‹ Les femmes du monde comedievaudeville en cinq actesChapitre 18 sur 56 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Mêmes, M"** DE LESTRELLE.

de lestbelle. Vous avez du monde?

Je vou* dérange?

GEORGINA, de l'air le plus gracieux. Mais non!... mais non!... Il n’y a ici que des amis... qui, comme moi, seront charmés do vous voir.. .

M" e DE lucenay, de mime , se levant. Certainement!..,

rlondeau. Trop heurcuxl madame!

M"* DE LESTBELLE. Ah! celte clière madame de Lucenay... et notre aimable journaliste. [Madame de Lucenay se rassied.)

georgina, d madame de LeslrelU, Combien je vous sai* gré de votre gracieuse visite 1... (La regardant.) Toujours belle... et toujours bonne, n'est-ce pas? Ah ! si je fais quelque jour un portrait de la charité, je vous prierai de me servir de modèle!.. Mais asseyezvous donc !... Approchez-vous du fm !...

M w ut LESTRELLE* Merci... ne faites pas

attention... [Elle s'assied sur un fauteuil que Blondeau /ni approche, )

georgina. Vous permettez que jereprenm mes pinceaux?...

M"‘ de LESTBELI.E. Comment doue, chvre amie!... ne vousgèn**z pas.

de LUCENAY. Les artistes sont toujours libres. [Georgina retourne à «on chtvalet et peint.)

M m * de lestrelle. Je suis bien aise de tous rencontrer, mon cher Blondeau... car, j’ai des reproches 5 vous faire.

BLo.NüEAU. Vous aussi, madame? C’est une conspiration !

M"‘* de lh str elle. Pourquoi donc avoir cité mon nom à propos de ces bonnes ouvre»

auxquelles on m’asxicie? le fais le bien pour le seul plaisir de le faire et non pour en tirer vanité dans un journal.

blomieau. O nt. . noussa*onscdadere»te...

GEORGlNA. peignant. Tout le monde connaît votre désintéressement...

BLONDEAU- Votre humilité.. .

»i m * de lucenay. Votre discrète bienfaisance. . .

M"* DE LESTKEI.LE. De grâce. .. épargnez moi...

GF.ORG INA. Mais Blondc-iti est un homme terrible !... Il n'y a pas moyen avec lui de conserver sim obscurité.

m“* de LLCENAY. Comment, chère mais ne s’-vise-t-II pas aussi de vanter nu s réunions, mes petits bals d’amis !... Oui, mon sieur en f it dans de spirituels feuilletons, le rendez-vous de tout ce qu'il y a d'aimable et d illustre a Paris.

b on de au. Eh bien ! mais tont ça, c’est la véniel...

M"' DE LESTRELLE, te levant. Allons, taisez-vnus ! ... ( Elle s'approche du chevalet.)

ir** de ll'cenay. Vousêies un flatteur!...

Vous savez qu'on dîne chez nous, jeudi !

11 “* de LESTRELLE, qui regarde le tableau auquel travaille Georgina. Ah ! charmant !..

admirable! [Madame de Lucctmij se lève.) GEOHGINA. VutJS trouvez?

H"** de lestrellb. C'est parfait!... n’estce pas, Blondeau?

BLONDBAU. Certainement... Quelle richesse de tons ! quel colo. b i

il"* de lkstdelle. Comme cette tête de femme est bel le 1...

M" ,e DE LUCENAY. El ces draperies!...

regardez un peu ces draperies!

U-* DE LESTRELLE. C'est stiprrbe!

M™* DE LUCENvY. Ma parole d’honneur, elle peiut comme Delacroix!

Blondeau. Et elle dessine.... comme logre* I

M"‘* UE LESTRELLE. Tout 5 fait.

GEORGlNA- Ah! mesdaiiio... Blondeau, voyous, ne dites donc p.u ces choses-lit!

SCtNK VI.

Les Mtars, UOPIQIKT, GUSTAVE.

ROPIQUET, «oui* tant la portière du fond.

Pardon, c'est moi... c'est non».

GEORGlNA. Entrez entez, messieurs.

(Etle se lève et va à eux.)

ROPIQUET, présentant Gustave. Monsieur G m. tave Didier, peinte d’histoire, que vous m’avez permis de vous présenter.

GEORGlNA. Du jeune homme, plein de talent, que je vous recommande paiticuliè- j renient, Blondea.i, et à vous au- si, iih s lames.

GUSTAVE, s’inclinant. Ah! inadaine!.,.

un tel accueil t. . je suis confus.

il" * de Li 8TUELLE. Mais si je ne me trompe, j'ai déjà eu le plaisir de voir inoiishur.

GUSTAVE. Moi, madame! (Georgina s'est remise d son chevalet.)

M“* DE LESTRELLE. Hier matin. .. chez moi.

ROPIQUET. se rappel nt. Mais oui... madame dé Leslreile... (Bas à Guitare.) \a graudedamequi nous a fait faire antichambre.

M“ de LESTRELLE. Monsieur in’est aussi recommandé... car j 'ni lu votre lettre.

ROPIQUET. d part. Bravo!.,, nous allons faire d une pierre deux coups.

GEORGlNA. Oui, certes, nous nous efforcerons d'étre utiles à monsieur.

H"* DE LEST KI LI.E. Saîl» doute.

bi-ondeau, au fond. Jclui ferai des articles. M"'* DE LUCENAY. Je parle- ai de lui à mon mari, le directeur général.

BLONDEAU. Noos le pousserons au salon.

Il suffit souvent d'un tableau.. .

ROPIQUET. D'un portrait!... (<ir« intention) d'un portrait de jolie femme... (A part.) C’est assez admit !

rlondlau. Eh ! parbleu! monsieur a raison.

GEORGlNA. C’ftd vrai, mesdames.

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