PAR L'UNE D'ELLES
Pour la plupart, un sauvage est un sauvage, une sorte d’individu
défectueux, à la peau d’un rouge brunâtre, aux ‘abitudes nomades,
et inapte aux affaires publiques. Qu'il
y ait entre les différentes tribus et nations
de la nombreuse population rouge d’ Amé-
rique autant de différence qu’il en existe
entre les races blanches de l’Europe, c’est
là une idée qui se présente rarement à
ceux qui ne s'intéressent pas particuliè-
rement aux indigènes du nouveau monde.
Le fait est que d'ordinaire un Anglais
s’offenserait si quelqu'un était capable de
le prendre pour un Turc—bien qu’ Anglais
et Turcs soient des blancs ; et cependant
on paraît surpris qu’un Sioux asse la
moue si on le croît Sarci, ou qu’un Iroquois soit à jamais biessé si vous le confondez avec un Micmac.
Francis Parkman, cet historien d’un talent et d’un charme hors ligne, ce chroniqueur précis et véridique des tribus indiennes de l'Amérique du Nord, de leurs coutumes, de leurs légendes et de leurs histoires, reconnaît volontiers aux Iroquois, sous le rapport du lignage, de la bravoure et des vertus de race tout l'éclat dont cette orgueilleuse et arrogante nation, même de nos jours, se glorifie. Dans son impartial traitement phylogénétique des différentes tribus des Peaux-rouges, Parkman constate, à la suite des historiens, des explorateurs, des voyageurs et des traiteurs, qui, depuis nombre d'années, ont déclaré le fait indéniable, qu’en ce qui concerne la vigueur physique, l'intelligence, le développement intellectuel, la moralité et les instincts sanguinaires, l’froquois dépasse de beaucoup toute autre tribu sauvage de l’ Amérique. Depuis sa fondation par Hiawatha (il y a environ quatre siècles), 1: gouvernement constitutionnel de cette race a joui d’un existence ininterrompue, inébranlée par les intestines luttes politiques, à l'épreuve du temps, des guerres et invasions et de l’assujettissement à des étrangers plus puissants,
e d’individu es nomades, ques. Qu'il 15 et nations uge d’ Amé- ’il en existe jurope, c’est rarement à s particulièreau monde.
un Anglais it capable de : qu’ Anglais t cependant pux sasse la ais biessé si
charme hors ndiennes de endes et de > rapport du t dont cette se glorifie.
entes tribus toriens, des uis nombre concerne la ellectuel, la de beaucoup ndation par t constitu- , inébranlée des guerres
puissants.