‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 117 sur 287 · CREER · texte numérisé non relu

CREER

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Pushed back a little that one may know Will melt full soon the frost and snow.

And here is old Jacques, the blind habitant, Who can sing you the whole of Le /uif Errant,

And plays on his fiddle such tunes so gay, As Le vent frivolant or J'ai tant dansé.

And now all the Seigneury forms in a line, Then the Grand Promenade with air so fine,

One can hardly believe it is ‘‘ homespun grey ” And bottes sauvages who are leading the way.

I1 serait impossible de mentionner dans ce court résum £ tous les ouvrages en vers portant des signatures de femmes, qui ont paru dans les vingt dernières années du siècle. Nous nous contenterons de nommer les quelques auteurs suivants : Helen Merrill, Mrs. Lawson et la Havergal canadienne, Miss Anny Parkinson.

Un des livres les plus remarquables qui aient été écrit pr une canadienne est celui qui a pour titre: 7%e White Wampum, par Miss E. Pauline Johnson, dont l’œuvre, par son originalité et sa virilité, prend place à côté de celle de Miss Wetherald, dans celle des poètes qui honorent le plus les colonies, tandis que, en raison de l’extraction indienne de s n auteur, elle a une valeur historique qui la rend unique.

L'extrait ci-dessous est emprunté à l'un de ses puemes lyriques, intitulé 7%e Song my Paddle Sings.

‘ We’ve raced the rapid, we're far ahead!

The river slips through its silent bed, Sway, sway, As the bubbles spray, And fall in tinkling tunes away.

And up on the hills against the sky, A fir tree rocking its lullaby, Swings, swings Its emerald wings, Swelling the song that my paddle sings.””

En 1895, la même année que Miss Johnson publiait son livre, Miss Lily Alice Lefevre (Fleurange), l’auteur d’un beau poème

: tous les ont paru enterons il, Mrs.

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carnavalesque, l'Zfalian Boy's Dream, faisait aussi imprimer un recueil de vers. La même année aussi paraissais 7%e House of Trees, de Miss Ethelwyn Wetherald. Cette dernière fait partie ici de ce groupe de femmes journalistes qui ont fait en poésie une œuvre caractéristique et d'un mérite réel. La poésie de Miss Wetherald n’est peut-être pas aussi virile que celle de Miss Johnson ; elle possède, cependant, une délicatesse et une spiritualité qu’on ne trouve dans les chants de nulle autre poétesse canadienne. Les vers qui suivent sont de sa plume :

MOONLIGHT.

When I see the ghost of night

Stealing through my window-pane, Silken sleep and silver light

Struggle for my soul in vain; Silken sleep all balmily

Breathes upon my lids oppressed, Till I sudden start and see

Ghostly fingers on my breast,

White and skyey visitant, Bringing beauty such as stings All my inner soul to pant After undiscovered things, Spare me this consummate pain !

Silken weavings intercreep Round my senses once again, I am mortal—let me sleep.

Mrs. Jean Blewett est aussi connue depuis longtemps comme auteur de plusieurs belles pièces d’une poésie toute vibrante, de vie. L'extrait qui suit traite d’une façon originale un thème fort

rebattu.

Spring, with the daffodils at her feet, and pansies abloom in her eyes; Spring, with enough of the God in herself to make the dead to arise.

For, see, as she bends o’er the coffin deep—the frozen valley and hill The dead river stirs. Ah! that ling’ring kiss is making its heart to thrill.

And then, as she closer and closer leans, it slips from its syowy shroud, Frightened a moment, then rushing away, calling and laughing aloud.

The hill where she rested is all abloom—the wood is green as of old ; And wakened birds are striving to send their songs to the Gates of Gold.

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Depuis plusieurs années Miss Agnès Maule Machar est bien connue au Canada comme écrivain en prose et en vers. Son récent volume, Lays of the True North, contient plusieurs pièces patriotiques, descriptives ou philantropiques qui lui font honneur. Je cite l'extrait suivant de la pièce Canada to the Laureate, à cause de l'esprit qui l’anime et de l’importance qu’il emprunte aux choses actuelles.

For we have British hearts and British blood That leaps up eager when the danger calls.

Once and again our sons have sprung to arms To fight in Britain’s quarrel, not our own.

* * Li * * * * +

Canada’s blood has dyed Canadian soil,

For Britain’s honor, that we deemed our own ; Nor do we ask but for the right to keep Unbroken still the cherished filial tie

That binds us to the distant sea-girt isle

Our fathers loved and taught their sons to love.

Miss Machar est l’une des personnalités les plus intéressantes parmi nos femmes de lettres.

Miss Helen Fairbairn, Miss Katherine L. Macpherson et les deux romanciers, Miss L. Dougall et Sara Jeannette Duncan, ont également écrit de bonnes poésies.

Dans cette courte esquisse, l’auteur aurait voulu rendre plus ample justice à l’œuvre vraiment excellente de la femme canadienne dans ce champ de la littérature, mais le manque d’espace l’a empêché d’en donner plus qu’un simple aperçu critique et historique.

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