‹ Les femmes philosophesChapitre 6 sur 24 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

reur qui sème, lit son almanach et croit que les étoiles ne sont que des chandelles à un sou, créées uniquement pour l'empêcher de tomber dans les fossés quand il ref?agne le soir sa cabane, est un être plus sage, plus raisonnable et certainement plus honnête qu'aucun d'eux. »

Un jour qu'il revenait de chez le baron dliolbach, Walpole écrit :

« .Pai planté là i^es dîners : c'était à n"y pas tenir avec ses auteurs, ses philosophes et ses savants, dont il a toujours un plein pigeonnier. Ils m'avaient fait tourner la tète avec un nouveau système des déluges antédiluviens, qu'ils ont inventé pour prouver Péternité de la matière K »

S'il s'agit de son compatriote Hume, il ne le ménage pas plus que ses admirateurs français.

« J'admire son talent, mais ni lui ni aucun autre génie que j'ai connu n'ont jamais eu assez de bon sens pour contrebalancer l'intluence de leurs prétentions. Ils détestent les prêtres, mais ils tiennent absolument à avoir un autel à leurs pieds -. »

Hors ce point de répugnance qui, on l'avouera, est original et caractéristique, Horace Walpole s'accommode assez du régime des salons, tout en raillant cette curiosité vorace et futile que met en mouvement la moindre nouvelle, la moindre bagatelle et « qui se jette en gloussant sur tout événement, com.me un poulailler sur un grain de raisin 3 » .

Nous avions besoin de ces citations pour faire connaître AYalpole, esquisser son portrait moral en l'encadrant dans le tableau de la société du temps, et faire

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