L AMOIR. - LE MARI\GK. - LA MATERNITÉ
Elle semble défondvo au réveil d'approcher, L» nuit uièuie d'un (ils ne peut la déUcher; Son oreille de l'oudue éeoute le silence; Ou, si Morphée endorl sa tendre vi-iilauce, An moindre hrnil rouvrant ses yeux appesantis, Elle vole, inquiète, au berceau de son lils, Dans le sommeil longtemps le contemple, immobile, Et rentre dans sa couche, à peine encor trauqudle. S'évÀc-t-il; son sein, à l'instant présenté, Dans les flots d'un lait pur lui verse la santé. Qu'imixirte la fatigue à sa tendresse extrême? Elle vit dans son fils, et non plus dans soi-même; Et se montre, aux regards d'un époux éperdu, Belle de son enfant à son sein susiiendu. Oui, ce fruit de l'hymen, ce trésor d'une mère, Même à ses propres yeux, est sa beauté première. Vovez la jeune Isaure, éclatante d'attraits : Sur un enfant chéri, l'image de ses traits. Fond soudain ce iléau qui, prolongeant sa rage, Grave au front des humains un éternel outrage. D'un mal contagicuN tout fuit épouvanté; Isaure sans effroi brave un air infecté. Près de ce fils mourant elle veille assidue. Mais le poison s'étend et menace sa vue : Il l\\ut, pour écarter un péril trop certain, Qu'une bouche fidèle aspire le venin.
Une mère ose tout; Isaure est déjà prête :
Ses charmes, son époux, ses jours, rien ne l'arrête;
D'une lèvre obstinée elle presse ces yeux
Que ferme un voile impur à la clarté des cieux,
Et d'un fils, par degrés, dégageant la paupière,
Une seconde fois lui donneia lumière.
G. Legouve.
® La mère est ici-bas le seul dieu sans athée.
® Il ne suffit pas que la femme soit aimante, il ne suffit pas qu'elle soit épouse, il faut qu'elle soit mère.
m Lorsque par la pensée on évoque devant soi le personnage maternel, lorsqu'on prononce le seul mot de mère, soudain tous les souvenirs de bienfaits et de dévouement (lui s'attachent à ce nom comme un cortège vous pénètrent d un tel respect, que l'on doute d'abord qu'il puisse rester aucun droit légitime a re-
, ^lu EiiN. Legouvé.
clamer pour elle.
® Ah! toutes les femmes sont nos mères! Elles savent tout pour nous dès
que le feu sacré de la charité les embrase.
® La femme égarée n'est qu'une mère de famille qui n'a pas trouvé d'emploi.
® Toute femme est maternelle quand elle aime : il n'est point de petites preuves pour son amour. P. J. Stahl.
^ Toute uièrc au bal est un notaire déguisé. Léon Gozlan.
^ J'ai grand'peur qu'une femme de trente ans, qui ne sait pas encore ce que c'est que d'être mère, n^apprenne avec peine à babiller et à raisonner avec (les marmots. George Sand.
® La nature donne le babil aux femmes pour qu'elles répètent tous les mots à leurs enfants. Boiste.
® La maternité : égoïsme sublime, amour do soi dans un autre.
^ Toutes les mères sont l'image de Dieu... Enfant, tu peux prier ta mère.
Ad. o'HounETOT.
® Oh! les femmes, toujours de hochets occupées!
Il leur faut des enfants quand manquent les poupées.
Et 1 on dirait, morbleu ! (pie le soleil pâlit,
Faute d'un berceau plein qui braille auprès d'un lit.
^ Un enfant que l'on a, c'est un poids salutaire. Le vent des passions qui souffle sur la terre Ne saurait entraîner vers les hontes d'en bas Une mère qui tient son enfant dans ses bras. ,