‹ Les ferments métalliques et leur emploi en thérapeutiqueChapitre 18 sur 69 · APRÈS · texte numérisé non relu

APRÈS

Globules rouges ....'.

46,1 Vo

50,7 Vo

1,9 Vo

— blancs

— mononucléaires. . . .

— polynucléaires

— éosinophiles.

VII. — Action des diastases de la levure sur la température, le pouls, et la tension artérielle.

Les injections hypodermiques de diastases de la levure ne sont pas douloureuses. Chez les sujets sains et chez les tuberculeux tout à fait au début de leur maladie et non fébriles, elles ne provoquent aucune modification sensible de la courbe thermique biquotidienne.

Mais quand on les continue pendant plusieurs jours

de suite, les températures du matin et du soir tendent peu à peu à s'élever, d'une façon variable suivant les sujets, mais généralement entre les cinquième et septième inj ections . Cette élévation peut atteindre alors 38^ et même 38^,4. Cette élévation de température cesse en même temps que les injections, tantôt par une chute brusque, tantôt par une descente plus ou moins lente, mais dont la durée n'excède pas trois à quatre jours. Comme exemple^ je prendrai la moyenne de quatre observations, dans lesquelles les injections ont été pratiquées neuf jours de suite :

Température moyenne des quatre jours précédant les injections : 37^,2.

Température moyenne pendant les neuf jours d'injections : 37^,35.

Température moyenne des quatre jours suivant les injections : 37^,50.

Température moyenne des quatre jours suivants: 37015.

Il arrive dans un tiers des cas environ qu'il se produise, après l'une des premières injections, un abaissement thermique momentané qui peut atteindre un degré et qui est suivi, soit d'une poussée thermique véritable, soit d'un retour de la température à la normale.

Quand se produit l'ascension thermique après plusieurs jours d'injections consécutives, les échanges respiratoires tendent à remonter à leur taux initial qu'ils dépassent alors quelquefois, tout en gardant,

comme caractéristique, la diminution de l'oxygène consommé par le^ tissus et une élévation plus ou moins accentuée du quotient respiratoire .

h' effet immédiat des injections de diastases sur la température est assez curieux à noter. Si l'on prend cette température heure par heure après Tinjection, et que Ton en construise la courbe, on est frappé de son irrégularité, en ce sens que l'aspect de courbes diffère non seiilement suivant les sujets, mais encore chez le même sujet.

Généralement, chez les sujets sains et chez les malades non fébricitants, la température ne varie pas, ou varie à peine dans les neuf heures qui suivent l'injection; mais si l'on continue celles-ci pendant plusieurs jours, la température s'élève à partir du troisième au cinquième jour et atteint les environs de 38^ de cinq à six heures après l'injection, puis elle retombe en quelques heures au taux initial. Il est fréquent de voir cette ascension être précédée d'une dépression de plusieurs dixièmes de degré qui se produit une à deux heures après l'injection.

Le pouls varie peu ; tout au plus s'élève-t-il de quelques unités pendant la période, des injections. Dans les heures qui suivent celles-ci, il reste stationnaire, augmente ou diminue, sans qu'il m'ait été possible de saisir quelque régularité dans ses changements.

La tension sanguine, mesurée à l'aide de l'appareil de Verdin, s'élève d'une manière presque constante.

Les moyennes sont de 1 à 2 centimètres de mercure. Elle persiste à ce taux plus élevé pendant quelques jours après la période des injections, puis revient à son taux antérieur.

Je n'ai observé aucun autre phénomène digne de remarque, si ce n'est que quelques-uns des sujets en observation ont accusé en peu plus à^ appétit. Le poids est resté stationnaire.

Les diastases de la levure possèdent donc une action réellement spécifique, en ce sens qu'elles favorisent les phénomènes d'hydratation oxy do-réductrice dans la vie normale et pathologique. Dans le chapitre suivant, je soumettrai les ferments métalliques aux mêmes investigations.

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