‹ Les femmes d'après les auteurs françaisChapitre 74 sur 194 · I.'AMOrn. — I.K MARIAGE. - L\ MATFI'.MTI · texte numérisé non relu

I.'AMOrn. — I.K MARIAGE. - L\ MATFI'.MTI

Vient toiij(Hii"s à IhmU d'arrangor Les petits tracas du ménage.

De Pus.

iS: Une Ijounèto foinnio doit èiro contonto de son mari quand il ne la bat, ne la gronde pas et ne la laisse niaïuiuer de rien. M'"" de Buissac.

fSB Le mariage, lien sacré de la famille, soutien de la société, sans lequel la civilisation ne se conçoit pas, le mariage est encore, selon nous, l'état le mieux fait pour rapprocher le plus possible une femme de la perfection.

® Si l'on pouvait savoir ce que les femmes pensent de leur sort dans le mariage, on verrait que rien n'v répond aux vœux ambitieux de leur jeunesse.

M"'*' Necker.

^ Regardez une femme du peuple ; elle est placée entre son mari et ses enfants, elle serre la main de l'un, elle sourit aux autres. Il y a dans cette simple ;ittitude une félicité si paisible et si pure, une harmoLie si parfaite et si élevée ; tant d'afl'ections et de devoirs se trouvent confondus, que cette pauvre femme inspire le respect ; on a beau sentir la détresse, la qualité de mère se fait jour : elle devient une grandeur.

Il y a dans certaines fenmies mariées un tel aplomb de bonheur, une conviction si complète de la dignité de leur position, qu'elles en écrasent même les jeunes filles : par intervalle seulement celles-ci prennent leur revanche. Ainsi, au milieu du bal, elles éprouvent un étourdissement de louanges et d'hommages (jui dure autant que le bruit de la musique. Mais le lendemain, à leur réveil, elles sont seules; elles n'ont tout au plus que l'espérance : les autres ont la certitude.

^ Perdre une épouse ! Se voir ravir celle pour qui l'on donnerait mille fois sa vie : voilà qui surpasse toutes les forces ! Cette femme qui, pâle et abattue, s'éteint sur un lit, elle a partagé vos affections les plus secrètes, elle a séché vos larmes, elle a souri à toutes vos joies, elle a pris part à tous vos maux, plus d'une fois elle vous les a fait oublier : seule, elle savait bien votre cœur. Elle souffre... c'est sur vous que ses yeux se reposent; c'est pour vous qu'ils s'ouvrent, se raniment et luttent d'un dernier effort. Ses idées se mêlent, se confondent ; elle a peine à les suivre; mais les jours qu'elle a passés avec vous, elle les garde dans sa mémoire : ils sont tous à leur place. Si, par intervalle, elle prononce à demivoix quelques mots entrecoupés, ce n'est pas pour se plaindre, c'est de vous dont elle s'occupe; vos souvenirs l'enveloppent, la laniment et la remontent dans la vie. Des douleurs plus atroces la déchirent, elle en surmonte la torture; et c'est silencieuse qu'elle se désespère : vous avez besoin d'être rassuré. De minute en minute, elle ressent l'amertume d'une séparation qui l'envahit sans qu'elle puisse la comprendre ; elle la reçoit néanmoins avec calme et douceur ; ses habitudes sont toujours les mêmes. Vaincue par tant d'efforts, ses larmes coulent ; elle s'efforce de les arrêter, ou les essuie sans qu'on s'en aperçoive...

Saint-Prosper.

nSfi I.KS IKMMKS n'APHÈS I.KS AITEURS FRANÇAIS

^ F/un des plus «Triamls su])plices dos lenimes, c'est d'avoir accouplé Ilmit âme généreuse à celle diin liouiuie de qui elles enterrent )nuruolleincnl les là chetés.

® N'est-ce pas beaucoup pour une femme vertueuse que d'avoir épousé un homme incapable de faire des sottises?

® La femme mariée est une esclave qu'il faut savoir mettre sur un trône. ^ En tout |)ays, avant de juger un honmie, le monde écoute ce qu'en dit sa femme. Balzac.

^ Toute femme, dès le lendemain de son mai'iage, se trouve en présence d'une rivalité bien redoutable : celle des souvenirs de son mari. C'est une tâche difficile, croyez-moi, que de faire oublier tous les biens qu'on nous a sacrifiés;

— que d'apaiser... seules, dans le cœur de l'époux, les regrets de son âge d'or,

— regrets plus vifs chaque jour, à mesure que le lointain s'accroît et que la jeunesse s'efface.

® Toutes les femmes sont folles de vouloir enterrer leur amant dans la souquenille d'un mari. On voit des savants désagréables, qui vous coupent une belle fleur au soleil pour en faire une vieille chose sèche dans un herbier : les femmes sont de même.

® En général les nouvelles mariées sont un peu délaissées dans le monde. La lune de miel est une égide qui pctrilie les j)lus audacieux. On ne voit point d apparence à supplanter un mari qui est encore un amant; on laisse le jeune ménage à ses faveurs printanières, et l'on attend les premieis froids.

OcT. Feuillet.

® Votre femme est une rose, disait-on à un poète aveugle. — Je m'en doutais aux épines, répondit-il. Alph. Karr.

® La maison est le poste d'honneur confié à la femme : la femme qui se respecte ne le quitte jamais. E. Feydeau.

^ Une fenune fait prescpie toujours reposer sur elle la forlune ou la misère» d'une maison, comme elle en garde ou |)crd l'hoimeur. S'il arrive malheur, il est bien rare que la femme n'ait pas à se reprocher d'avoir manqué d'économie ou de sagesse. * * *

m; r m; MON s, consk ils

I:T Al I.TItK^ MKNUS DEVIS, TANT POnn QUI KST IN KSTAT ni'. MAlllACi: nVl) POl'Il QVl s'v VEUI.T HETTIlK

®5 II V ;i bien |»eu de mari/,, que p;itieuce et MUioin' de la reiiinie ne puisse giiingn<!i- à la longue, on ilz sont plus durs (prune |»ierre «pie I eau l'iiible cl niolb', pai' la lon^^ueur du temps, vieni à eaver (erisuseï').

Maugijkiute ih; Navaiuik.

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