SECTION DE LA RÉPUBLIQUE
i'ilat {{(î l'argenleriiî, armoriés et autres, tant des personnes «[ui ont été suppliciées et «l'aulres saisies, comme jetons, couteaux, couverts, cuill<is <l ai-gent et croix de» mérite, cachets, etc.
Du I 7 thermidor, an a".
Art. 6. — Une clef d'or formant carliel armorié, prove-
Les accusées de marque se succédaient presque sans interruption.
Jamais on ne frappa plus l'aristocratie et jamais on ne guillotina plus les femmes *.
Le même jour que la princesse de Monaco, deux femmes tombées aussi de la plus haute fortune dans la même prison, M'''^ Sabine de Viriville, épouse divorcée de M. de Talleyrand- Périgord, et M*"^ Marie-Alexandrine-Renée de Jassaud, vicomtesse de Butler^ , âgée de vingt-
nant de la ci-devant Joly Fleury, avec deux cachets montés en argent et une gravure de cuivre.
Arck. nat., ¥'' /i^Sg. C. 49, n*^ 3o.
^ Au sujet de l'exécution de M™^^ de Meursin, Joly de Fleury et d'Hinnisdal, M. de Lescure, qui a conté tant d'étranges et touchants tableaux d'embrassements suprêmes, dans V Amour sous la Terreur^ cite l'anecdote suivante, page 1 1 1 de son excellent ouvrage :
« Toutes ces femmea étaient jeunes, mais combien l'était plus encore cette demoiselle de Croiseille qu'une relation sur la prison des Carmes nous montre enceinte (elle était âgée de quatorze ou quinze ans) et lisant avec des larmes les vers composés et gravés par son amant Beauvoir (guillotiné le 5 thermidor) sur les murs de la prison des Carmes, qu'ils avaient habitée ensemble, où ils avaient cherché et trouvé ensemble le bonheur dans l'amour. )>
L'histoire nous paraît bien fantaisiste. Aucune Croiseille ne figure aux Archives, soit à la table du Tribunal révolutionnaire, soit à celle du Parquet. D'autre part, il est bien fait mention aux Archives de la Préfecture de police, carton 8, pièces 4i3 et 4i4> d'une dame Croiseuil, emprisonnée aux Carmes le 3 floréal an II, et mise en liberté le 11 thermidor. Mais elle était mariée. Le Comité des Tuileries dans le mandat d'arrêt écrit tantôt le citoyen Crouseuil, tantôt la femme Croussel.
■2 jvjmc jp Butler avait été arrêtée et incarcérée à Saint-
sept ans, accusée ce d'intelligence avec les ennemis de l'État », étaient condamnées à mort et se déclaraient enceintes. Fouquier- Tinville recevait lui-même dans la soirée les confidences des deux malheureuses, qui, affolées par l'idée de mourir, ne surent pas conserver la dignité de leur naissance et de leurs noms et cherchèrent à mettre le salut au prix du déshonneur.
M""' Sabine de Viriville fit l'aveu « qu'elle avait eu un commerce charnelle [sic) avec le citoyen Charles, détenu comme elle dans la maison Lazare ^ et qu'elle était enceinte d'environ trois semaines, d'autant mieux qu'elle a eu des maux de cœur ».
M""" de Butler déclara, à son tour, « qu'elle était détenue à Lazare depuis cinq mois environ, mais qu'elle avait eu un commerce charnelle (sic) avecFlavigny", ex-comte, condamné par jugement du six de ce mois, et qu'elle serait enceinte depuis douze ou quinze jours,
Lazare le 3o pluviôse au II (18 février 1794). Arch. de la Préfecture de police, carton 7.
* La maison Saint-Lazare, de maison de correction, devint maison de suspects dans les premiers jours de 1794 ("io nivôse an II.
'^ Flavigny, Anne-Louis-Jean, se disant cultivateur, lieutenant en second au régiment des Gardes Françaises. Arch. nat., W431, n*^ 968.
attendu que ses règles ne sont pas venu {sic) à l'époque ordinaire* ».
La femme Prioux emmenait immédiatement ces deux malheureuses dans le local près du greffe, où les commis de l'exécuteur procédaient à la toilette des condamnés, et là Engucliard et Quinquet certifiaient, d'abord pour M'^'^de Viriville, ce qu'après l'avoir visitée scrupuleusement » ils n'avaient trouvé a aucun signe de grossesse », et pour M™*" de Butler, « qu'après examen bien fait de son état :>, ils ne reconnaissaient également « aucun signe de grossesse ». Les deux malheureuses n'avaient réussi qu'à retarder d'un jour le dénouement fatal.
Le lendemain, leur tète tombait sur l'échafaud, à riieure où leur juge Dumas, l'un des sicaires les plus fidèles de Robespierre, était arrêté. Il faut leur rendre justice : elles ne démentirent pas devant la mort la noblesse de leur sang.
La Terreur immolait, sans choix, sans justice, sans pitié, les têtes les plus hautes comme les plus obscures.
1 Arch. nat., W 43 1, n^ 968.
LES FEMMES ENCEINTES EXECUTEES y^
Dans ce sanglant nobiliaire de Thermidor, on aime à rappeler la mémoire de ces courageuses femmes du peuple qui expièrent par la mort leur fidélité à leurs maîtresses.
Il y avait à Paris une prison qui était une résidence privilégiée, un certain Eden de captivité où s'émoussait et s'endormait dans des délices relatives le besoin de liberté. Rien n'y manquait que le droit d'en sortir.
C'était la maison des Oiseaux — charmant vocable dû à ce qu'un propriétaire aurait établi, dans le jardin, d'immenses volières peuplées d'oiseaux exotiques ^ Sa position à l'encognure du boulevard des Invalides, le jardin dans lequel on se promenait alors, profond et calme comme un parc, donnaient à la société qui y était détenue une apparence de liberté. Cette geôle était presque de tout repos, si bien que Michelet a pu écrire spirituellement que la prison des Oiseaux^ pendant la Terreur, était une assurance contre la guillotine.
Pendant plus de six mois, sur cent-soixante personnes qui y étaient renfermées, deux
* Voir l'élude si intéressante et si documentée sur l'ancien couvent des Oiseaux, situé rue de Sèvres, 84, publiée par M. Ijucicn Lanibcnu dans le Procès-verbal de la séance de la Commission "du Vieii.r-Paris, le -^7 février 1909.
seulement avaient été exécutées. Cette prison était très recherchée et regorgeait de suspects riches ; on les y écrouait par faveur et moyennant finances ; les prix étaient d'ailleurs exorbitants. Mais quel écot n'eût-on pas payé pour échapper aux griffes de Fouquier-Tinville ? La section le savait bien, et en tirait de jolis profits. C'est pourquoi le comité choyait, gardait son petit troupeau, faisait le silence autour des incarcérées et cachait leurs noms aux oreilles indiscrètes, à l'heure où la mort raflait, à grands coups de faux, les têtes des détenus entassés dans les maisons d'arrêt. Pendant longtemps Fouquier-Tinville chercha la princesse de Ghimay dans toutes les geôles, si mornes, si tristes, si privées d'air de Paris, sans parvenir à la trouver. Un beau jour, par inadvertance, le commis-greffier Ducret, en parlant du beau domaine de la princesse, à Issy, laissa échapper que la propriétaire était encagée aux Oiseaux K
^ Le domaine des Oiseaux devenait, en 179'), la propriété d'un nommé Caries, ancien militaire, au moyen d'une adjudication faite par le bureau du Domaine national de Paris. Un sieur Feris l'achetait du citoyen Caries le i3 mai 1799. Le II août 1804, il passait dans les mains des époux Narbonne- Lara, qui le vendaient à leur tour à M. de TAubespine. M. Defranaris s'en rendait acquéreur le 20 février 18 18, puis il passait successivement à M. de Saint-Esprit le 9 sep-
(( Auœ Oiseaux^ s'écria Fouquier, assis dans un coin, et dire que je la cherche depuis trois mois ! ».
Le 7 thermidor, une charrette s'arrêtait vers cinq heures du soir, devant la maison de la rue de Sèvres. On y chargeait une fournée de ses précieux pensionnaires qui allèrent passer à la Conciergerie leur dernière nuit. C'étaient la princesse de Chimay, la comtesse Duplessis-Chatillon de Narbonne-Pelet, sa nièce la comtesse veuve de Narbonne-Pelet, le duc de Clermont-Tonnerre, le marquis Crussol d'Amboise, M. de Saint-Simon, évèque d'Agde, la comtesse de Grammont, dame d'atours de Marie- Antoinette, M"' de Colbert-Maulevrier, M^^ d'Armenthières, et Louise-Cécile Quévrin, âgée de trente deux ans % mariée à un sieur Lusigny, femme de chambre de la comtesse de Nar-
tombre i8ao, à MM. Billard et Gacquerel le 19 octobre 1822, et à la Congrégation de Notre-Dame le i4 avril 1824. Voir M. Lucien Lambeau, loc. cit.. pp. 28 et 29.
î>i' couvent des Oiseaux terminait sa cai ilt'tc h la suite de la Idi (lu 7 juillet 1904 relative à la suppression de renseignement congréganiste. L'adjudication eut lieu le 25 mars 1908. Moyennant la somme de 22^2000 francs, M. Michel Cahcu, i3, rue Joanès, négociant en cales, An Planteur de Caïfa, tut déclaré adjudicataire de l'immeuble destiné à être détruit pour en faire des maisons de rapport.
i Elle était née à Montdidier.
y6 LES FEMMES ENCEINTES DEVANT LE TRIBUNAL
bonne-Pelet. C'est elle seule ici qui nous occupe.
L'inculpation était aussi vague que ridicule. La femme Lusigny était accusée « d'être sortie » avec sa maîtresse « du territoire français pour se rendre à Bruxelles » ; d'avoir « partagé avec elle ses sentiments contre-révolutionnaires et d'avoir été la confidente discrète de tous ses complots liberticides » \
Le verdict fut la mort. A la Conciergerie, elle réclama une entrevue avec Fouquier- Tinville. C'était pour lui déclarer « qu'elle était détenue à la maison Loiseau, rue de Sèvres, avec la femme Pelet, et qu'elle avait eu un commerce charnelle [sic) avec le nommé Boucher^, négociant, qui a été détenu dans la même maison, et qu'elle serait enceinte d'environ trois semaines, attendu que ses règles n'ont pas paru à l'époque ordinaire ))^.
Enguchard, Quiiiquet et la veuve Prioux procédèrent immédiatement à son examen, et
^ Jugement du 8 thermidor, condamnant à la peine de mort Morneau, Janthiat et autres. Arch. nat., W 4^3, n^ 972.
^ Personnalité imaginaire : on ne trouve pas aux Archives de la Préfecture de détenus du nom de Boucher, qui furent incarcérés aux Oiseaux.
^ Déclaration devant Fouquier-Tinville, 8 thermidor an II, Arch. nat., W 4.Ji,n0 968.
déclarèrent « que l'ayant examinée et visitée avec attention », ils ne reconnaissaient chez elle (( aucun signe de grossesse » ^ Le lendemain, 9 thermidor, la malheureuse, punie de son attachement à sa maîtresse, montait placidement sur Téchafaud. On la vit se tenir debout un instant, elle bascula tout à coup sur la planche, le couteau tomba..., la tête rebondit. Celle de Robespierre n'était pas loin.
Au nombre des femmes qui se déclarèrent enceintes et dont la sentence se termina par cette formule : sei^a exécutée de suite ou dans LES VINGT-QUATRE HEURES, à la diligence de l'accusateur public, il nous faut faire l'histoire de trois femmes, trois types de pécheresses ou d'héroïnes profanes qu'auréolise dans l'histoire un éternel rayon d'amour ou de pitié.
Olympe de Gouges prend d'abord son rang dans cette marche funèbre. Olympe de Gouges! A ce nom se rattachent les premières joies de la République naissante. C'était une femme d'esprit et d'imagination, au caractère aven-
t Arch. /ïa/.,W43i, 110968.
tureux et chevaleresque, toute de nerfs et de feu, d'éclat et de tapage, qui se mêla à tous les événements de la Révolution avec plus d'entraînement que de méchanceté, changeant souvent la cocarde de ses opinions, et défendant Louis XVI, après avoir ensuite mérité qu'on l'accusât d'avoir fondé la Société des Tricoteuses \
Elle était née à Montauban le 7 mai 1748. On a prétendu qu'elle était la bâtarde de Louis XV ; elle s'en défendit vivement, disant, dans son Compte moral rendu et testament politique :
« J'avais des droits à la fortune et au nom d'un père célèbre. Je ne suis point, comme on le prétend, la fdle d'un roi, mais d'une tête couronnée de lauriers ; je suis la fille d'un homme célèbre tant par ses vertus que par ses talents littéraires. 11 n'est qu'une erreur dans sa vie, elle fut contre moi: je n'en dirai
as davantasre. » Cette tête couronnée ne se-
i Olympe de Gouges y fut tout à fait étrangère. « L'écrit capital, celui qui fait d'Olympe de Gouges l'incomparable précurseur du mouvement féministe actuel, c'est la Déclaration des Droits de la Femme et de la citoyenne, imprimée en septembre 91 : Article 10. La femme, y est-il dit, a le droit de monter à l'échafaud, elle doit également avoir celui de monter à la tribune. » Léopold Lacour, Trois femmes de la Révolution. Plon-INourrit, Paris, 1900, p. 85.
rait autre que le marquis Le Franc de Pompîgnan, l'homme célèbre qui a conservé, en plus d'un genre, l'estime de la postérité.
Toujours est-il que cette fière petite bourgeoise, qui avait fait des rêves de grandeur et des rêves d'amour, qui ne voulait pas épouser un homme du commun^ se mariait, à 17 ans, avec Louis-Yves Aubry, officier de bouche de messire de Gourgues, intendant de Montauban.
Fut-elle heureuse ? L'aima-t-elle ? Ceci est resté le secret de son cœur. Ce qui est certain, c'est que cette fille d'un boucher et cette épouse d'un officier de bouche était aussi ambitieuse que vaniteuse, voulait qu'on par^ làt d'elle, et elle se mit à écrire. Elle entrait dans la littérature en 1778 et donnait en 1782 sa première pièce de théâtre Zanior et Muza, puis des brochures politiques et philosophiques, effleurant toutes les questions, quelquefois avec un rare bonheur.
La Révolution éclate. Nature mobile et turbulente, Olympe s'y jette avec toute l'ardeur et la générosité dont son cœur débordait ; mais, malgré son entliousiasme pour les idées nouvelles, une invincible sympathie l'attachait à la cause des vaincus. Dans ses Fantômes de
8o LES FEMMES ENCEINTES DEVANT LE TRIBUNAL
Vopinioa publique^ elle invective rancien médecin des gardes du corps du comte d'Artois , le Galigula de carrefour qui parlait d'abattre deux cent mille têtes pour assurer le triomphe de la République ; et elle écrit son Pronostic sur Max Robespierre^ par un animal amphibie : « C'est moi, Maximilien, qui suis l'auteur de ton pronostic, moi, te dis-je, Olympe de Gouges, plus homme que femme. » C'était un duel engagé contre la puissante dictature des Terroristes.
Sa brochure Les Trois urnes ou le Salut de la Patrie occasionne son emprisonnement.
Arrêtée le 20 juillet et transférée le 21 août 1793 à la Petite-Force^elle fut traduite au Tribunal révolutionnaire. Condamnée à mort le 2 novembre, elle s'écria, au prononcé du jugement, avec un geste impérieux et une voix dominatrice : « Mes ennemis n'auront pas la gloire de voir couler mon sang. Je suis enceinte et donnerai à la République un citoyen et une citoyenne. »
^ Nous verrons plus loin que M'"*^ KoUy en prison fit humainement parlant tout ce qu'il faut pour être grosse. « Il paraît que la femme Degouge [sic], qui a habité la même chambre à la Petite-Force, voulait suivre le même plan. » Rapport de Fouquier-Tiîiville au Président du Tribunal révolutionnaire , du i3 brumaire an II. Arch. nat., VV 269.
LES FEMMES ENCEINTES EXECUTEES 5l
Les médecins Naury et Théry et la sagefemme Paquin, chargés de l'examiner, déclarèrent que, vu l'époque récente à laquelle elle prétendait faire remonter sa grossesse, « ils ne pouvaient porter un jugement positif sur son état » ^ ; mais Fouquier-Tinville, se fondant sur ce qu'elle est emprisonnée depuis cinq mois, et que ce d'après les règlements concernant les maisons d'arrêt, il ne doit exister aucune communication à l'intérieur et à l'extérieur entre les hommes et les femmes détenus », conclut à ce qu'il fût « passé outre dans les vingt-quatre heures à l'exécution ».
C'était le 3 novembre. A trois heures du soir, le bourreau vint la chercher : elle était prête, le col préparé, s'essayant, par un reste
^ « Il y a environ trois semaines, elle eut une occasion dans laquelle elle se mit dans le cas de devenir grosse et, en effet, elle nous dit qu'elle croyait l'être, attendu que les règles, qui avaient coutume de venir abondamment pendant huit jours de suite, ont cessé au bout de deux heures ; depuis, les seins se sont gorgés avec des titillements dans les mamelons et un peu de dégoût, et des envies de vomir, symptômes qu'elle a éprouvés au commencement de ses deux précédente» grossesses. L'ayant ensuite examinée par le loucher, nous avons trouvé le col de la matrice assez resserré, signe qui se remarque ou à l'approche des règles ou au commencement des grossesses. Les autres parties environnantes ne nous ont lien offert que de naturel. »
La seconde grossesse à laquelle <)|\in|ie de Ciouges fait allusion concernerait probablement une lille, l'entant dont elle parle dans un de ses ouvrages : Bienfaisance ou la Bonne Mère.
d'orgueil, à des attitudes fières et dédaigneuses. Quand on lui eut coupé les cheveux, elle demanda son miroir. « Grâce à Dieu, s'écria-t-elle, en se regardant, mon visage ne me jouera pas de mauvais tour, je ne suis pas trop pâle. » On vit sortir la malheureuse de la noire arcade de la Conciergerie, hère et résolue. Pendant tout le trajet, elle ne rompit que deux fois le silence, d'abord par cette exclamation : « Fatal désir de la Renommée 1 », et une autre fois, en jetant ces mots : « J'ai voulu être quelque chose ! » ^
Arrivée devant la guillotine, elle monte lentement les degrés. Ses mains sont liées, sa tète est nue ; le fatal moment approche. « Enfants de la Patrie, s'écria-t-elle, vous vengerez ma mort î » Puis il y eut un coup sourd..., et les spectateurs, les bras levés, agitant leurs chapeaux, lui répondirent par le cri : Vwe la République ! ^
i E. LairtuUier. Les femmes célèbres de 1789 à 1795, t. II, p. i38.
2 M. Alfred Guillois,. qui a fait une très intéressante Etude médico- psychologique sur Olympe de Gouges (Rey, Lyon, 1904), termine son ouvrage par ces conclusions :
I. — Olympe de Gouges était atteinte d'un délire ayant tendance à la systématisation et qui a été décrit par certains auteurs sous le nom de délire paranoïque [paranoïa reforma-
torià).