TCHÉCOSLOVAQUIE ( BOHÊME
Le premier lycée de jeunes filles de l’Autriche a été ouvert à Prague.
En 1891, les femmes tchèques avaient formé une société « Minerva », dans le but de donner aux jeunes filles une instruction égalé à celle des garçons, de les préparer au baccalauréat (dans les gymnases ou lycées) et de leur faciliter l’entrée des Universités.
Nous avons vu plus haut que les deux premières bachelières de Prague, Mlle Keck et Mlle Beyer se rendirent en Bosnie pour exercer, après avoir obtenu le diplôme de docteur en médecine en Suisse.
La Bohême, ayant vaillamment conquis son indépendance, ouvrit largement ses portes aux étudiantes et étudiants étrangers, victimes de la guerrè et de la révolution russe. L’Université de Prague a même donné des bourses aux émigrés pour qu’ils puissent poursuivre leurs études (2).
(1) Helene Lange : op. cit.
(2) Ainsi nous voyons à Prague, en 1921, l’Université allemande qui ne compte que 179 étudiantes, tandis que l’Université tchécoslovaque en compte 3 fois plus, grâce à l’affluence d’étrangères, c’est-à-dire 474. Bratislawa a 15 étudiantes ; Brno, 63. Total : 731. — En 1922, Prague : Université allemande, 134 ; l’Université tchèque, 462 ; Bratislawa, 7 ; Brno, 78. Total : 681. En 1923 : Prague a 130 étudiantes à l’Université allemande et 458 à l’Université tchèque ; Bratislawa en a 7, et Brno 78. Total : 697. -— En 1924 : Prague compte à l’Université allemande 117 . étudiantes ; 462 à l’Université tchèque ; il y en a 30 à Bratislawa, 71 à Brno . Total : 680. — En 1925 : Prague : Université allemande, 105 ; Université tchèque, 438 ; Bratislawa, 30 et Brno, 74. Total : 647. —En 1926 : Prague a 138 élèves à l’Université allemande ; 406 à l’Université tchèque ; il y en a 46 à Bratislawa et 78 à Brno. Total : 668.