TIENNE
« Encenser devant Sa Majesté, maître (? ) de vie, prospérité, santé), »
Face à la légende de ce prêtre-encenseur et au-dessus des deux premiers porteurs de la litière royale, sont tracées deux colonnes de textes qui donnent la légende des principaux personnages portant ou escortant celte litière. Ces deux colonnes devaient être bus par cinq (ou six) autres, qui sont restées vides :
13e.+%14 2 +4 SANDER | [l'espace pour le
nom est resté vide |.
« Le porte-flabellum a la droite du roi, le noble (?) (xp't?), le scribe du roi, le chef des archers (?), le [ fils] grand et aïné de son ventre, qu'il aime... .. »
Cette succession de Utres concerne probablement le personnage qui jouait dans le cortège royal le rôle principal, et ce personnage n'était autre
(9 Le mot || | = étant écrit ici avec un &=—, il y a lieu de nous demander si ce n'est pas aussi cefte lellre que nous devons resliluer, au lieu du æ, dans la lacune de la légende de l’encenseur de la file de droite. nu
La traduction de Rougé «Il fait l'encensement pour une vie bonne et forte» ne correspond pas au texte.
que le fils aîné du roi, l'héritier présomptif du trône; mais le mol @ fils a été omis par inadvertance ().
Eafin, outre ces divers prêtres accompagnés de légendes, le cortège comporte un assez grand nombre d'autres personnages, anonymes, dont le rôle et la fonction nous sont pourtant assez clairement indiqués par leur altitude ou leurs attributs. C'est ainsi que tout à fait en avant de la file supérieure, ou file de gauche, de la section antérieure du cortège, nous voyons deux musiciens faisant volte-face, l’un sonnant de la trompelte el l'autre battant du tambour allongé. La musique était, en effet, l'accompagnement nécessaire de ces corlèges processionnels, qui élaient invariablement précédés d'instrumentistes. La procession de la statue de Min- Kamoutef gravée sur la paroi ouest de la salle 47 du temple de Médinet Habou est ouverte également par des musiciennes . En avant de la file inférieure, ou file de droite, de celte même section, sur deux registres superposés, marchent six personnages de petite taille : en haut, deux groupes de deux individus font face au pavois royal, tandis qu'au-dessous deux autres individus marchent dans le même sens que le cortège. Tous les six sont coiflés de la perruque dans laquelle sont fichées deux plumes d’autruche: mais il est assez malaisé de reconnaître exactement leurs gestes.
h. — LA SECTION POSTÉRIEURE DU CORTÈGE.
Si nous passons maintenant à la description de la section postérieure du cortège, nous constatons tout d'abord que cette section: est beaucoup plus importante que la section antérieure : les personnages qui y figurent sont en nombre presque double (35 au lieu de 18). Comme ceux de la section antérieure, ils étaient répartis en deux files parallèles, marchant
() En tout cas, la traduction de Mougé «Le porte-yu à la droite du roi, le prince ” héritier et général», outre qu’elle est singulièrement abrégée el incomplète, ne répond pas à la réalité des litres ici énumérés : on ne saurait considérer le mot rp°t comme signifiant rle prince héritier»; c'est un litre beaucoup plus vague, indiquant simplement l'origine noble, sans aucune référence à une extraction royale ou princière.
® Voir ci-dessous, p. 276, chap. xr, section 4.
sur les deux bords de la route, et que le décorateur a représentées l’une au-dessus de l’autre.
Comme pour la section antérieure, la désignation des catégories de personnages prenant part à cette section du cortège est donnée par l'inscription en deux lignes horizontales qui est tracée entre les deux files et tout à fait
à l'arrière du cortège :
AL Y- nr DS VIE Hd ms ll \ RSS : à A) ue :
= SSTiY dE L «Les $rw et les knbijw de l'infanterie qui accompagnent Sa Majesté lorsqu'Elle se rend sur le pavois (2) 4 la demeure de son père Min seioneur de Snw.i pour porter la beauté de son pére 3) en sa belle 4) fête du ht W [et] pour Jare une offrande (5) à son k (c'est-à-dire à la statue représentant son double, et
non «à sa personne», comme a traduit Rougé). »
Nous retrouvons ici les #rw, qui figuraient déjà dans la partie antérieure du cortège; comme ils ne sont pas suivis de l’épithète |! «grands», nous sommes en droit de nous demander si les Égyptiens ne connaissaient pas deux degrés hiérarchiques dans cette catégorie de hauts fonctionnaires ou de notables : les grands érw et les $rw ordinaires. Il est à noter, en eflet, que les personnages marchant en avant du pavois royal sont d'un rang supérieur à celui des personnages venant derrière ce pavois : tandis que les princes et les parents du roi figurent dans la première catégorie, avec les grands $rw, il ne semble y avoir eu, dans la seconde catégorie, que des
militaires et les $rw ordinaires.
() Le déterminatif du mot mfs.i est un brancard à pieds de lion muni à chacun de ses angles d’un uræus dressé. Ge signe n'existe pas dans les fontes de Imprimerie.
9 Et non : «sur son sièger (Rougé}; pas plus ici que dans les textes précédents le mot wis.t n'est accompagné de l'adjeclif possessif « —.
® La traduction de Rougé «pour porter sur un autel les splendeurs de son père» est inexacle; le verbe wis ne signifie pas rporler sur un autel, mais simplement «soulever, porter, transporter», et le déterminalif n’est pas un autel, mais un support à pieds de lion; il s’agit simplement de la promenade-de la statue du dieu sur une litière portée sur les épaules des prêtres. |
(9 Sie. Le mot à a été négligé dans la acion de Rougé.
1 Le mot «grande» a été ajouté sans raison par Rougé avant le mot roffrande».
Rougé a réuni le mot $rw, qu'il semble, d’ailleurs, avoir pris pour le mot wrw «grands», avec l'expression hnbtjw mnfijw qui le suit immédiatement, et 1l a rendu le tout par «chefs des bataillons des soldats». Mais celte interprélation est impossible, le mot Ænbtjw n'étant jamais précédé d'un autre terme. Nous savons, depuis le mémoire publié en 1929 par M. Sami GabraÜ}, que le mot hnbt désignait un conseil, à la têle duquel se trouvaient des personnages plus haut placés que les membres ordinaires du conseil, et qu'il existait une assez grande variélé de Ant ou conseils. Le mot Anbijw est le nom d'agent dérivé de Ænbt et signifie «les membres de la knbt (ou du consal}». L'expression tout entière semble donc pouvoir être rendue par les «membres du conseil de l'infanterie», c'est-à-dire les officiers supérieurs faisant partie du conseil de l'infanterie, Nous voyons, en effet, à l'arrière de la file supérieure (ou file de gauche du cortège), trois militaires porteurs de la lance et du bouclier, qui étaient les armes caractéristiques de l'infanterie.
La suite de la légende nous apprend que Îa fête, bien que célébrée à Thèbes, avait lieu en l'honneur de «Afin sergneur de Snw.t» (2, On a beaucoup discuté sur la signification du mot [Il qui, à l'origine, s'écrivait [ | ( "=, Sans vouloir reproduire l'abondante littérature à laquelle a donné lieu ce terme, je rappellerai seulement mes deux articles parus dans le Bulletin de l'Institut français d'Archéologie orientale du Caire ), et surtout l’excellente monographie de M. Kees t). Suivant ce dernier, le titre Mnwo nb Snur.t serait à rendre par Min Herr des Schlangenstanhauses et le mot Sitv.t aurait | désigné à l'origine, par exemple sur la pierre de Palerme, un édifice (sorte de palais synonyme du mot itr.t}, qui servait de sanctuaire au dieu solaire | Ré et devant lequel se dressaient deux stèles surmontées d'un serpent figurant la divinité protectrice de l'entrée de cet édifice. Ce monument, de forme caractéristique, aurait appartenu à la Basse-Égypte, et probablement
(3 Les conseils de fonctionnaires et les scènes de récompenses pharaoniques (Le Gaire,
Er publications du Service des Antiquités de l'Égypte).
® De même, nous verrons plus loin que l'hymne chanté, au cours de la cérémonie, par le nègre de Pount, s'adresse à Min seigneur de | | ( el seigneur de L lei À G.
6 Tomé IV, 1904, p. 47 et suiv., et tome X, 1910, p. 97 etsuiv.
®) Die Schlangensteine und thre Beziehungen zu den Dé ne in À. 2, LVIT, 19922, p. 190-186.
à la région d'Hélhiopolis, centre du culte de Ré. Dans les textes de l’Ancien et du Moyen Empire, Min est le seul dieu admis à partager avec Ré les Litres hnty Snuv.t « celui qui est à la tête de l'échfice Snw.t» et nb Snuw.i Ke Seigneur de l'éfice Snw.t», et ces deux titres en vinrent à étre si étroitement liés à Min que le terme Snw.t fut bien vite employé à Apou-Panopolis-Akhmim pour désigner le nom sacré du district où s'élevait le temple de ce dieu, et même une localité souvent accolée au nom de la ville | pl L° @, dans des expressions comme « Min seigneur d’À pou et seigneur de Snw.t» ou encore «Min seigneur d’Ipw-Snw.t». Le terme fut ensuite étendu également à l’autre ville sacrée de Min, Coptos, où il désigna d’abord le temple de Min à Coptos, puis fut usité comme appellation sacrée de la ville elle-même. M. Kees a fort bien montré comment avait eu lieu pour cet édifice Snw.e, caractéristique du culte du dieu solaire, le passage du dieu Ré au dieu Min, et cela par l'intermédiaire d'Horus. Min, en raison de ses très anliques relations avec la royauté thinite de la Haute-Egyple, pmis avec la royauté memphite, dont les souverains étaient sur la terre la personnification du vieux dieu du ciel Horus, fut de très bonne heure considéré non seulement comme un dieu du cycle Horien, mais encore comme une seconde forme d'Horus même. El cette identification avec le dieu céleste Horus devait entraîner assez vite son idenüfication avec le dieu solaire Ré.
Cette interprétation du mot Snio.t a été acceptée par les auteurs du Wôrterbuch der aegyptischen Sprache}, avec une légère rectification : ce ne seraient pas seulement Ré et Min qui auraient utilisé cet édifice comme sanctuaire, mais également d'autres divinités, dont les noms ne sont, d’ailleurs, pas indiqués par eux. |
[ existait, d'autre part, à Memphis un titre de cour assez fréquent, éméw Snw.t, raîné de l'édifice Snw.t», qui semble indiquer une relation entre les grands personnages qui en étaient revêtus et l'édifice spécial du
dieu Ré dans Héliopolis.
Le verbe “re wis signifie porter, et c'est lui qui a donné naissance au substanüf féminin 1 tt. wis.t, mentionné quelques mots plus haut
(1 Tome IV, p. 152-153. | ® Voir ci-dessus, p. 122, nole 1, pour le déterminalif exact de ce mot.
dans cette même légende {variantes NT À &. NT etc), désignant la litière munie de brancards à l’aide de laquelle on portait sur les épaules soit les statues des dieux soit la personne royale.
Comme dans la légende principale de ja section antérieure du cortège, la cérémonie est désignée par les mots «sa belle fête du htjw ». Étant donné que le Aw est encore mentionné plusieurs fois dans le tete-programme qui surmonle l'ensemble des représentations de la fête, nous devons ad- meltre qu'il jouait dans cette fêle un rôle de premier plan. H est bien regrettable que ce hijw ne soit représenté nulle part dans les multiples scènes de la cérémonie, car nous aurions pu vérifier si mon hypothèse, d’après laquelle 11 s'agirait d'un reposoir spécialement réservé à la statue du dieu ithyphallique, était exacte ou non.
Les deux propositions :
a) pour porter la beauté de son père Min, ete...
b) pour faire offrande à son 3, nous renseignent de façon très précise sur le but de la sortie du roi. Mais, en fait, 1l semble y avoir dans la suite des représentalions une interversion entre ces deux actes principaux de la cérémonie : l'offrande royale à la statue (k) du roi, qui constitue ce que j'appelle le à° épisode, précède, en effet, le transport en grande pompe de celte statue, lequel fait le sujet de mon 3° épisode.
Le signe = n'est pas le déterminatif du verbe N— $m> «présenter »; il exprime un substantif spécial, 1% |- %D:E; qui est le régime direct de ce verbe : «présenter une offrande». Miss A. Murray a montré récemment W que ce signe oûbt constituait la reproduction des offrandes solides et liquides, auxquelles 1l est constamment fait allusion dans les prières funéraires : le signe l représente un pain et le signe | un vase contenant une boisson, de la bière probablement. Quant au trait brisé, il peut être considéré comme représentant le lien qui unissait le pain au vase.
. (9 C£ Ancient Epypt, 1929, p. 43 el p. 44, fig. 1.
Outre les $rw et les membres du conseil des fantassins, que désigne uniquement la légende horizontale qui vient d'être analysée, la section postérieure du cortège comporte encore les fils du roi, les princes, qui paraissent avoir été au nombre de dix si l’on en juge par les dix légendes verticales où l'on avait eu l'intention de les nommer chacun individuellement mais qui n'ont pas été achevées. Ces légendes commencent par une désignation générale tracée dans la colonne 5 précède immédiatement les légendes individuelles : à ff Mo Jo: M: «les fils royaux qui accompagnent Sa Majesté ».
On se souvient que ces «fils royaux » sont encore mentionnés deux autres fois : d'abord comme portant le pavois royal, puis au second rang, après les rh.w n$w.t dans la légende horizontale de la section antérieure du cortège. [ls jouaient donc dans cette cérémonie un rôle de premier plan.
Quant aux dix légendes individuelles, elles comptent chacune deux colonnes verticales dont la première seule, uniforme pour toules, À M « le fils royal de son ventre, qu'il aime » a élé remplie, tandis que la seconde, destinée à recevoir le nom de chacun des princes, est restée vide. Il en était de même, je le rappelle, pour les cinq colonnes laissées vides au-dessus des porteurs d'avant de la litière royale. La raison pour laquelle ces noms ont été omis nous échappe. Îl ne nous est pas difficile, toutefois, de combler ces lacunes à l’aide des diverses listes des fils de Ramsès [IT que nous ont conservées d’autres monuments.
Enfin, de même que dans la section antérieure du cortège, nous voyons encore Ici un certain nombre de personnages qui ne se bornent pas à figurer dans le défilé, à simple titre honorifique, mais dont la présence et les attributions sont étroitement liées au déroulement régulier des divers rites ,de la cérémonie. De même que nous avons rencontré en tête l'officiant en chef et deux prêtres chargés de rendre à la personne royale l'hommage de l'encens, de même nous sommes ici en présence de personnages plus modestes de l'ordre sacerdotal où même de servileurs du cadre civil. Ils suivent immédiatement les porteurs du pavois royal et précèdent les personnages qui paraissent être les fils du roi. Leur taille est sensiblement inférieure à celle de ces derniers éomme à celle des porteurs du pavois, et c'est peut-être avec intention que l'artiste les a représentés plus petits que ces hauts personnages. [ls sont au nombre de quatre, qui marchent deux
par deux; ils ont la têle rasée, comme il convient à des prêtres. Les deux premiers portent un bouquet de fleurs (?) et les deux autres un flabellum. Les deux premiers ont le titre F({[h" imj-bnt, «celui qui est en avant, à la téle de» (ce sont eux, en effet, qui marchent en avant de la section postérieure du cortège), et les deux derniers sont appelés fl: LE: 5 ; fé © wbw ‘h «serviteurs (intendants, majordomes, régisseurs ? ) du palais (royal)».
Derrière les fils du roi viennent, sur la file inférieure ou file de droite, quatre serviteurs nus jusqu'à la ceinlure, portant deux à deux sur leurs épaules une sorte d'escabeau à quatre marches Be. qui paraît avoir élé destiné à être posé, une fois le cortège arrivé, auprès du pavois royal pour permeltre à Pharaon de mettre pied à terre, puis quatre autres serviteurs identiques aux précédents, poriant également deux à deux sur leurs épaules deux objets rectangulaires qui étaient probablement des coffres renfermant les articles nécessaires à la célébration des divers rites de la cérémonie F), |
En avant de la rangée supérieure, ou file de gauche, on voit d’abord deux personnages les mains vides.
Puis viennent deux autres personnages, la lête rasée, dont le premier porte à la main gauche un bâton (?) incliné en avant et à la main droite un éventail en forme de tige de lotus, tandis que le second, la main gauche
a amples: «des pages RO AT dans l’intérieur a rs
® Champollion : rserviteurs du palais».
:® Jollois et Devilliers ont vu 1à rdes gradins probablement destinés à servir pour monter sur la chaïse lriomphale et pour en descendre»; M. Daressy y a reconnu également #le socle et le marche-pied du palanquin royal», et M. Lagier «le socle et l’escabeau de la litièrer. Mais il y a, en réalité, deux de ces socles, et l'on ne voit pas bien la nécessité de cette dualité. Je ne suis donc pas convaincu qu'il s'agisse de socles.
Quant à l'idée, qui pourrait venir à l'esprit, de considérer l'escabeau à quatre degrés comme une représenialion du hÿw ou ereposoir» de Min d’où la fêle tire son nom, elle ne semble pas devoir relenir l'attention : ce Lio devait être fixe, el non
es mobile ni transportable.
. Suivant Legrain (Les Temples de Latek à 1929, p. 98), Ja procession ie dans la cour péristyle du temple de Ramsès III à Karnak comportait également, en fin de cortège, quatre porteurs de supports, qui devaient être les mêmes qu'ici; mais
l'état actuel des sculptures ne permet guère de reconnaître les objels portés à l'aide ‘:. ‘des seules photographies (voir ci-dessous, chap. x1, section 3).
vide, porte de la main droite un coffre (?) surmonté de deux têtes de lion accolées nuque à nuque CA peut-être un carquois comme l'ont admis Jollois el Devilliers. |
Derrière eux s’avancent quatre groupes de chacun deux personnages, coiffés de chacun deux plumes d’autruche fichées dans leur perruque. Les deux premiers groupes portent à la main gauche une hache et à la main droite un flabellum; le troisième groupe ne porle que Îe flabellum dans la main droite, et le quatrième groupe a les deux mains vides.
Enfin derrière ces huit individus, la marche est fermée par trois officiers tenant la massue dans la main gauche, tandis qu'à la main droite ils portent la lance et le bouclier U).
( Au moment précis où J'étais occupé à la correction des épreuves ont paru à. Bruxelles, dans le numéro 11 (6° année, janvier 1931), p. 74-85, de la Chronique d'Égypte, qui est le Bulletin périodique de la Fondation Égyptologique Reine Élisabeth, sous la plume du Vicomte Joseph d'Hennezel, des Souvenirs de Ramsès III, qui sont une descriplion, assez cavalière, du temple de Médinet Habou et des scènes militaires et religieuses qui décorent ses parois. Dans la deuxième cour (p. 84-85), l'auteur s'attache uniquement à la fête de Min. H décrit le cortège royal, où 11 reconnaît, sans y regarder de trop près, dix prélres, un lecleur de prières, des lévites tenant les brûle-parfums, des musiciens, «les uns embouchant la trompette, les autres tambourinant sur la timbale ou agitant les castagnettes», puis des soldats, enfin rune foule de dignitaires et de courtisans qui ferment le cortège». Les dix prêtres sont, en réalité, nous l'avons vu, les dix fils du roi; le lecteur de prières est le personnage en qui nous avons reconnu l'officiant en chef.