II
En considérant donc aujourd'hui, avec un vrai esprit de foi, avec les sentiments de la reconnaissance et de l'amour, le sublime prodige de la résurrection de Lazare, ce chef-d'œuvre de la bonté et de la toute-puissance de notre divin Sauveur, nous aurons un double avantage. D'abord nous y apprendrons par quels moyens nous devons nous préparer à cette résurrection finale de tous les corps, afin qu'elle ne soit pas pour nous la résurrection d?^ jugement, mais la réswTection de la vie ; et en même temps nous verrons combien est grande la force du mérite et de la prière de la femme chrétienne, pour obtenir à ses frères la résurrection de l'esprit.
C'est donc dans un de ses principaux effets, dans une de ses plus douces espérances, que nous allons considérer le mystère de la résurrection du Seigneur, qui fait, dans ce temps pascal, toute notre joie; et c'est là la plus belle manière, ce semble, de mettre fin à notre station. Ave, Maria,