‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 68 sur 287 · D RER · texte numérisé non relu

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multipliées, de manière à pouvoir mettre sur un meilleur pied celles qui resteront. Ceci a fait faire des arrangements pour permettre aux enfants de passer d’un district rural à un autre.

Il est très regrettable que le gouvernement ait été obligé d'annuler le décret ministériel fixant le minimum des appointements des institutrices à cent dollars par année. Le retrait de ce règlement très raisonnable se fit à la suite de déclarations de quelques commissaires d'écoles des cantons ruraux qu'ils ne vou'.:ent pas se soumettre à cette décision.

D'après la loi chaque école doit être visitée deux fois l’année par l’iispecteur du gouvernement ; mais une des visites semestrielles est maintenant remplacée par une conférence d’instituteurs et par des conférences pédagogiques données par l'inspecteur aux instituteurs de son district. Il n’y a pas de loi empêchant la femme de devenir inspectrice ou surintendante d'école ; mais aucune femme n’a encore rempli ces fonctions. Il est regrettable que, à défaut de loi obligatoire concernant l'assistance à l’école, tant d'enfants entre sept et quatorze ans n'aillent à aucune école. Les derniers rapports montrent que 8,272 enfants en âge de fréquenter l’écoie n’en fréquentent aucune ; ces chiffres ne donnent pas une idée complète du mal, car dans bien des cas les rapports ne sont qu’approximatifs.

En 1898 les plus hauts appointements payés à un instituteur étaient de 3,000 dollars, à une institutrice 900 dollars. Il n’a pas été possible d’obtenir le chiffre des plus bas appointments payés, mais dans un canton un instituteur reçoit 112 dollars; et dans un autre district la moyenne des appointements de deux institutrices était de 96 dollars par année.

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