LETTRE XXVIII
Ton beau-frère t^écrit, et je t'envoie ce mot en toute hâte. Toutes réflexions iFaites, je quitte S*** et j'emmène mon jBis/ Nous partirons dans Buit jours ^ temps nécessaire pour mettre ses effets
en ordre. Je vois clairement qu'un plus long séjour d'Armand ici pourrait nuire à tes projets de mariage entre ton neveu etsacousine.Croisbien^ ma chère Sophie^ que je comprends toute là justesse de tes observations à cet égard ^ et que si j'ai pris si tardivement cette résolution^ ce n'a pas été faute d'en sentir la nécessité.
Mais ce pauvre enfent était si heureux à S**^y qu« je me. feisais ^^incroyables efforts pour ne pas Tàrraciier à ce bonheur.
Ton intérêt ne me permet plus de balancer.
Âdieù^ Sophie. J'aurais voulu t'étre plus utile; mais il n'a pas dépendu demoi que ta nièce eût un cœur pétri d'admiratioupour las philosophes. Nous allons passer le rçsie de l'hiver à Poitiers, oii mon fils &ra sopi ^oit. Aussitôt notre arrivée, je te donnerai mon adresse ; car je m pense pas q^e^ malgré mes torts.
tu veuilles rom{Nre imeamitië qui est une des plus douces; côosolatîons de ma vie.
Adieu. Je t'embrasse. Ta pauvre et folle Thérèse est bien triste. Mon fils était si content au milieu de ces montagnes ! Mais une pensée me console, c'est que, dans notre éloignement^tuvois une raison pour que le mariage tant désiré par toi, ait lieu. Puisses-tu voir juste?
mais j'en doute.
Je ne préviendrai ton beau-frère /sa famille et surtout mon fils que deux ou trois jours avant notre départ. Le pauvre enfant saura toiqours assez tôt qu'il lui foutquitter sa chère Auvergne.
Adieu encore. Pardonne-nioi toutes mes fautes, toutes, même celle que je fais en t'écrivant cette lettre d'un style
ridiculement lamentable y comme »i yraiment je n'étais pas trop heureuse de m'en aller^ puisque mon départ t'oblige.