‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 284 sur 287 · EST · texte numérisé non relu

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unions. C’est là an problème qui crée beaucoup d’embarras aux missionnaires, et même chez les tribus les plus avancées en civilisation, il existe beaucoup de relâchement au sujet des obligations maritales. La vie de la femme sauvage s’identifie d’une façon très intime avec celle de ses enfants dès les jours de leur première € fance, alors qu'elle les porte sur son dos, attachés à la façon de momies sur des planches, merveilleusement sculptées, en guise de berceaux. Lorsqu’ils atteignent l'adolescence, elle s'occupe de leur chuisir des maris ou des épouses, exerçant ainsi l'antique prérogative maternelle. Les enfants sont très intelligents et ont beaucoup d'ouverture d'esprit, ainsi q. : leurs instituteurs en ont souvent témoigné.

Relativement peu de femmes sauvages âgées ont réussi à apprendre à lire facilement, et il arrive encore plus rarement qu’elles sachent écrire. Il est rare de voir une femme sauvage lire pour son propre délassement. Nombre d’entre elles fument, et paraissent se délecter dans l’usage de la pipe tout autant que les hommes.

La confédération des Iroquois des Six Nations comprenait les tribus que voici : les Agniers, les Onneiouts, les Onnontagués, les Goyogoins, les Tsonnontouans, les Tuscaroras, et des bandes de Nanticokes et de Delawares. Le pin sert de totem héraldique, ou d’emblème, à la confédération dans son ensemble. Les autres tribus habitant les provinces de l’est sont les Chippewas, les Mississaguas, les Sauteux, les Outaouais, les Abénakis, les Hurons, les Micmacs et les ‘gonquins, chaque tribu ayant son totem ou symbole particulier. pe

Le dévouement des sauvages des provinces de l'Est à l'empire britannique a toujours été proverbial, depuis l’époque de la révolution américaine, alors qu’ils combattirent si bravement pour sa défense, et que les femmes sauvages accomplirent des actes d'héroisme qui brillent dans nos annales historiques. Nombre d’Iroquois des Six Nations se trouvaient parmi les Loyalistes de l’Empire uni, qui abandonnèrent leurs terres et tout ce qui leur appartenait à cette époque pour émigrer au Canada, préférant demeurer sujets britanniques plutôt que devenir citoyens des nouveaux États-Unis.

D. BOYLE (et autres).

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