PHILAMINTE, ARMANDE
AKMANDE.
Oui, rien n'a retenu son esprit en balance ;
Elle a fait vanité * de son obéissance.
Son cœur, pour se livrer, à peine devant moi
S'est-il donné le temps d'en recevoir la loi.
Et semblait suivre moins le? volontés d'un père
Qu'affecter de braver les ordres de sa mère.
PHILAMINTE
Je lui montrerai bien aux lois de qui des deux Les droits de la raison soumettent tous ses voeux. Et qui doit gouverner ou sa mère ou son père, Ou l'esprit ou le corps, la forme ou la matière.
ARMANDE
On vous en devait bien, au moins, un compliment*:
Et ce petit monsieur ^ en use étrangement
De vouloir, malgré vous, devenir votre gendre.
PHILAMINTE
Il n'en est pas encore où son cœur peut prétendre. Je le trouvais bien fait, et j'aimais vos amours ; Mais dans ses procédés il m'a déplu toujours. il sait que. Dieu merci, je me mêle d'écrire, li]t jamais il ne m'a prié de lui rien lire.
t. Cf. Misanth., I, ii :
Ce sljle Ggurc donl on fait vanité Sort du bon naturel et de la vérité.
8. C'est-à-dire la politesse de vous en donner ayi». 3. Cf. Misanth., I, ii :
Mai?, mon p£/!/ monsieur, prenez-le un peu moins haut.
— Ma foi, mon grand monsiejr, je le prends comme il fan).