XV. — Hémorrhagries
Les physiologistes ont montré que des sangs incoagulables retrouvaient, in vitro, leur coagulabilité par adjonction de sérum sanguin frais, et P. E. Weil (1) qui a appliqué cette notion en thérnpeutique, tend à admettre que les injections de sérum sanguin frais font entrer directement dans la circulation les ferments coagulants et aident l'organisme à en produire. Partant du fait que les ferments métalliques semblent agir comme les sérums thérapeutiques et de cet autre fait qu'ils provoquent une leucolyse qui met en liberté les catalases des globules blancs, j'ai employé les injections d'hydrosol argent dans plusieurs cas d'hémorragie, et non sans succès.
L'un des cas les plus nets fut celui d'un purpura
(1) p. E. Weil, Des injections de sérum sanguin dans des états hémorragiques. Bulletin de la Société médicale des hôpitaux, p. 43,
généralisé avec hématuriey survenu chez une femme rhumatisante âgée de soixante-quatorze ans. Les hématuries cédèrent après quatre injections, pratiquées en six jours, et les poussées de purpura cédèrent de même.
J'ai réussi encore dans un cas d^épistaxis chez un artérioscléreux de soixante ans, avec quatre injections d'argent.
Enfin, dans trois cas d^hémoptysie rebelle chez des tuberculeux, les injections d'or et d'argent parurent au moins avoir eu une influence d'arrêt, alors que les moyens classiques étaient demeurés inefficaces.