‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 115 sur 287 · NADA · texte numérisé non relu

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Quand plus tard l’arrivée des l/nited Empire Loyalists fuyant les colonies révoltées, eut augmenté la population et douné le signal de l'établissement de la province supérieure, un nouveau champ s’ouvrit à l'écrivain, mais nous ne trouvons rien dans les livres du temps qui ressemble aux lettres vives et spirituelles de Mrs. Brooks.

The Backwoods of Canada, le premier livre de Mrs. Catherine Parr Trail (née Strickland), qui avait commencé ses travaux littéraires dès 1818, a été publié en 1835. Vinrent ensuite 7%e Female Emigrant's Guide; Lady Mary and her Nurse; The Canadian Crusoes ; Plant Life in Canada ; Pearls and Pebbles, or Notes by an Old Naturalist et Cot and Cradle Stories. Ce dernier ouvrage a été publié en 1895, et a clos une carrière littéraire d’une longueur sans exemple de soixante et dix-sept années. Mrs. Trail est morte au mois d'août 1899, âgée de quatre-vingt-dix-sept ans et sept mois. Elle a conservé jusqu'à la fin son excellente mémoire, son amour pour la nature et son goût des lettres. Elle était, à l'époque de sa mort, la plus âgée des femmes auteurs dans les possessions britanniques.

Mrs. Moodie (née Susanna Strickland) est un écrivain de force et de génie. La réputation que lui a value sa prose tant dans le domaine de la réalité qu'en celui de la fiction a nui à celle qui lui aurait appartenu comme poëte. Elle a publié plusieurs ouvrages, tant en Angleterre qu’au Canada. Le plus connu comme aussi peut-être celui qui a été le plus lu, a pour titre Loughing it in the Bush. Mrs. Trail et sa sœur Mrs. Moodie furent les premiers écrivains et les plus : :sévérants à collaborer au Ziferary Garland, magazine d’un mérite littéraire supérieur, publié à Montréal, par John Lovell, de 1838 à 1854. C’est par la voie de cette publication ainsi que de l'Anglo-American, du Snow Drop (magazine pour la jeunesse édité par Mrs. Cushing), du /#/aple Leaf, du Canadian Magazine (Vork 1823), du Barker s Magazine (Kingston 1846) et du Victoria Magazine (Belleville, 1847-48)—ce dernier édité par Mrs. Moodie—que les noms et les œuvres de plusieurs femmes de talent arrivèrent à la connaissance du public anglais en même temps que du publiccanadie. Plusieurs des écrits ainsi épars ont ensuite été réunis et publiés en volumes à Londres ou à Edimbourg.

Mme Leprohon (née Rosana Mullins), auteur de Manor House of Villerai et d’ Antoinette de Mirecourt, etc., etc., a écrit avec un talent réel et ün goût littérairetrès marqué. Ses ouvrages ont été réédités par Lovell en anglais et en français, et sont encore fort estimés.

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Mrs. Cushing, d’abord co-éditeur (avec Lovell) du Ziferary Garland durant les dernières années d'existence de ce magazine, est ensuite devenue éditrice du Sxow Drop. Mrs. McLachlan, Helen M. Johnson, Helen Walker, Augusta Baldwin, Mrs. E. Sawtell, Mrs. Giles, Mrs. J. G. Spooner, Mrs. E. F. Ellet, Mrs. J. V. Noel, auteur de Dinah Blake's Revenge, Mrs. Sadlier, auteur des Blakes and Flanagans, et Mrs. Chenie, étaient toutes des prosateurs bien connus des lecteurs du Ziferary Garland, le seul recueil où l’on puisse retrouver la plupart des productions de leur esprit.

® Le Manuel d'Histoire du Canada, de Mrs. Jennet Roy, publié à Montréal en 1847, a atteint sept éditions et a été imprimé en anglais et en français. Cet ouvrage était méritoire autant qu'opportun.

Depuis 1860 le nombre des écrivains en prose parmi les femmes a beaucoup augmenté. Le British American Magazine, le Canadian Literary Quaterly Review, le Canadian Literary Journal, le Canadian Magazine, le Canadian ionthly and National Review, et ses successeurs, le Ze/ford ana Rose, le Belford's Magazine et le Week de Toronto, le Dominion Monthly, le Dominion Illustrated, le Monthly, le Young Canadian, les Canadiana, et d’autres que l’espace m’empêche d’énumérer, ont dû beaucoup de leur succès à des plumes féminines. Parmi les plus distinguées de ces collaboratrices, mentionnons Miss Louisa Murray, auteur de Fauna or the Red Flower of Leafy Hollow. On a dit de ce roman qu’il témoigne de plus de puissance intellectuelle que toute autre œuvre du même genre qui ait paru au Canada. Un autre de ses livres, argaret Kneller, Artist and Woman, se distingue par une grande pureté de style, par l'élévation de la pensée et par une remarquable originalité. Miss Murray a aussi écrit des essais caractérisés en général par une nette intelligence du sujet. Nous avons d’elle des-pièces de poésie lyrique d’une grande délicatesse.

Miss Machar, mieux connue sous le nom de plume de Æidelis, et auteur de For Æing and Country ainsi que de plusieurs autres romans, récits, historiques et poèmes et Miss Wetherald qui a écrit The Algonquin Maid en collaboration avec Mr. Mercer Adam, sont aussi des prosateurs dont les livres sont répandus ; la dernière cependant, s’est surtout fait cornaître par sa poésie. Leurs œuvres prennent par lèur mérite un rang beaucoup au-dessus de la moyenne. Annie Rothwell (née Fawler}) a écrit nor bre de romans dont les plus importants sont Æ£dged Tools et Loved Z not Hor sur More.

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Parmi les écrivains plus récents, qui non seulement jouissent de plus grandes facilités de publication, mais s'adressent encore à un public plus considérable que leurs devancières plusieurs se sont acquis une réputation qui dépasse les bornes coloniales. Ily a beaucoup à dire de leurs œuvres, bien que je ne puisse en parler sans une certaine timidité. Parmi les femmes nées au pays et qui sont connues à la renommée se trouve Mrs. Harriet Roach (aujourd’hui Mrs. Boomer). Son livre intitulé O» 7rek in the Transvaal a été publié a Londres quelques années aprés 1870. L'édition est aujourd'hui épuisée ; mais depuis le commencement de la guerre sud-africaine, la presse canadienne en a reproduit maints extraits. Mrs. Coates (née Sara Jeannette Duncan), auteur de À Social Departure, An American Girl in London,etc., est un des plus connusentre ceux de nos prosateurs qui ont porté leur talent sous d’autres cieux. Le développement de ses moyens littéraires et sa connaissance croissante du monde marquent graduellement ses ouvrages, et ceux-ci sont moins des œuvres d'imagination que des peintures de mœurs prises sur le vif et des études de caractères façonnés par leur entourage. Miss Joanna Wood, auteur de /xdith Moore est une plume forte et caustique et qui obéit à plus d'imagination, ce qui se remarque peut-être le plus dans son dernier ouvrage, À Daughter f Witches, lequel a été publié dans le Canadian Magazine. Miss Lilly Dougall, auteur de Peggars AU, What Necessity Knows, A Madonna of a Day, etc., etc., écrit avec beaucoup de grâce et se plaît surtout à ce qu'il y a de plus élevé dans les caractères qu’elle crée. C’est sur des scènes canadiennes que se déroule l’action de ses récits. Sa plume reste fidèle à la vie, mais elle ne s’en distingue pas moins par une originalité qui lui est propre.

Marshall Saunders est l’auteur de Beautiful Joe, The House of Armour, The King of the Park, etc., etc. Dans son roman Xose à Charlitte, la scène se passe en Acadie, les personnages sont les descendants de ceux qui, ramenés par la nostalgie au beau pays aimé d'où on les avait arrachés, et trouvant leurs foyers pris, étaient allés s'établir sur les bords de la baie. Il n’est point dans l’histoire du Canada de pages plus romantiques, plus fascinatrices, et qui offrent plus de matériaux aux récits historiques ou à la fiction que celle de l’histoire des Acadiens. Marshall Saunders a peint la vie d’aujourd’hui, non celle du passé, et son œuvre fait preuve d’un sentiment des proportions et d’un talent tout sympathique qui ont valu à son auteur une place intéressante dans le monde des lettres. Son

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intelligence de l'enfance, son entente de l’atavisme, ajoutent beaucoup de charme à ses récits. Mrs. Roger, auteur de Sfories of the Land of Evangeline, est un autre de nos écrivains qui a fait son thème de l’histoire de l’ Acadie. D'un côté Mme Harrison (Seranus), poète, musicienne et prosateur, s’est, dans son livre intitulé 7%e Forest of Bourg-Marie, inspirée de la vie de l’ ‘‘ habitant ’’ francocanadien. Cet écrivain a une rare faculté de perception, grâce à laquelle elle peut retrouver, sous les rudes dehors de ses personnages souvent ignorants, les traits et traditions de la vieille noblesse française, qui ont laissé leurs traces dans le caractère de ses descendants. Ce roman a, d’un autre côté, la particularité de t'avoir point d'’héroïine. Miss Mclllwraith (Jean Forsyth) est, elle aussi, par ses œuvres, connue en dehors du Canada. Le plan de Making of Mary, et la manière originale dont elle a traité son sujet, ont donné lieu a une grande diversité d'opinions sur le mérite de cette œuvre. Avec Mr. W. McLennan, Jean Forsyth a collaboré au roman Span of Life, livre fort répandu et qui mérite tout succès.

Son dernier ouvrage est une Histoire du Canada écrite pour The Children's Study Series, bibliothèque publiée à Londres par Fisher Unwin. Entre plusieurs autres écrivains, Montréal nous a donné Miss Blanche Macdonell, auteur de Diane de Ville-Marie, récit historique s!légrement écrit, et dont les personnages et événements principaux appartiennent à une époque mouvementée de l’histoire de Montréal, la fin du dix-septième siècle. Miss Macdonell a montré beaucoup d'habileté en utilisant comme elle l’a fait cette page pittoresque de l'histoire, et par la manière dont elle en a agencé les événements en un livre plein d'intérêt.

Parmi les auteurs de relations de voyage, nous avons Lady Macdonald, la veuve du célèbre homme d'Etat canadien, sir John A. Macdonald. Elle raconte un intéressant voyage et une aventure d’un nouveau genre, dans le livre qu’elle a intitulé : 7#rough the Rockies by Rail and Cowcatcher, (le cowcatcher est le chasse-pierre ou espèce de défense qui se place en avant de la locomotive). Les brillantes descriptions ont engagé maints voyageurs à aller admirer la magnificence de la nature dans la partie des montagnes Rocheuses qui appartient au Canada. A la mort de son mari, lady Macdonald, en récompense des services qu’il a rendus au Canada et à l'empire, a été créée par Sa Majesté baronne Macdonald d’Earnscliffe. Parmi les ouvrages de la même nature, citons : Ærom Ontario to the Pacific, de Mrs. Spragge, et Overland to Cariboo, par Mrs. Margaret

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McNaughton, qui raconte dans un style élégant le voyage entrepris par les premiers chercheurs d'or en ce pays aujourd'hui mieux connu et plus accessible, Ce livre composé sur des écritures journalières d'un des membres de l'expédition, manque de ce charme qui appartient aux réminiscences personnelles ou aux créations de l'imagination.

Il est un autre genre que des femmes ont aussi adopté avec succès : celui qui consiste dans la relation de la vie modeste et caline passée au milieu du peuple, de la vie simple et comme il faut, que sont à portée d'observer ceux qui se font les compagnons sympathiques du défricheur dans ses joies comme dans ses peines, Parmi les meilleurs de ce genre citons G/impses from a Parsonage Verandah, par Mrs. Jeffers Graham. Quelques-unes des nouvelles qui composent ce volume vont jusqu’à l'âme des choses et sont dites avec une bonhomie spirituelle remplie d'attrait. Æaces that Follow, par Mrs. E. M. Mason, est un autre livre du même genre. Celui de Lottie McAlister, C/ipped Wings, est un roman dans lequel l’auteur s’est posé un problème qu’il a résolu de manière à faire preuve non seulement d’habileté littéraire mais d’un beau talent de création.

Parmi les relations de voyages en pays étrangers, nous avons les Scenes in Hawaïior Life in the Sandwich Zslands, par Mrs. M. Forsyth Grant, sorte d’agréable causerie qui, après avoir été imprimée dans un journal, a été publiée en volume ; À Reverend Pilgrimage, par L. Berryman, qui fut écrit pour le 2ominion Ilustrated de Montréal, et qui est le compte rendu d’une visite en Ecosse dans les recoins romanesques de cette terre fertile en hauts faits et en souvenirs historiques. Citons encore On» Bicycdle through Europe, par Constance Boulton, qui a été écrit pour le Canadian Magazine, de Toronto. Aiss Dexie, a Romance of the Provinces, par Stanford Eveleth (Mrs. Dickson), a eu beaucoup de succès dans un certain rayon. Ce roman appartient à la classe d’oeuvres sentimentales, assez faiblement écrites, mise en vogue par Wide, Wide, World, littérature inoffensive, pure d'intention, mais d'un mérite fort rué. diocre.

Comme écrivain de nouvelles pour les enfants, Virna Sheard, dans ses 7revelyan's Little Daughters, montre beaucoup de talent en même temps que sa connaissance de la simplicité, du naturel de l’'enfant donc la vie se passe dans des milieux agréables, de la chevaleresque charité de celui que forme une douce éducation, et de la fière réserve du pauvre qui a connu des jours meilleurs.

Mme Achille Fréchette {née Annie: Howells), dans ses deux petits voluines On Gvand Father's Farm et The Farm'; Littie People, ail a de délicates choses pour les enfants, tandis que Æeuben Dale et | | Summer Watcring Places on the St. Lawrence, sont des ouvrages 11 pleins d'intérêt et d'un grand charme de style Mme Fréchette a beauccup écrit pour les magazines et sur nombre de sujets.

Frappées du fait que la destruction de maints papiers privés entraîne la perte d'une bonne partie de notre histoire domestique, Kathleen et Robina Lizars, petites-filles de feu le juge Lizars, qui était venu au Canada avec des officiers de la Canada Company, eu 1826, voulurent d’abord dans un ouvrage intitulé : 7%e Days of the Canada Company, sauver cette époque de l'oubli. B.entôt ce livre était suivi d'un autre : ÆZumours of 37. L'œuvre des deux sœurs est surtout caractérisée par beaucoup d'esprit, un style châtié et d'abonjantes anecdotes fort bien racontées. Dans le dernier volume les entèe des chapitres sont d’une vigueur épigrammatique remarquable

Un autre écrivain d'histoire, mais d’une veine plus sérieuse, est laay (Mrs. J. D.) Edgar, dont les 7e» Year: of Upper Canada in Peace and War, sont une compilation de lettres de familie e+ constituer:t l'une des plus précieuses collaborations à l'histoire du C: ada Mrs. Curzon (S. A. C.), qui pendant plusieurs années a prêté sa plume aux principaux journaux, est l’auteur d'un drame lyrique Laura Secord, ainsi que d’rne esquisse en prose sur l'exploit de cette héroine Les travaux de cet écrivair ont largement contribué à éveilier chez nous la sollicitude qui se marifeste aujourd'hui pour la conservation des souvenirs canadiens et un patriotique intérêt pour toutes les choses de notre histoire.

Miss Agnes C. Laut, pendant quelques années l’un des écrivains . du Winnipeg Free Press, est l'auteur d'une œuvre vigcureusement écrite, qui a pou: thème la vie ec les aventures dans la région de la baie d'Hudson. L'ouvrage est intitulé: Zords of the North, est d'une lecture engageante d’un plan b'en conçu, et est fidèle aux anvales histcriques. Miss Emily E. Weaver a écrit nombre de romans et ncuvelles r°"us avec faveur en Angleterre. //y Lady Neil. The Rabbis Sor et Soldiers of Liberty, sont parmi les plus populaires. Miss Weaver a sous presse un manuel pour les écoles, qu’elle a intitulé : À Canadian History fo; Bcys anw Girls. Son style ‘ e‘ la manière attrayante dont elle présente ies faits, sont en frappart contaste avec l’aridité des textes fournis jusqu'ici pour l'étude de l'histoire la pius remarquable et la plus pittoresque au monde.

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Quant aux femmes qui écrivent aujourd'hui pour la presse quotidienne, en qualité de correspondantes, d'attachées à la rédaction. de chroniqueuses ou de critiques, l'espace manque pour en faire une mention particulière, Miss Barry, de Montréal ; Mrs, Blake Coleman (Kit), une Irlandaise que les Canadiennes aimeraient à réclamer comme une des leurs; Mrs. Cummings (Sama); Mrs. Denison (Lady Gray); Jean Blewett, Marjorie MacMurchy, Laura Durand et plusieurs autres se font remarquer par la qualité littéraire de leurs travaux.

Il est impossible dans des limites aussi restreintes d’embrasser en toute son étendue le sujet qui nous occupe. Par suite des diff. cultés mentionnées au début de cet article et en 1 absence de toute encyclopédie et de tout catalogue complet de bibliographie cunsdienne, j'ai dû me borner presque entièrement aux pius auciennes provinces du Canada. Les provinces maritimes et l'Ouest ont fourni beaucoup d'œuvres de mérite er nombre de prosateurs sur lesquels il m'a. été impossible de me procurer les renseignements qui r1’eussent été nécessaires. Peut-être les ‘acunes du présent travail engagerontelles à y suppléer quelqu'un de mieux situé que moi pour recueillir les matériaux et ayant à sa disposition plus de temps que je n'ai été à même d'y consacrer.

Quoi qu’il en soit terminons cette courte revue &e l'œuvre des femmes qui ont écrit en prose anglaise au Canada, en disant que si souvent elle manque de vigueur et de mérite littéraire, le ton en est invariablement pur et les enseignements toujours sains. Nos ciels purs et notre atmosphère vivifiante exercent leur influence sur nos écrivains, et notre littérature encore au berceau, déjà exprime le caractère national.

MARY AGNES FITZGIBBON, Auteur de À Zrip to Manitoba, 4 Veleran of 112, el.

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