‹ Les fémmes du second empire (papiers intimes)Chapitre 2 sur 24 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

dans CCS réunions fort mêlées quant à la valeur morale des consciences se cachant derrière les titres fastueux et sous les chamarrures des costumes, mais d'un tel éclat d'apparence d'une illusion si joyeuse d'une couleur si séduisante qu'auprès de celle-là les cours modernes, baptisées du même nom par l'étiquette européenne, à Berlin, à Vienne, à Saint-Pétersbourg, comme à Londres, ne semblent plus, à présent, que des « façons de ministères », où passent, où s'écoulent les défilés officiels, chargés de pompe et d'ennui.

. Il faut de jolies femmes à une Cour pour qu'on y attache la signification et Fattirance bien superficielles, sans doute, inutiles au bonheur des peuples évidemment, mais dont l'esprit ne peut se défendre de subir le cliarme, lorsque les noms de Versailles ou des Tuileries en évoquent les images pimpantes.

Il y eut là des amalgames, qui n'étaient point la pureté même, et des intrusions de bohème dorée et un envahissement subit, disparate et tapageur de la colonie étrangère, polonaise, espagnole, italienne, anglaise, américaine, qui déconcertaient l'opinion qu'on pouvait se faire d'une Cour dite impériale et française.

Les regards, au moins, n'avaient pas à se plaindre de la monotonie du spectacle. On avait vu se lever, de tous les points de l'horizon, comme une pléiade éblouissante d'étoiles. Les belles et les spirituelles voisinaient à rangs serrés. Armées pour conquérir de joliesse et d'attraits, elles apportaient en elles cette clialeur d'impressions, que cause le plaisir dans sa nouveauté, et cet entrain, cet élan, qu'inspire une juvénile confiance. Comment la fête n'auraîtelle pas été ce qu'elle ftit : éblouissante et magique?

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