SCENE III
DPSCHAMPS, A MÉLl K, cn/ran/ doua: «te«f.
AMfii.it, à elle-même rn re fardant suit mari. Destlàl..* Justine avait raison!... Il reste à la maison {tour épier ma conduit*; car il m'aurii vue hier dans mmi fiacre... sur la place de h Bourse, c'est positif... Ali! si j’avais su à quoi je m'exposais!... El voilà qu'il est deux heures... l'heure où je suis attendue...
deschvmps, tournant son journal et à fort. Elle étudie ma contenance . . Soyons impénétrable !
Aufii.it:, d part. Cachons mon trouble!...
Peut-être n'a-t-il que des doutes!
DESCHAMPS, se cachant Ut figure arec son journal. D'abord, je me pendrais plutôt que d'avouer.
amélie, ù pari. J’aimerais mieux mourir que de lui laisser croire... (Elle prend une carafe sur fa cheminée. )
mise il am ps, d’un ton indifférent. Tu es là, ma bonne Amélie?
AMÉLIE, cherchant un prétexte. Oui...
je.. . j'arrose mes fleurs.. .
deschamps. J'achève la lecture d’un article et je suis li toi.,.
AMÉi lt. Faites.. . faites, ne vous dérangez pas, mou ami.
deschaups, à part. Comme elle dissimule !
AMELIE, de même. Quelle indifférence il affrété l ( Elle remet la carafe . }
dksc.hamps, posant le journal et se levant.
U! .. assez de choses graves et sérieuses!
AMfll.lE, lui tendant son font. Est-ce que vous n'abez pas chez le ministre aujourd'hui? (El/e s'assied d droite sur la causeuse.)
desciiaups. Au contraire!.,. (A part.} Elle cherche une occasion... elle veut me prendre eu faute, (//ou/.) Mais avant de partir, c'est bien le moins que je consacre quelques instants à ma femme. . .
Amélie. Ah! quec’est aimable!.., d’autant plus aimable que c’ot plus rare.. .
deschamps, d part. Vorh les lardons qui commeiiceul. .. (Haut, et s'appuyant sur la causeuse. ! Tu sai> bien, chère minette,* que ce n'est pas ma faute: nous autres homme' d' filai en eipcctative. nous sommes absorbés par les affaires... Est-ce que lu vas sortir, chère amie?
améme. Non, je ne me sens pas disposée.
DtscHAMPs. Pourtant, cette toilette...
AMELIE. J'avais pensé d’abord, |>our chasser tua migraine.. .
demihauts. Ah! tu as la migraine?
AMELIE. Oui.
DE'CHAMPS* Celte pauvre chatte, qui a la migraine !...
amélie. Oui... et je voulais faire un tour au bois.
dest.hamps à part. Au bois... place de la Bourse. . . |NM1' m'espionner.
AMÉI.IE, se levant. Mais, toule réflexon faite, je resterai ! (Elle passe d gauche.)
nE.suiA.MPis. Eh bien! moi, je vais au ministère. ..
av £ue, à part. C’cst-à-diic qu'il va se mettie en embuscade...
DESCIIA.MPS. Tu as tort vraiment de ne pas pt cudre l’air. ..
AMÉLIE, à part. Comme c’est adroit!
UEsCHAMi’S. Cela t'aurait fait du bien... Et puis, c’est dommage d'avoir fait une si jolie loiletie p *ui* rester à la maison.
amélie. Unie viendra peut-être des visites.
deschamps. Cette rube.est charmante... je ne te l'avais pas encore vue. .
amélie. Je crois bien... elle est neuve.
deschamps. Ça doit revenir cher?
amélie. Non, «rois francs le uiètre.
dlschamps. Trois franc* le mètre I. ..c'est pour rien !... c’est étonnant comme on fabrique àbon marché aujourd’hui!... j’aurais parié pour te triple.
amélie Sans doute, quand on ne s*y connaît pas, ou quand on ne sait pas acheter.
DESClfAMPS. Et il faut que (il t’y euteurles ; car avec trois raille franc-, que je te donne pour ta toileite, tu es mieux mise que madame de Lesirellequicii mange plus de dix à son mari... sans compter les petites dettes.., AMÉLIE, à part , en regardant la pendule.
Deux heures moins cinq... je ne tiens plus en place.
DESCHAMPS, à part , en allant prendre des papiers sur leguiridon ù droite. Il faut ab>olunient sortir de cette situation ambiguë! Je cours chez Florentine... Je lui fais entendre raison et je reviens au galop pour voir si j'ai été suivi.
amélie, âpart. Il complote quelque chose!
KKiiin.
Am du Chevalier dm Guet.
Ltipora proche, ma chère,
Je wra juMju'à ce «Air Et court au mioitlère.
A bientôt... a« revoir I