MARIE AUBRY
Marie Aubry avait deux rivales, la Hilaire et la Brigogne. C’était à qui chanterait le plus haut.
Le berger Paris aurait fini par trouver trois • pommes sur le mont Ida, pour leur en donner une à chacune. Mais il aurait eu quelquefois l’idée de leur jeter des pommes, comme on fait à la Gaîté.
MADEMOISELLE ALLARD
C’est un poète qui parle :
Jamais nymphe des bois n’eut tant d’agilité!
Vénus, Vénus jamais n’eut tant de volupté!
Que tu mélanges bien, 6 belle enchanteresse,
La force avec la grâce, et l’aisance et l’adresse! ,
Tu sais avec tant d’art entremêler tes pas.
Que l’œil ne peut les suivre et ne les confond pas!
Le papillon s’envoie avec moins de vitesse.
Et pèse plus que toi sur les fleurs qu'il caresse.
Après cela, croirez-vous encore à l’histoire en vers ? . *
MADEMOISELLE BEAUMÉNARD
Elle débuta à la foire Saint-Germain. Après la fermeture de ce théâtre comico-lyrique, elle passa aux Français, mais c’était aux Français de Versailles. Elle avait cependant de la beauté et du talent; en outre elle portait un nom déjà conp.u, le nom paternel de Beauménard, auteur de l’Opéra-Comique. Mais Beauménard n’était pas un prince, et sa fille ne fut pas une grande princesse. J’avertis mon lecteur que je n’ai pas
que des immortels dans mon dictionnaire ; il n’y a pas que des princesses à la cour : cela n’empê- ' chera pas la Beauménard et bien d’autres d’y enir leur tabouret.
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