‹ Les fermentationsChapitre 36 sur 85 · ADDITION AU CHAPITRE III, LIVRE I · texte numérisé non relu

ADDITION AU CHAPITRE III, LIVRE I

D'après un récent travail de M. le docteur de Vauréal, la levure alcoolique ayant son enveloppe composée de cellulose non contractile, le mode de reproduction par gemmiparité, généralement admis, serait inadmissible. Le prétendu bourgeonnement ne serait qu'une illusion .d'optique. L'utricule de levure se rapproche des spermogonies de Tulasne ; les granulations ou éléments nucléolaires sont des spermaties; ces éléments devenus libres par la rupture de Tutricule en reproduisent de nouveaux.

Ce mode de multiplication explique la facilité de transport par l'air, des éléments reproducteurs de la levure, alors qu'on ne peut distinguer dans la poussière de Tair aucun globule de levure caractérisé.

Dans leur mode de multiplication, les levures se rapprochent des zoospores des algues; quand elles ne sont pas trop hybrides, comme celles du cidre, qui reproduisent un pénicillium et un aspergiUus, elles rentrent dans la loi de métagénèse comme les acalèphes. C'est surtout avec le genre Hydrodiction qu'on remarque une grande similitude. En effet, on y voit des zoospores de deux sortes : les plus grandes (macrogonidies) sont de vraies spores ; elles ont un développement rapide et une évolution directe; les plus petites (microgonidies) ont un développement lent; elles ne reproduisent pas le végétal, mais produisent dans leur intérieur de véritables zoospores. Ce sont de jaunes spores comme les levures.

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