I. AMOIR. - I.K MARIAC.K. — LA MATERNITE
?*Q Les passions m aies ont leur instinct. Mettez nn gourmaml à même d( prendre nn IVnil dans nn plal, il lu- se trompera pas et prendra, même sans y voir, le meillenr. De même, laissez au\ jennes lilles bien élevées le choix absolu de leurs maris: si elles sont en position d'avoir ceux qu'elles désigneront, elles >e tromperont rarement. La nature est inlaillibie. Lœnvre de la nature en ce genre sappelle aimer à première vue. En amour, la première vue est tout bonnement la seconde vue.
ï^ Les femmes peuvent se faire faire la cour par les hommes supérieurs ; mais les épouser, c'est une faute. Balzac.
c^ Vovez le soin que prend cet habitant de la campagne d'accoupler ensemble des animaux de bonne race, pour avoir toujours du bétail de la meilleure qualité. Cet homme que vous méprisez, rendu plus intelligent que vous par l'expérience, vous dicte la leçon que vous devez suivre.
Nous tirons de nos parents, quelquefois de nos aïeuv, souvent peut-être de nos ancêtres plus éloignés (car les observations ne peuvent remonter bien haut), une partie de nos traits, de nos habitudes extérieures, du son de notre voix. Eh! ijui osera dire que nous ne leur devons pas aussi une grande partie de nos qualités intérieures? On le peut prouver par analogie. On a remarqué, dans les haras, que, par la génération, nn étalon bien choisi communique presque toutes ses qualités naturelles et acquises. On pourrait faire à peu près les mêmes observations sur les autres animaux domestiques. Et l'on voudra que l'homme ne tienne tout au plus que quelques traits de ceux qui lui ont donné l'être ! Non, sans doute. Notre caractère, nos vertus, nos vices, notre génie viennent souvent en grande partie de nos ascendants. C'est une vérité dont bien des peuples ont paru convenir, en accordant la noblesse aux descendants de ceux qui s'étaient iMuioblis parleurs vertus.
Père de famille, lu connais les vertus de ton fds; tu désires qu'elles soient encore reproduites dans sa postérité. Prends donc garde où tu lui choisiras une épouse. Ne va pas la chercher, séduit par l'attrait de l'or, dans une famille où régnent des vices. Étudie le caractère des parents, celui delà fdle. Prends soin que ce caractère ait d'heureux rapports avec celui de ton tils. Tu travailleras à son boidieur, tu pourras lui promettre des enfants vertueux comme lui-même.
® Dans le mariage, il faut donner tolis ses soins à adoucir son caractère, se mettre sans cesse à la place de la personne dont on doit faire le bonheur, lui épargner ces désagréments, légers peut-être en eux-mêmes, mais qui, renouvelés sans cesse, suffisent pour empoisonner la vie; car de faibles maux multipliés sont plus insupportables qu'un giand malheur qui passe et s'oublie.
Loin des époux qui veulent être heureux ces emportements de colère qui avilissent l'homme plus qu'aucune antre passion. P. C. Lkvesque.
£* Quand je pense qu'il y a des hommes assez hardis pour regarder wne femme
en face, |)our l'aborder, pour lui serrer la luain, et pour lui dire sans mourir de frayeur : « Voulez-vous m'épouser? «je ne puis m'empécher d'admirer jusqu'où va l'audace humaine. P, J. Stahl.
® Une femme avant tout doit estimer son mari. Oct. Feuillet.
® Amants, on s'adorait; époux, on se déplaît, quand le mérite et la vertu n'ont pas été de la noce.
^ Il en peut être de deux bons caractères unis par le mariage comme de deux vins excellents dont le mélange fait une détestable ripopée.
® Combien d'époux attelés au char de la Destinée le tirent à contre-sens, lun d'un côté, l'autre de l'autre!
® Le dépit contre un mari est le plus grand écueil d'une jeune femme.
BoiSTE.
^ Si l'indifférence ne tait jamais les bons ménages, elle n'empêche pas les mauvais.
^ Règle générale : une fille qui ne se veut point marier est celle qui ne peut le faire selon son goût.
^ Chercheurs de bonnes fortunes, adressez-vous aux femmes qui sourient de leurs amants ou de leurs maris. A. (irvAitn.
^ J'ai connu, dit un auteur peu célèbre, un seigneur portugais qui fut assez heureux pour épouser la maîtresse qu'il adorait et pour la voir mourir dès qu'elle hit sa Jemrne. Léom Gozlan.
^ La civilisation n'existe que dans le mariage. A. MAKtiN.
^ Dans les ménages parisiens, sur dix maris, il y en a... combien? il y en a dix pour lesquels la chambre de leur femme est le temple de Vesta — un sanctuaire inqjénétrable. Je connais deux hommes qui se voient beaucoup dans le monde; chacun est l'amant de la femme de l'autre, ce qui n'empêche pas chacune des deux femmes de dénoncer son mari à son amant comme un homme fort abandonné du ciel... et ils vivent en paix, se tenant l'un l'autre en grande pitié et commisération. Alimi. Kajjh.
DE l. INFIDELITE DANS LK MARIA(>E
9$ Qu'un niuri sa foi trahisse, Il s'en vante et chacun rit ; Que sa femme ait un caprice, S'il l'accusu, un lu pumt.