SCÈNE V
ARISTE, CHRYSALE, PHILAMINTli, BÉLISE, ARMAM)E, HENRIETTE, CLITANDRE, LE NOTAIRE, MARTLNE
PHILAMINTE
Qu'il a bien découvert son âme mercenaire !
Et que peu philosophe - est ce qu'il vient de (aire.
CLITANDRE
Je ne me vante point de l'ôtre; mais enfin Je m'attache, madame, à tout votre destin; Et j'ose vous offrir, avecque ma personne. Ce qu'on sait que de bien la fortune me donne.
PHILAMINTE
Vous me charmez, monsieur, par ce trait généreux, Et je veux couronner vos désirs amoureux. Oui, j'accorde Henriette à l'ardeur empressée..
HENRIETTE
Non, ma mère ; je change à présent de pensée. Souffrez que je résiste à votre volonté.
tout en raillant le pédunt et le bel esprit. Utolièi-c fait une critique toute générale des mœurs des (,'ciis de lettres de son temps, qui trop souvent manquaient dt dignité et de désintéiessenient. Le quatrième chant de VArt poétique de Hoileau (composé de 1669 à 1674) n'est pas seulement une imitation du douzième livre d'e Quintili' n ; quand le pocto condamne les sentiments mercenaires de certains écrivains, il est, comme nous diiions nuJDurd'ti'ii. en pleine actualitt.'.
1. Trissotin est une sorte de Tartuflc littéraire; démasqué, il ne peut pv.^, comme l'imposteur, et e menaçant et terrible ; mais il ne se rcruse pas d être impcrtincul et odieuT-
î. Philosophi est employé ici adjectivement. Cf. MisautU., I, i: Mon flegme <>l }i/ii7o>o;j/ic autant que votre bilt.