I.ES FERMENTS MÉTALLIQUES
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Dans cette observation, le palladium a fait baisser la moyenne du sucre de 50 gr. 35 à 25 gr. 85, puis de 24 gr. 19 à 23 gr.26. Son action paraissant épuisée, on s'est servi du platine qui a réduit le sucre de 25 gr. 97 à 18 gr. 37 et de 24 gr. 46 à 19 gr. 67. Pendant toute cette période du traitement, le régime alimentaire n'a pas été modifié. Dès qu'on soumit la malade au régiine des diabétiques, le sucre s'abaissa rapidement, pour disparaître treize jours après.
Je livre ce fait sans autre commentaire que la coïncidence entre l'emploi des injections de palladium et de platine, avec une légère diminution du sucre, puis la rapide disparition de celui-ci au moment où l'on ordonna le régime antidiabétique. Il faudrait, sur un autre cas, prescrire d'abord le régime, et n'en venir aux ferments métalliques qu'au moment où le régime aura donné tout ce qu'il pouvait.
Si, dans ces conditions, le sucre diminue, on sera en droit de conclure à l'activité des ferments métalliques.
Si celle-ci était démontrée, elle serait un argument de plus à rencontre de ceux qui font du diabète une maladie par ralentissement de la nutrition et veulent lui opposer la médication oxydante, puisque les ferments métalliques n'augmentent ni la consommation de l'oxygène, ni la fixation de celui-ci par les tissus, tout en semblant avoir quelque tendance à diminuer le sucre. Ajoutons que les injections de ferments métalliques n'ont été suivies, chez notre diabétique, d'aucune réaction urinaire.
XÏV. — Maladie de Bright. — Syphilis secondaire.
Aucun effet n'a été obtenu dans le mal de Bright, au moins en ce qui concerne la quantité d'albumine éliminée et les réactions urinaires.
Il en est de même dans la syphilis secondaire où les injections de mercure ou d'or sont restées absolument inefficaces à tous les points de vue.