XII. — Cirrhose atrophique du foîe
Les rares succès obtenus dans le traitement de la cirrhose atrophique du foie par l'opothérapie hépatique et l'hypothèse formulée plus haut que l'opothérapie pouvait devoir ses effets aux diastases contenues dans les organes, m'ont donné l'idée de tenter l'emploi des ferments métalliques, associés à des diurétiques de" type théobromine et apocynum cannabinum, dans le but de provoquer à l'aide de ces derniers agents, chez les ascitiques et les œdématiés, la diurèse que les ferments métalliques sont impuissants à réaliser.
Sur deux malades ainsi traités, l'un est mort, sans que la médication parût exercer aucun effet, puisqu'elle ne produisit ni réaction urinaire, ni élévation de la température.
L'autre, moins avancé dans sa maladie, eut des réactions urinaires peu accusées, sans formation de nitrate d'urée. Il s'améliora sensiblement et put
(1) V yez I agcs 83 à 86.
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sortir de l'hôpital après un mois de séjour ; l'ascite, ponctionnée à l'entrée, ne se reproduisit qu'en faible quantité, les œdèmes disparurent, l'appétit revint, les digestions furent plus satisfaisantes.
Quand le malade nous quitta, sur sa demande, l'état général était sensiblement meilleur ; il pouvait se promener au jardin et rendre quelques menus services dans la salle, mais nous n'avons aucun renseignement sur son état ultérieur.
Chez deux autres cirrhotiques, l'effet fut absolument nul.