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IV. — Les solutions métalliques colloïdales

Nous venons de montrer, dans une rapide revue d'ensemble, un bref sommaire de quelques-unes

(1) Albert Robin, Essai d'urologie clinique. La fièvre typhoïde, p. 217. Paris, 1877. — .Id. Les décharges précritiques dans les maladies aiguës. Comptes rendus de la Société de Biologie, 27 avril 1889.

de nos acquisitions récentes sur le rôle vital des diastases, et l'une des conclusions qui se dégagent de cette revue, c'est que ces diastases ont une origine vitale, sont engendrées et agissent par un mode particulier d'activité de la matière organisée, et sont tout au moins, comme le dit Armand Gautier, des substratums d'organisation, quelque chose comme les premiers linéaments d'une vie en puissance, mais créés par une vie antérieure et n'agissant qu'en vertu de la parcelle de vie latente qu'ils détiennent.

Et cependant, toutes ces réactions d'ordre essentiellement vital dans leurs, causes comme dans leurs conditions, peuvent être réalisées avec d'infinitésimales parcelles de métaux solubilisés et réduits en un état physique de la matière, dénommé, à tort ou à raison, état colloïdal.

Sans essayer même de tenter un essai de rapide bibliographie parmi l'imposante documentation que les dernières années ont accumulée sur ce sujet (1), rappelons seulement que la chimie des oxydases a été surtout étudiée par Bourquelot et G.\Ber- TRAND, et celle des oxydases métalliques, par Bre-

DIG, MULLER VON BeRNECK, HaRRY, C. JoNES,

Trillat, etc. Ce sont les travaux de ces divers auteurs qui ont servi de base aux recherches que

(1) Voir pour la bibliographie, P. Sée, Contribution à l'étude des applications thérapeutique des oxydases et des métaux-ferments» Thèse de Paris, 1905.

j'ai entreprises, depuis plusieurs années, avec la concours de mon éminent ami G. Bardet, et dont les premiers résultats ont été consignés dans une note à l'Aôadémie des sciences, en mars 1904 (1), et dans diverses notes présentées à l'Académie de médecine en décembre 1904 et 1906.

Tout d'abord, qu'est-ce qu'un métal à Vétat dit colloïdal? On a remarqué, il y a longtemps, que les décharges électriques exercent comme une action pulvérisante sur les électrodes entre lesquelles elles jaillissent (G. Faraday, Hittorf, etc.). Puis, Bre- DiG (2) montra que si l'on fait passer un très petit arc électrique entre des électrodes de platine, d'or, de palladium, d'argent, etq., immergées dans l'eau distillée, on obtenait une sorte de solution du métal employé (3).

(1) Albert Robin et G. Bardet, Action des métaux à l'état colloïdal et des oxydases artificielles sur l'évolution des maladies infectieuses. Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 22 mars 1904. — Albert Robin, Note sur les ferments métalliques, leur action sur le métabolisme, leurs effets dans la pneumonie. Bulletin général de thérapeutique^iS décembre 1904. — Albert Robin et G. Bardet, Les ferments métalliques en thérapeutique. Revue scientifique, 21 janvier 1905. — Albert Robin, Action thérapeutique des ferments métalliques. Société de thérapeutique, 21 décembre 1904. — H. Barbier, Emploi des métaux à l'état colloïdal. /èirf. — Albert Robin etP.-E. Weil, Action des ferments métalliques sur les éléments figurés du sang. Bulletin général de thérapeutique, 23 août 1905. — Albert Robin, Le traitement de la pneumonie, ^«//c^m de r Académie de médecine, 4 décembre 1906.

(2) Bredig, Zeitschrift fUr Electrochemie , t. IV, p. 514. — Hauptversamml. der electrochemischen Gesellschaft, 14 avril 1898. — ZeitchriftfUr ausgewandte Chemie, 11 octobre 1898.

(3) On a préparé aussi des solutions de cobalt, de nickel, de cuivre, d'aluminium, de fer, de bismuth, de plomb, de zinc, de thallium, de

< cadmium, etc.

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