‹ Les femmes savantes; comédie en cinq actes. Ed. nouv., à l'usage des classesChapitre 12 sur 99 · CLITANDRE, HENRIETTE · texte numérisé non relu

CLITANDRE, HENRIETTE

HENRIETTE

Votre sincère aveu ne l'a pas peu surprise

CLITANDRE

Elle mérite assez une telle franchise ;

Et toutes les hauteurs de sa folle fierté

Sont dignes, tout au moins, de ma sincérité ';

Mais, puisqu'il * m'est permis, je vais à votre père,

Madame

HENRIETTE

Le plus sûr est de gagner ma mère.

1. « Ce jargon ampliigoui-iquc était encore celui ilcs Précieuses. Henriette parle la langue de sa sœur, pour rendre la raillci-ie plus piquante. >>

(AiMii Mautiv.) . Beaucoup de noms abstraits, que nous n'employons plus aujourd'hui qu'au singulier, figurent au pluriel chez les poètes du dix-septième sicclc. Dans ?chi Lexique de lu lunguc de Corneille, M. Marly-Lavcaux a relevé les emplois los plus rcmarqual)les de ce nombre.

3. Cela signifie-t-il que la hauteur d'Armandc mériterait qu'on lui réponiiit ■vcc quelque chose de plus que de la sincérité, — avec de la rudesse ? — Je ne le pense pas. Malgré tout, Clitandre a de l'estime pour ArmanJe ; le ""travers de son caractère n'empêchont pas qu'elle n'ait de la funté dans l'âme. Clitandre le reconnaît ; aussi ne veut-il point l'abuser : ilcroit qu'elle vaut qu'on soit loyal »vec elle.

i II pour cela. Cf. Tartuffe, IV, iy :

Quoi que je puisse dire, il doit m'ùtre permit.

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