .
Restez toutes comme vous êtes, Amiez longtemps, ou n'aimez rien.
Souvent plus amoin-eux que tendre, Un amant choque innocemment ; Il voit nos pleurs sans les comprendre, Et blesse encore en s'excusant :
D'une fausse délicatesse N'allez point alors vous armer ; Songez qu'un peu de maladresse N'empêche pas de bien aimer.
Quand du temps la faux redoutable Viendra moissonner vos attraits, Q[\\m esprit toujours plus aimable Fasse oublier un teint moins frais :
On attire par la ligure, Mais on conserve par l'esprit, Et l'esprit est une parure Que jamais le temps ne flétiit.
Si la vieillesse enfin vous glace, Sachez renoncer aux amours; Que l'amitié, prenant leur place, Embellisse vos dernieis jours :
Un vieux et paisible ménage Comiaît encor quelques douceurs ; L'hiver a des jours sans nuage.
Et sous la neige il est des fleurs.
® La femme qui n'a point vu son amant de la journée regarde cette journée comme perdue pour elle; l'homme le plus tendre la regarde seulement comme perdue pour l'amour.
^ Lorsqu'une femme sensible et dont l'âme est généreuse a pour un homme un véritable attachement, soit d'amour, soit d'amitié, elle sent en elle, dans toutes les relations qu'elle a avec lui, quelque tendre qu'il puisse être, une supériorité de sensation et de dévouement qui le rabaisserait extrêmement à ses propres yeux s'il lui était possible de s'en faire une juste idée.
P. DE Salms.
Q3P La femme est toujours femme, et qui veut l'attendrir Doit flatter son humeur, et jamais ne l'aigrir. La jeunesse réj)ugne à des airs tiop tarouches El c'est avec le miel qu'on attrape les mouches.
F. d'Éguntine.
^ Que l'on me donne à garder un trésor,
.l'en réjxtndrai. Qu'on soumette à ma garde
'iTO LKS TKMMKS D'AIMU'IS LKS ArTKIHS n;.\\(.\IS
Uni' liytlro, un iiionstri^ à figure liagardc, Fùt-il sorcier, j en réjjondrais cncor.
Mais que l'on mette à l'ombre de mon aile Jeune beauté modeste en son maintien, Dont la voix tremble et dont l'oeil étincelle, Amour et moi ne répondons de rien.
Les femmes font toujours Ij'aveu de leur tendresse en chanîfeant de discours.
Demolstier.
8^ Des lèvres d'une femme un seul mot échappé, Blesse d'une trace profonde Le cœur d'un mallieureux qui ne voit qu'elle au monde.
^ Les belles font aimer : elles aiment. Les belles
Nous aiment tous. Heureux qui peut être aimé d'elles.
^ A l'anidur jamais
Le cœur d'une beauté ne pourra se soustraire.
Andrr Chénier.
^ La |)lus «louce harmonie est la voix d'une amante.
E. Lkbruin.
® Une fille qui haït l'amour avant de le connaître est en danger de ne le pas liaïr longtemps. Riv. niJKiiEs>'Y.
r® Les hommes n'aiment pas toujours no qu'ils estiment : les l'emmos n'ostiment (jue ce qu'elles aiment. Saisiai, Duit.w.
es La femme que l'on aime le plus est souvent celle à hupielle on l(> dil le moins.
® On est toujours disposé à trouver la i)lus belle la Icmiiu^ (pi ou aiiiu> davantage, par la raison que la beauté est faite pour être sentie et non jugée.
^ Quand l'amour a détruit la coquetterie chez les femmes, elles devienuonl trop maladroites pour gouverner longtemps.
® Tant qu'on aime une l'enmic, ou lui parle beaucoup d'elle; quand on ne l'aime [dus, on lui parle beaucoup de soi.
® Les femmes sont plus flattées des qualités brillantes que le public remarque dans leur amant que du vrai mérite qu'elles lui reconnaissent.
£^ En amour, les femmes ne tiennent compte que des prélérences.
We\v,cuèî\V..
[gî L'amoui', qui n'est qu'un épisode dans la vie des luunuies, est Pliisldire culière de la vie des femmes.
i;\M(Mi; — i.i: mmuvc.i:. - i,\ matkrnitk. 277
^ l.t's lioimues ont un luit diiiis rainour; la iliiroc de co soiitiineiit est le siMil bonheur des femmes. M'"* ok Staël.
^ Il n'v a pas une île ees leiunies passionnées, dont le monde est plein, qui n'ait protesté qu'on la ferait nuMuir en l'ahandonnant; il n'y en a pas une (pii uc soit encore en vie et qui ne se soit consolée.
St Le sentiment le pins passionné ne saurait lutter conln^ l'ordre des choses. Ta société est lri>p puissante, elle se reproduit sous troj) de formes, elle mêle \ro\) d'amertumes à 1 amour (|u'elle n'a j)as sanctionné... — Malheur donc à la femme qui se repose sur un sentiment que tout se réunit pour empoisonner, et contre lequel la société, lorsqu'elle n'est pas forcée à la respecter connue légitime, s'arme de tout ce qu'il y a de mauvais dans le cœur de l'homme pour décourager tout ce qu il V a de hou! 15. Constaint.
® On a depuis longtemps observé que rien, autant que l'amour, n'inspire aux femmes d'heureuses inventions, et qu'elle l'emportent sur nous en moyens, en finesses de fous genres, pour tronq3er leurs tyrans. De Ségur.
® Rien n'est plus explicable que l'insensibilité des femmes pour les maux qu elles causent. Dans tous les autres maux on leur demande des secours : leur pitié les accorde, parce qu ils dépendent d'elles. Dans ceux qu'elles causent, on eur demande de l'amour qui n'en dépend pas; on leur deiriande l'abandon de leur personne, c'est-à-dire soyez malheureuse pour que je sois heureux. Cet égoïsme de l'amour rend insensible à ses plainles. Au reste, dans ce cas comme dans mille autres, les deux sexes se ressemblent; nul homme, je crois, n'aime par complaisance. Ch. Nodier.
853 Lue femme n'est pas un instrument grossier que le premier rustre venu peut faire vibrer : c'est une lyre délicate qu'un souffle divin doit animer avant de lui demander l'hymne de l'amour.
ES L'amour c'est la vertu de la femme , c'est pour lui qu'elle se fait une gloire de ses fautes, c'est de lui qu'elle reçoit l'héroïsme de braver ses remords. Plus le crime lui coûte à commettre, plus elle aura mérité de celui qu'elle aime. C'est le fanatisme qui met le poignard aux mains des religieux.
® Une femme ne peut pas aimer d'amour un homme qu'elle sent inférieur à elle : l'amour sans vénération et sans enthousiasme n'est plus que de l'amitié. - ^^ George Sand.
® Quand bien même les femmes seraient imnmrtelles, elles ne connaîtraient jamais leur dernier amant. Lamennais.
^ Horreur de la destinée des femmes ! Privées de tous les moyens d'action que possèdent les hommes, elles doivent attendre quand elles aiment.
■S Lorsque les femmes nous aiment, elles nous pardonnent tout, même nos
•27>^ IFS FKMMI-S n'APRKS LES AITErnS FRANÇAIS.
oiimes; quand elles ne nous aiment pas, elles ne nous pardonnent rien, pas même nos vertus !
«^ Une des plus savantes manœuvres des femmes est de voiler leurs manières quand les mot sont trop ex|)ressifs, et de faire parler les yeux quand le discoins est restreint. Ces habiles dissonances, glissées dans la musique de leur amour, faux ou vrai, produisent d'irrésistibles séductions.
® L'homme qui ne s'appartient pas est précisément l'homme dont les femmes sont friaildes. L'amour est essentiellement voleur.
^ A moins d'être un ange descendu des cieux, et non l'esprit purifié qui s'y rend, une femme aimante préférerait voir son amant souffrant une agonie, à le voir heureux pai' une autre; plus elle aime, plus elle sera blessée.
^ L'amour qui économise n'est jamais le véritable amour. Propos de femme.
^ Les femmes voient tout ou ne voient rien, selon leur disposition d'âme; — l'amour est leur seule lumière. Balzac.
^ Tout ce qui manque naturellement à la femme... c'est par l'amour qu'elle le reçoit. Tout ce (ju'elle pense est rêve d'amour; toute sa philosophie, sa religion, sa politique, son économie, son mdustrie se résolvent eu un mot : amoiu".
^ Malgré tous les petits talents que nous lui reconnaissons, la femme n'a pas d'antre inclination, d'autre aptitude que l'amour. P. J. PuounHox.
^ Être aimé, c'est vivre d'abnégation et de défiance. Poiu' un homme, être aimé, c'est renoncer à la fortune, à toutes les affections de famille, à toutes les douceurs du foyer, à tous les succès, à toutes les gloires, quelquefois mènu^ c'est se laisser déshonorer.
Pour une femme, être aimée, ou du moins consentir à être aimée, c'est mentii' il toutes heures, c'est perdre le repos, la gaieté, la raison, la pudeur et l'esprit.
^ Il ne faut pas plaisanter avec les femmes, dont la tète s'enllamme facilement, dont la pensée incessamment travaille, lin mot smulain les rciroidit, et ce que l'on a médité pour entraîner leur amour est quelquefois précisément ce qui l'éteint.
B^ La première ix'iisèc d'une l'enuiie passionnée est son amoui.' Aimer, c'est là ce ipii l'fK cnpe.
^;i L'ironic! est souvent la corpiellerie des fcMumes s|)iiiluelles et sensible^, de même (jue la langueur est celle des lennnes (pii n'aimeni lieu.
fffS Une lènune ne p;ii"doiMie jamais à celui (pi'elle ;iime la j(tie qu'elle ue cause pas.
E93 I II sa\;iiil liolliiiidiiis raconte «pi'il v av.iil, :'i Kollerdam, une reniiiie 1res-