‹ Les femmes d'après les auteurs françaisChapitre 85 sur 194 · I.A FEMMK Kl' I. A M A I T It E S S K · texte numérisé non relu

I.A FEMMK Kl' I. A M A I T It E S S K

l>(! grand Albert, dans son lameux Traité d'histoire naturelle^ a écrit un chaj»itre fort érudit et fort ingénieux où il déroule la vaste série des êtres aiitipa- Ihiques; il les nonnne tous, (îxcepté (hïux qu'il a oubliés : la Iennne et la maîtresse. Autant vaudrait passer sous silence Adam et Eve en laconlant l'histoire de la création du monde.

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j'iil-elle belle connue Ninon, elle est sans beauté, sans grâce, surtout sans |)ndenr.

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Kùt-oUo spiritmMle comme Aspasio et madame de Sévigné, elle n'a pas Tonibn» (rintellijrence; elle est sotte, ennuyeuse, stupide.

Eût-elle la distinction d'inie reine, elle est connnnne, vulgaire et grisetto.

Ce jugement est injuste et faux, quoique la fennnc, dès qu'elle se croit trahie par son mari, lasse im retour sur elle-même pour savoir en quoi elle est inférieure à sa rivale. Jamais conseil de révision n'a soumis les conscrits à un examen aussi rigitle. 11 est rare que la femme ne Ihiisse pas par découvrir la cause plivsique ou morale de sa défaite, et plus rare encor»' (pi'elle ne la jette un jour connue un reproche à la tète de son mari.

Ce fut après s'être convaincue avec raison de sa supériorité, (|u'une femme dit à la maîtresse de son mari, qui avait été autrefois son amie : « Ah ! ma chère, si j'avais pu prévoir que mon mari aimât les dents gâtées! »

CE Qi'kST la femme ACX yeux de la MAITRESSE

La maîtresse parisienne a une peur instinctive de la femme de son amant. Elle >;'attend toujours à la voir tomber sur elle. Cette erreur est la cause d'un dédain >ans exemple. La maîtresse se dépeint la femme sous le jour le plus désavantageux et le plus ridicule. D'abord elle la voit très-vieille, fût-elle plus jeune qu'elle — ce qui arrive fréquemmenl ; — laide, cela va sans dire; mal mise, portant le cabas, un parapluie rouge et un tartan ; tenant le milieu entre la sage-femme et la marchande de cigares de contrebande. Léos Gozlan.

MORALITÉ DE l'hISTOIRE DE GENEVIÈVE DE BRABAMT, PAR liFRQlIIN

Laissez là les méchantes âmes.

Eh ! qu'importent les fliux discours !

Epoux, n'en croyez que vos femmes,

Dormez en paix sur vos amours.

Pour de vains bruits faut-il contre elles

Armer votre cœur prévenu ;

Tel qui vous les dit infidèles

Ne se plaint que de leur vertu.

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