LETTRÉ VI
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Paris, ce a novembre.
Quand tu viens d'accomplir pour moi le plusi grand des sacrifices^ celui de quitter ta jËamille et ta maison^ il me siérait mal, généreuse Thérèse, de te reprocher les quelques paroles que tu as hasardées
fur la npture de nu^ smtiïqfsm à Fég^rd de Henri. La reconnoissance me fait ^^ devçîr de j^ oublier^., inaig, je t'en conjure, que cettefeutesoit la dernière; tu mç blesserais profoudémçnt. . P*^ d'çxcu^, je t'en prie^ rien qui reûouvelle la peinie q^p 4u m'as învolimtaire^ tfltut feite, ^'ai coutume de lire ^ H(v Cambou topteh ïes lettres que Von m'écrit* Je^pe voudrais -pas en reçevrtif unç seconde où il me fellùt Jim passer uQe phrase 9 une iî^pe, ^^ mptt II imn porte à. moft bonheur quie M; Cam)>pH ne doute jamais de sa femm^- Pliw il^ coniîaat; (et c'est une ad4lirf^^ry^rt^:À S0a iâge..r vertu qui ]i|-hi>u^re et <pi^. j0 {prétends jwatifor à tout.titifej, pjiwjfi ihm «écarter d^ mi>i jwqw'à rpîhlwrQ rtwme d^ii spqpç^ni . , Tte»^^ to m'»§ ,Qt^ $out courage, et -fffetlt ^^ peiae lâpAtfH^ pant fi j'oee *e pwler de HeîVf • . Mali
heureuse Thérèse ! tu me connais bien mal. •
En vérité, je ne sais plus quoi te dire. . .
à chaque mot où je m'abandonne il me semble voir ton petit œil railleur et pénétrant qui me scrute jusqu'au fond de l'ame, qui interprète, à ma honte, tout ce que la simple amitié m'inspire d'intérêt pour le fils de ma sœur. . . Mais,^ folle que tu es, nouis avons grandi pres^ que ensehible; à peiné m'a-t-il quittée...
Comment veux-tu qu'il ne me soit pas cher?... Si je l'aimais de la £açon que tu oses soupîpnner^ quel nom mériterais-je, moi, mariée, moi, sa tante?... Thérèse, je te le dis une fois pour toutes, retiensle bien : si jamais, absente ou présente^ par lettres ou par discours, il t'échappe un geste, un mot qui me rappelle la plai* santerie (car,, au fond, ce n'est qu'une plaisanterie, n'est-il pas vrai?) que tu
A3 t'«8 parmiae enversmoi, je te retiremon
amitië^ je te MaU^ mon Dieu! ma
pauvre Thérèse, est-ce qiie je. perds la tête d'aller sérieusement te chercher quereUe pour un enfentillage ? voudraisje bien brouiller notre longue amitié de vingt ans à propos de je ne sais quel rêve absurde oùtù as laissé endormir ta clairvoyance? La bonne folie! vois donc si j'alTombre du sens commun, moi qui sans cesse me donne les airs d'accuser ta raison d'étourderie ou de &iblesse ! il nie va bien de te faire des reproches , quand moi-mêmeje m'oublie jusqu'à chagriner ton pauvre cœur ! Allons , vieille amie , embrasse-moi , et que tout soit dit: Mais n'y reviens plus.
Eh bien ! tu les a vus l'un et l'autre?
lui convient-elle? s'aiment-ils? quel jour le mariage?
Dieu m'a refusé des enfans, Thérèse;
ajprès mon mafti et toi > an bonheur de qui pourraifrje m'intëresser a ce n'est à celui de. mop neveu et de sa jeune cousine?
Adieu ^ mauvaise; j'attends le résultat de vos 6ubUmes observations. Faites votre métier avec conscience; vous serez payée de même : on ne vous marchandera pas les baisers.
ie f embrasée un million de fois.
Ta reconnaissante Sophie.
Vite une lettre, et surtout ne ménage pas les détails.