FIDÈLE
Si elle avoit pris elle-même la plume, cet ouvrage prouveroit mieux quels étoient ses talents. Mais elle avoit une délicatesse qui ne lui permettoit seulement pas d'y penser. Contraint d\ applaudir, quand je considérois les motifs qui en étoient le principe ; je Ten blamois aussi* parce que je voyois dans ses conseils ce qu*elle auroit voulu faire elle-même. Ce traité n'est donc malheureusement que le résultat des conversations, que j'ai eues arec elle, et je crains bien de n'avoir pas toujours su présenter ses pensées dans leur vrai jour. 11 est f&cheux qu'elle n'ait pas pu m'éclairer jusqu'au moment de l'impression ; je regrette surtout qu'il y ail deux ou trois questions sur lesquelles nous n'avons pas été entièrement d'accord.
La justice que je rends à Mademoiselle Ferrand, je n'oserois la lui rendre, si elle vivoit encore. Uniquement jalouse de la gloire de ses amis, et regardant comme à eux tout ce qui pouvoit en elle y contribuer, elle n'auroit point reconnu la part qu'elle a à cet ouvrage, et m'auroit défendu en faire l'aveu, et je lui aurois obéi. Mais aujourd'hui puis-je me refuser au plaisir de lui rendre celte justice? C'est tout ce qui me reste dans la perte que j'ai faite d'un conseil sage, d'un critique éclairé, d'un ami sûr.
A. FICHTENHOLTZ
Cotte (lomoiselle a Iradiiil du niss(» V hlogr hisloriffue dr L(pl)atcht*fskij, par Vassiliof.
FIDÈLE iCassandre)
Cassaiidro FidMo, nôo à Vrnisc» lit»;), morte à un àj^o très avaneé.
« On dit (|ne dans la dialec^liqiic, vous savez. coinpIiciiKT des n(iMids(|iie |>ei*S()nne m» |kmiI d/nouer, et fronver la solution de ee (|iii avait ('Ic' ju^'«'' et paraissait devoir rire insoluble. Dans les (*oinlKits pliilosoidiiques, vous savez rj^ahMUent soutenir vos |)ro|Kjsitions ri alla«|urr eelh^s des autres.... •» Lettres (le Pnlilirn. liv. ili. rp. 17.
LT'Io^'iiMix Thomas renclH'rit cneore : « Klle {Missi'dait toute la philosophie do son siiVIe et des siècles prcnnlents ; elle