la décomposition de l'urée — Uréase
Nous allons examiner rapidement quels sont les êtres vivants qui fournissent chacun de ces ferments solubles (a).
Diastase {Amylase de Duclaux.— Microbiologie) — Kirchofr(7) le premier a observé que l'orge germé renferme une matière albuminoïde capable de liquéfier l'empois d'amidon en donnant naissance à du sucre. Toutefois pour Kirchoff cette matière n'était autre chose que le gluten (1814).
En 1823, Dubrunfaut (8) reconnaissait qu'en mélangeant à de l'empois d'amidon un peu de farine de malt délayée dans de l'eau tiède et en exposant le tout pendant un quart d'heure à une température voisine de 65°on transformait l'empois en une masse sucrée fermentescible.
C'est seulement en 1833 que la substance active du malt fut
été créé spécialement et de ne prêter à aucune confusion. C'est sans doute pour cette raison qu'à l'étranger on l'emploie aujourd'hui à l'exclusion de tout autre. Comme en délinitif l'accord ne parait pas encore être fait entre les savants sur ce sujet, nous avons cru devoir conserver, malgré ses inconvénients^ l'ancienne expression.
(a) Pour un certain nombre d'auteurs, il faudrait ajouter cncorej formant à lui seul un septième groupe, le ferment soluble digestif des graisses dont Claude Bernai'd a ci'u démontrer l'existence dans le suc pancréatique. Ce ferment soluble jouirait de la propriété d'émulsionner les corps gras et de les saponifier. (Cl. Bernard. Leçons de physiologie expérimentale, t. II, p, 263). Mais les recherches de Duclaux ont rendu très problématique l'existence de ce ferment. (Duclaux; sur la digestion des matières grasses et cellulosiques ; Comptes rendus, XCIV, (1882), p. 976 ;voir également : Em. Bourquelot, La digestion des matières grasses ; /. de pharm. el de ch., XII^ (1885), p. 530.)
isolée par Payen et Persoz (4). Ces chimistes firent voir qu'on pouvait l'obtenir en précipitant par de l'alcool une macération faite à froid d'orge germé. Ils lui donnèrent le nom de diastase.
Payen et Persoz ne se bornèrent pas à l'étude de l'orge germé, et dans des travaux ultérieurs ils constatèrent l'existence de la diastase dans l'avoine, le blé, le maïs et le riz en germination ainsi que dans les tubercules de pommes de terre en végétation (9).
La présence et le rôle de la diastase dans les semences amylacées ayant été mis ainsi en lumière, on devait supposer que les transformations de l'amidon dans les tissus des plantes sont dues partout à Taction de ferments analogues. Des observations nombreuses ont été faites dans ce sens et les résultats, qu'il serait superflu d'énumérer, ont été conformes aux prévisions.
On peut affirmer en résumé que la présence de la diastase est générale chez les plantes, aussi générale que la présence de l'amidon lui-même, quand bien même le ferment i^e l'accompagnerait pas dans tous les cas. Il n'y a que les organes au repos, lesquels à ce moment ne présentent aucun phénomène de végétation, qui en sont quelquefois dépourvus (10).
De la diastase, ou^ pour être plus précis, un ferment diastasique, c'est-à-dire agissant à la manière de la diastase, se rencontre également chez les animaux. C'est Leuchs qui le premier en 1831 (11) a reconnu que la salive possède la propriété de saccharifier l'empois d'amidon, et, en 1845, Miahle (12) réussissait à extraire de ce liquide une substance comparable à la diastase de l'orge germé. 11 l'appela diastase salivaire, nom préférable à celui de ptyaline qu'on lui donne quelquefois et que Berzélius avait créé pour désigner une substance albuminoïde retirée de la salive, il est vrai, mais dénuée de propriétés fermentaires (13).
La même année, Bouchardat et Sandras constataient que le suc pancréatique renferme également un ferment diastasique (14) et depuis lors on en a retrouvé dans le foie, dans Purine etc. (3). La présence de ferment diastasique est donc aussi générale chez les animaux que chez les végétaux.
Invertine {Siicrase de Duclaax. — Microbiologie). Ce ferment, isolé pour la première fois par Berthelot (2) en 1860, avait été nommé par ce savant « ferment glucosique ». En 1864 Béchamp (1), l'appela zymdse, nom qu'il remplaça bientôt par celui de zythozymase. Le nom d'invertine lui a été donné par Donath en 1875 (15).