ÉDUCATION ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE EN CANADA
En vertu du pacte fédératif de l'Amérique britannique du nord de 1867, le droit de légiférer en matière d'éducation fut laissé aux gouvernements des différentes provinces, les droits et privilèges des écoles séparées et de celles rattachées aux diverses communions religieuses qui existaient alors étant, toutefois, spécialement garantis. Les systèmes en usage varient dans les différentes provinces, mais tous sont basés sur le principe de la gratuité de l’enseignement. Les fonds sont fournis par des subventions du gouvernement et par la taxe locale dans la proportion de 30 pour cent du gouvernement et 70 pour cent de la taxe locale. Dans la Colombie-britannique et les Territoires du Nord-Ouest, les écoles sont entièrement à la charge du gouvernement. L'éducation est plus ou moins obligatoire. Ontario, Québec et les Territoires du Nord-Ouest ont des écoles séparées pour les catholiques romains et les protestants. La loi d'éducation du Manitoba, 1890, a supprimé toute attache de communion religieuse dans les écoles publiques de cette province.
QUÉBEC
Education protestante. ‘Tout ce qui a trait à l’éducation dans la 111 province de Québec est sous la direction du surintendant de l’instruction publique, assisté par un conseil exécutif de trente-cinq membres | divisés en comités pour l'administration des écoles catholiques et | protestantes respectivement. Surintendant de l'instruction publique Lin —M. Boucher de la Bruère. Secrétaire du comité protestant— LI: G. W. Parmelee, licencié ès lettres et sciences. RE IR Les écoles de la province de Québec sont dirigées par des ‘RE bureaux de commissaires ou des commissaires. Les membres de 1 1H. ces bureaux sont élus par les contribuables, excepté dans les villes de Québec et de Montréal dans lesquelles les commissaires sont nommés partie par le conseil exécutif de la province, partie par les conseils respectifs de la ville. Les femmes ne sont pas éligibles au H 1 poste de commissaire d'écoles. On a essayé à Montréal d’enlever cet empêchement, mais en vain. Le système d'éducation de la province de Québec reconnaît les degrés suivants dans les écoles publiques : pe h élémentaire, mndèle, académique.
Hi Le cours d’école élémentaire dure quatre années ; le cours (H 4 modèle, trois années, et le cours académique ou d’école supérieure | trois ans, et quatre dans les écoles supérieures de Montréal. Le kindergarten ne fait pas encore partie du système des écoles Î publiques mais les jardins de l'enfance sont établis par un certain { nombre de bureaux de commissaires en rapport avec les écoles publiques. Les académies et écoles supérieures préparent les l | élèves aux examens d'inscription à l’université et pour le certir 1 ficat d’associé ès lettres et sciences, accordé par l’université | McGill. L'éducation n’est pas obligatoire ; elle n’est pas gratuite, Li excepté dans le cas des enfants dont les parents sont dans l’indi- s gence. Dans les écoles élémentaires un paiement de cinquante sous au plus est demandé aux enfants chaque mois par le bureau des | commissaires. Ce montant est exigé des enfants qui sont capables ( d’assister à l’école, et payable, qu'ils assistent ou non à la classe. Dans les écoles supérieures les cotisations sont déterminées par chaque bureau d'école er particulier. Ie gouvernement actuel a ' LIN! annoncé qu'il a l'intention de fournir gratuitement leslivres dans les LEUR écoles élémentaires. Le régime mixte est en vogue dans les écoles He élémentaires, modèles, académiques, et les privilèges sont les mêmes | pour les hommes et les femmes mais il y a un grand écart entre 1 les 2ppointements des hommes et ceux des femmes faisant le même travail. Cette différence est plus grande dans la province de
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Québec que dans toute autre province du pays. Ceci est dû surtout t au grand nombre de femmes institutrices dans les pauvres cantons éloignés, où la population très clairsemée ne peut tenir ses écoles
. ouvertes que six ou huit mois de l’année. On cherche aujourd’hui 6 à fusionner les écoles dans les circonscriptions où elles sont trop L
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