LA COMTESSE DE I
mondaine où 1rs châtelains et châtelaines des environs viennenl se retremper. Très modeste, haïssant le bruit autour de son nom, intelligente el spirituelle, la comtesse esl très entourée. Tempérament de fer, d'une énergie à toute épreuve, elle fait l'admiration de tous les sportsmen.
A cheval, à la chasse, partout elle est la première; sa vaillance étonne tout le monde et lasse les plus courageux. On l'a yue souvent après une journée consacrée tout entière à saint Hubert, à ses pompes et à ses œuvres, enterrer le cotillon qu'elle danse comme pas une. Par exemple, au grand désespoir de ses belles amies, la comtesse semble avoir emprunté des goûts qui la retiennent fréquemment loin de Paris. Elle aime la grande existence en plein air, et comme nulle part ailleurs elle trouvera un pays aussi beau que celui qu'elle habite, elle a du mal à le quitter ; et puis elle aime pardessus tout les chasses bruyantes et le faste champêtre des vieux manoirs, qu'elle rencontre au château de Meric.
C'est le matin que la comtesse se livre à son sport favori : le tir au pistolet. Elle s;est fait installer un stand, dans le genre de celui de l'avenue d'Antin, où elle vient, sous la direction de son mari, s'exer-
cer chaque jour au tir au visé et au tir au commandement. Ses cartons ne laissent rien à désirer, et si vous allez quelque jour au château de Meric, vous verrez que la comtesse est aussi bonne que belle et habile au pistolet.
LA
COMTESSE MARIE DUCIIATEL