‹ Les Femmes de l'EvangileChapitre 3 sur 28 · ET ÉHONTÉ · texte numérisé non relu

ET ÉHONTÉ

J jE cadavre du jeune hom me de Naïm, lorsque le Fils de Dieu s'en approcha pour le ressusciter, était porté sur une bière hors de la ville , était exposé à la vue du public, en sorte que tout un peuple pouvait le reconnaître et le regretter.

Or ce cadavre, dans ces conditions, signifie précisément, dit le vénérable Bède, le pécheur qui, endormi dans le sommeil mortel de ses fautes, ne cache plus dans le secret de son cœur, dans le sanctuaire de sa famille la mort de son âme, mais Fébruite lui-même par toute une ville, par l'impudence de ses discours, par la licence de ses œuvres (1). Il signifie, ajoute aussi Ericius, les pécheurs publics, et partant scandaleux, dont ïsaïe a dit : « A l'exemple des Sodomites,

(l) « Multis intuentibus elatus, significat peccatorem génère cri- « minum soporatum, et animœ mortem non cordis cubili tegentem, « sed per locutionis operisque indicium, ad multorum notlam, quasi « per civitatis ostia, propalantem {Joe, cit.). »

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« ils n'ont pas caché, mais ont prêché partout aux au- « très leurs péchés (1). »

Ah! il n'est que trop vrai que tout pécheur, toute pécheresse, laissant connaître leurs péchés, sont des scandaleux-, car, selon TertuUien, tout exemple d'une mauvaise action , ou toute mauvaise action qui se fait deviner, est un scandale (2).

0 pères de famille, ô maîtres d'école, ô chefs d'administration, pour lesquels il n'y a d'important que les plaisirs et les affaires, oh ! si vous saviez le mal que vous faites aux jeunes gens qui vous voient et qui vous écoutent! 0 malheureuses mères, ô maîtresses cruelles d'institutions, si vous pouviez vous douter des horribles ravages que votre légèreté et ce que vous appelez vos galanteries font aux jeunes filles qui en sont témoins !

En effet, tout péché connu tend par lui-même à diminuer, dans ceux qui le connaissent, la honte, l'horreur, le remords du péché. Tout péché connu est un terrible coup, un coup faisant brèche aux sentiments de pudeur des esprits faibles, des consciences délicates qui le connaissent. Même les âmes fortes et ferventes, pour lesquelles l'observance exacte des Lois de Dieu est devenue un bonheur, l'état de grâce une seconde nature, la vertu un besoin, la sainteté un attrait-, même de telles âmes, comme David l'avouait par rapport à

(1) « De talibus propheta dicit (Isa, n) : Peccatum suum, quasi « Sodoma , pr^dicaverunt , nec absconderunt ( Comment, iji « Matth.). »

(2) « Scandalum, exempjum rei malae, »

lui-même, en voyant tant de chrétiens qui pèchent avec tant de facihté, d'indilférenco, de calme et de félicité, en sont déconcertées, éhranlées, bouleversées, et elles ont besoin d'avoir promptement recours à Dieu, afin que leurs pas ne chancellent point, et que leurs pieds ne glissent pas dans la voie du mal-, Mei autem pêne moti sunt pedes... jjacem peccatorum videns (Psal. LXXii).

Comme toute action vertueuse que l'on connaît est une leçon tacite, un encouragement, un aiguillon pour la vertu-, de même toute action vicieuse est une leçon tacite, un encouragement, un aiguillon pour le vice. Comme toute bonne action que l'on connaît est une grâce extérieure, une voix de Dieu appelant l'homme à la pratiiiue du bien, de même toute action mauvaise est une ientation extérieure, une voix de Satan entraînant l'homme à la pratique du mal.

Vous comprendrez par là, mes frères, ce qu'il y a de philosophie et de grâce dans le mot édification, dans ce trope charmant, heureux, tout propre au langage chrétien, et dont nous faisons usage pour dire le bon exemple. Car, par la connaissance des actes vertueux, les vertus des vrais chrétiens se multiphent, se lient ensemble, grandissent, s'élèvent, et forment, en quelque sorte, un édifice spirituel, que saint Paul appelle le corps mystique de Jésus-Christ; Crescite in temphiin Dei^ in œdi/icationem corporis Christi {Ephes. ii). Or il en est de môme par rapport aux actes vicieux que Ton arrive à découvrir; les péchés des mauvais chrétiens y trouvent une excuse, un appui , une défi nse, un entraînement mutuel; et par là ils se muîlipiient, eux aussi, grandissent, s'élèvent, et forment

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ce qu'on pourrait appeler l'édifice du crime, la maison du démon, Fantichambre de l'enfer. Tout scandale est certainement un grand péché ; et tout péché qui se laisse deviner, qui se traduit effrontément en public est un scandale, une semence de péché-, Scandalum exeniplum rei w.alœ.

Doublement coupables donc les pécheurs pubh^s , parce qu'ils sont coupables non -seulement des péchés qu'ils commettent , mais encore des péchés qu'ils font commettre aux autres. Ils ne peuvent ressusciter à Dieu, à moins qu'ils ne réparent, d'une main, le scandale qu'ils ont donné, tandis que, de l'autre main, ils doivent appliquer tous leurs efforts pour détruire leurs propres péchés : de là une difficulté de plus de se convertir sincèrement à Dieu.

C'est, dit saint Augustin, ce que le divin Sauveur a voulu nous apprendre, quand il voulut paraître éprouver de la difficulté, de la peine à ressusciter le fils de la matrone de Naim 5 tandis que rien ne coûte, rien n'est difficile pour Celui qui a, par un seul mot, créé l'univers (1).

En effet, Celui qui avait, presque en se jouant, ressuscité la fille de Jaïre, lorsqu'il a ressuscité le jeune homme de Naïm, s'est en quelque sorte fait voir triste et pleurant, en compagnie de sa mère désolée et du peuple, partageant ses larmes et sa douleur; il s'est approché du cercueil , il en a arrêté les porteurs, il Fa touché^ il a saisi de sa main divine le cadavre, il Fa

(1) A Dominus, cui facilia crant omnia, qiiaindam ibi difficulta- « tem ostendit (De Ycrh. Domin.). »

16 HOxMÉLIE I. — LES TROIS MORTS RESSUSCITES

soulevé, il a fait résonner à ses oreilles sa voix toutepuissante. A cette voix le jeune homme revit; mais il ne se tient pas sur ses jambes-, il parle avec ceux qui l'entourent, mais il demeure encore assis sur sa bière. Il a été nécessaire que le bon et aimable Jésus le prît par le bras, l'aidât à descendre, le soutînt dans les premiers pas de sa vie nouvelle-, et ce n'est qu'après tout cela qu'il le rend enfin parfaitement sain à l'amour de sa mère-. Et dédit illum matri suce.

Or, voilà, dans l'ensemble de toutes ces circonstances qui ont accompagné ce beau prodige, exprimée la grande mais triste vérité : Que la résurrection spirituelle des pécheurs publics, des pécheurs effrontés, n'est pas aussi facile que la résurrection spirituelle des pécheurs récents et qui n'ont pas mis le public dans le secret de leur péché.

Autant est donc heureuse la condition du chrétien qui édifie, autant est triste celle du chrétien qui scandalise. Hommes, femmes, chrétiens, qui, par la force de votre exemple, par la sainteté de votre langage, par l'activité et l'industrie de votre zèle, retirez les pauvres pécheurs de leurs égarements, réjouissezvous; car c'est de vous que saint Jacques a dit que, en sauvant l'âme des autres de la mort éternelle, vous méritez que Dieu oublie, cache, efface, pardonne vos propres péchés; Qui converti fecerit peccatorem ah errore vice suce, salvabit animam ejuSy et operiet multitudinem peccaiorum (Jac. v, Versionis Syriacœ (1).

(1) C'est ainsi que, depuis Origène, les Pères et les Interprètes ont expliqué ce passage.

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Il paraît qu'en s'exprimant ainsi, l'apôtre saint Jacques ait fait allusion aux mots d'Isaïe : « Il est revêtu du manteau du zèle; Opertus quasi pallio zeli. » (Isa. lix). Car, en effet, dit le prince des modernes interprètes de l'Écriture sainte, tout chrétien zélé, toute àme zélée, soit homme ou femme, soit religieuse ou laïque, père ou mère, jeune homme ou jeune fille, tout chrétien qui édifie, qui ramène son prochain à la religion, à la pratique du hien, attire sur lui-même le manteau de la miséricorde de Dieu et s'y enveloppe, et s'en revêtit, et y cache dessous, et fait disparaître ses propres péchés des yeux de Dieu, puisqu'il en ohtient facilement grâce et pardon (1). Et c'est de ces hommes d'édification et d'ordre que David a dit : a Heureux ceux dont les péchés ont élè couverts^ et dont les iniquités ont été remises^ BeoAi quorum remissœ sunt iniquitaies et quorum tecta sunt peccata (Psal. xxxi). »

Par la raison opposée, les hommes, les femmes de scandale, qui, ou par leurs conseils, ou par leurs discours, ou par leurs exemples, ou par leurs œuvres inspirent aux autres le péché ou les attirent au péché, restent dans fétat d'une nudité affreuse aux yeux de Dieu. Les péchés qu'ils ont fait commettre aux autres, qui s'augmentent, qui se perpétuent, et sont toujours vivants, font rester à découvert les péchés qu'ils ont commis eux-mêmes, attirent sur eux la juste colère de Dieu. En sorte qu'au lieu d'être enveloppés du manteau de la divine miséricorde, ils se trouvent couverts de

(i) « Zelus cjus est quasi pallium, quo velat sua peccata, corara « oculis Dei, ut in iis gratiam inveniat (a Lapide, in v Jacobi). »

l'affreux vêtement de la malédiction divine, qui, en les déparant dans le temps, en fait un objet horriblement grotesque et difforme pour toute l'éternité; Induet mahdictionem sicut vesfimentum ÇPsal. xviii).

Mais, est-ce qu'il n'y a pas de remède, est-ce qu'il n'y a pas de grâce, est-ce qu'il n'y a pas de pardon, se demande saint Augustin, pour cette classe de pécheurs qui ont traduit en public leurs désordres, qui ont scandalisé leurs familles, leurs enfants, le public même, en portant en triomphe leurs péchés? Non, non, ce n'en est pas ainsi, répond le môme grand docteur. Jésus- Christ ayant dit au jeune homme de Naïm : « Je te dis : Lève-toi, » nous a appris que, même les pécheurs publics, figurés par ce jeune homme, peuvent ressusciter à la grâce , et qu'il y a espérance de pardon et de salut même pour eux (I).

0 malheureux pécheurs qui avez été une pierre d'achoppement pour les autres -, qui vous êtes faits les conseillers, les instigateurs, les maîtres des iniquités des autres, votre culpabilité, je ne vous le dissimule pas, est très-grande, votre responsabilité est énorme, votre condition est affreuse. Cependant vous pouvez, vous aussi, faire déchirer l'horrible chirographe que vous vous êtes octroyé, et avez signé vous-même : le chirographe, la sentence de la perte de votre âme, en punition d'avoir perdu celles des autres ; vous pouvez ressusciter, vous aussi, à la vie. Mais comment.^ Faites,

(l) «Numquid isti, qui taritum processerunt, ut quod habebant « in socrcto, appareret in publico, desperati suiit? NoJiiie illi ju- « ve.ni dictum e&i : Tibi dico : Surge [loc. cit.)? )>

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avant tout, que votre mère, le peuple pleure à cause de vous, c'est-à-dire que rÉglise, les âmes pures et ferventes prient pour vous. Les prières, les larmes, pour votre salut , de ces mêmes âmes que vous avez tant attristées par le spectacle de vos désordres, sont, comme nous l'avons vu {llomel, m et x), d'une efficacité immense auprès de Dieu.

En second lieu, rendez-vous vite et entièrement à la voix du Seigneur, qui vous appelle, qui vous presse à ressusciter de l'état de votre mort spirituelle que vos scandales ont rendue publique; Adolescens^ iihi dico : S urffe. Recourez au ministre de Jésus-Christ, qui, revêtu par lui-même de son pouvoir souverain, arrêtera la marche de vos coupables passions, étendra sa main thaumaturge sur la bière funeste de votre conscience, et en fera sortir, en fera bondir dehors le corps du péché (Bom.), le corps de mort qu elle porte en ellemême. Vous ouvrirez les yeux de l'esprit à la lumière de Dieu ; votre cœur commencera à palpiter de nouveau du mouvement vital de la grâce. Vous ne pourrez pas, il est vrai, marcher tout de suite. N'importe. Il suffit d'abord que vous vous leviez et restiez assis sur votre cercueil, c'est-à-dire que vous vous leviez dans votre conscience au-dessus de vous-même et cessiez de mal faire.

Mais, à l'exemple de l'enfant de la Veuve, qui commença à parler de sa résurrection au peuple qui l'environnait, comme témoin de sa mort, vous devez encore, vous dit le vénérable Bède, faire connaître votre changement , votre conversion à ceux que vous avez scandalisés, attristés par votre vie de désordre, et qui

ont été les témoins ou les complices, ou les victimes de VOS péchés (1).

Il est vrai qu'attendu la corruption de Thomme, la force des passions, les infernales sympathies que le péché trouve au fond du cœur, il est plus facile de scandaliser que d'édifier, de pervertir que de convertir, d'entraîner les hommes au vice que de les ramener à la vertu. Mais ne désespérez pas. Imitez le zèle que mettait^avid à réparer le scandale de son péché. Ne rougissez pas de votre retour au bien-, n'ayez pas honte de paraître pénitent, puisque vous n'avez pas eu honte de paraître pécheur. Ne cachez pas votre repentir, puisque vous n'avez pas caché vos fautes. Ne faites pas attention aux sarcasmes malins, aux railleries stupides du libertin et de l'impie. Vous ne devez pas vous laisser imposer par des hommes qui ne vous valent pas. Élevez-vous au-dessus des préjugés ridicules du respect humain. Soyez homme, tel que Dieu vous a fait, homme libre et maître de vous-même ; Esio vir. Parlez souvent en présence des pécheurs, parlez avec la sincérité et la ferveur propres au zèle chrétien, de la loi de Dieu, de ses obligations et de ses récompenses; Docebo iniquos vias suas (Psal. l). Parlez-en surtout bien plus par vos exemples que par vos paroles, et vous serez plus heureux que vous n'auriez su l'espérer, plus heureux à faire des conquêtes à la vertu, que vous n'avez été habile à lui faire des apostats; Et impii ad ie converientm\

(1) « Incipit loqui, cum veducis vitae indicia cunctis, qui eum peC' « cantem luxerunt, ostendit [loc. cit.), »

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Édifier c'est une obligation pour tout le monde. Le divin Maître ayant dit : « Vous devez vous conduire de manière à ce que la lumière de vos bonnes œuvres rayonne aux yeux de tout le monde, et que le monde, attiré par vos exemples, revienne à Dieu et glorifie votre Père, qui est au ciel ; Sic luceal lux vesira coram hominibus^ ut videant opéra vestra bona^ et glorificent Patrem vestrum qui in cœlis est (^Matth. v). Malheur à vous si vous affectez au dehors une piété que vous n'avez pas dans votre cœur ! Malheur à vous si vous ne fréquentez les églises, ne parlez religion, ne faites des aumônes que pour attirer sur vous les regards et l'estime du monde, pour passer aux yeux du monde pour une personne pieuse et charitable! Ce serait de l'hypocrisie, le crime des Pharisiens, qui ne vous vaudrait que les anathèmes et les châtiments de Dieu, et les sarcasmes et le mépris du monde. Mais si, en laissant voir vos bonnes œuvres, vous n'avez d'autre intention que l'édification de vos enfants, de vos domestiques, de vos subordonnés, de vos égaux 5 vous n'avez rien à craindre -, vous aurez au contraire à vous attendre aux récompenses éternelles qui ont été promises à ceux qui honorent et font honorer Dieu par la sainteté et la sagesse de leur conduite ; Qui élucidant me y vitam œternam habebunt {Eccli. xxiv).

Mais rappelez-vous toujours que l'édification du prochain, qui n'est, pour tout chrétien, qu'un devoir de charité, pour vous, qui avez eu le malheur de donner du scandale, est un devoir de justice. Il faut que vous rendiez à Dieu, par votre zèle, autant d'âmes que vous lui en avez enlevées par vos mauvais exemples ; et, ne

pouvant pas faire cela par la prédication, vous devez tâcher de l'obtenir par l'édification. Oui, qu'on vous voie évitant le monde, assidu aux pratiques religieuses, généreux dans l'exercice de la charité, prudent dans vos discours, humble dans la grandeur, patient dans la tribulation, sage dans toute votre conduite, et ne craignez rien. La grâce de Dieu fera le reste ; et je vous le redis, vous aurez peut-être le bonheur de ramener à Dieu, par vos bons exemples, un plus grand nombre d'âmes que vous n'en avez éloigné de lui par vos scandales ; Docebo iniquos vias tuas et impii ad te convertentur. Souvent les bons exemples du laïque, et surtout de la femme, font plus de bien que les prédications du prêtre. Vous pourrez même rendre à Dieu bien plus que vous ne lui avez volé \ vous pourrez mettre en règle vos comptes avec sa justice, et vous assurer sa miséricorde.

Pleins de santé et de vie, vous pourrez aussi être rendus, comme des enfants de consolation et de gloire, à votre mère l'Eglise, qui vous pleurait morts, et qui vous regardait comme des enfants d'ignominie et de douleur 5 Et dédit illum mairi suce. Et, enfin, vous pourrez être de ces morts spirituels qu'une foi vive, efïicace dans la puissance de leur divin Sauveur, fait revivre \ Qui crédit in me, etiamsi mortuus fuerit^ vivei.

Mais il y a une troisième classe de pécheurs qui attend aussi nos instructions et nos consolations. Ce sont les habitués au mal depuis de longues années, et pourtant en pleine décomposition de leur être moral, et dont rétat de Lazare mort nous présente la figure

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la plus expressive, l'image la plus fidèle. Occuponsnous donc d'eux aussi, et de la possibilité et des moyens de leur résurrection à la vie de l'esprit. Ah 1 ce sont, hélas! les plus malheureux parmi les pécheurs, comme les pécheurs sont les plus malheureux parmi les hommes ! C'est le sujet de notre dernière partie.

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