‹ Les femmes des CésarsChapitre 32 sur 35 · PRINCESSES DU MOYEN AGE · texte numérisé non relu

PRINCESSES DU MOYEN AGE

Femmea, maitresaes et tilles de Charlemagne.

Pas plus que les Césars, Charlemagne ne fut continent. Il eut un nombre inappréciable de femmes, concubines et maîtresses. Mais ses maîtresses n’eurent pas sur lui la honteuse influence que les femmes exercèrent sur les Césars. Loin de dominer, les femmes des tribus frankes étaient traitées presque en esclaves; elles

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étaient exclues de la couronne; oti faisait tellement mépris de leur vie, que le meurtre d’une femme enceinte s’acquittait pour une somme de sept cents sols. Au temps de Charlemagne la situation des femmes s’était peu améliorée; c’est pourquoi elles eurent une influence si restreinte dans les premiers siècles du christianisme. Plus tard, les ministres du Christ, dans l’intérêt de leur propre influence, firent rendre aux femmes, au nom de la religion, le sceptre dominateur, que dans l’antiquité elles avaient, tenu au nom de la débauche, des passions déchaînées. .Ainsi s’explique l’attachement intéressé des femmes pour un culte qui les a non -seulement émancipées, mais rendues souveraines absolues.

Cependant Charlemagne, tout en ne laissant pas empiéter ses maîtresses dans son domaine politique, eut pour certaines d’entre elles une passion désordonnée.

Souvent il oublia auprès d’eflçs sa gloire

de conquérant. Si l’on en croit une légende rapportée par Pétrarque, Charlemagne aurait aimé à un tel degré de folie l’une de ses maîtresses, qu'aprés sa mort il serait tombé dans un désespoir absolu.

Les lèvres attachées à la dépouille de sa maîtresse, jour et nuit il embrassait son cadavre, malgré son état de corruption et de pourriture. 11 ne voulait pas qu’on inhumât le beau corps de cette femme adorée. Enfin, un archevêque ayant retiré de la bouche du cadavre de sa maîtresse une pierre constellée et enchâssée dans un anneau, mystérieux talisman qui attachait irrésistiblement Charlemagne à sa maîtresse, avec l’anneau enlevé disparut l’amour du grand roi. Selon nous, les regrets ressentis par Charlemagne à la mort de ses maîtresses étaient trop vivement effacés par de nouvelles amours. > On jugera des habitudes galantes de ce nouveau Salomon par les lignes suivantes

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