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Fig. 13.
d'Amenophis JL. Quant à la partie supérieure de l’escabeau , elle déborde un peu les montants latéraux comme le faisait sur la figure précédente la corniche de la porte d'édifice. Au sommet de ce support se dressent cinq las tues juxtaposées (#),
Le meuble-support en forme de Pre de naos devient habituel à partir de la XVII dynastie. Nous le rencontrons, par exemple, à l’'Ouâdi Hammämäât sous le règne de Thoutmôsis EL (cf. Gouvar et Monrer, Mémoires de l'Inst. franç. d'Archéol. orient., XXX{V, p. 60, n° 66 et pl. XI), et plus tard dans de nombreuses représentations du Nouvel Empire : par exemple celle qui est reproduite par Lanzone dans son Dizionario d Mitologia, pl. COCXXXIE, n° 4 et p. 944, et celle d’une des colonnes de la Salle hypostyle de Karnak, datant de Ramsès IL (L., D., III, 220 b).
Les laitues sont, dans la grande majorité des cas,
au nombre de trois. Elles peuvent cependant se trouver en plus grand
nombre. On en compte, en effet, ang sur les représentations suivantes,
O CE. Manierre, Abydos, T1, p. 51 (chapelle d’Amon). (7 Cavzren, Fe ue of the Kings at Abydos, pl. XV, n° 6 (an milieu) et
® Il en est de même dans la procession de la statue du dieu an — de Ram-
sès III à Karnak :
16 rosaces iuscriles chacune dans un carré.
173 | JTENRI GAUTVIIER.
dont je n’ai pas la prétention d'avoir épuisé la liste : temple d'Hatchepsout (Navizce, Der el Bahar, VI, pl. CLVIT), — temple de Louxor, époque d'Amenophis [IT (Gayer, op. cit., pl. AVI), — temple de Séthi [°° à Abydos (Manrerre, Abydos, [, p. 51; Caurrenv, The Temple of the Kings, pl. XV, n° 6), — salle hypostyle et montants de porte du Ramesseum (L., D., IE, 167), — représentation de Philippe Arrhidée à Karnak (Roseczinr, Monument del Cullo, pl. LVL), — stèle d'époque romaine au Musée de Berlin, n° 18544. Cest précisément Île cas pour la représentation de la «sortie» de Min au temple de Médinet Habou, qui fait l’objet du présent travail. Il n'y a pas moins de neu/ laitues sur une des représentations d’Amenophis TT au temple de Louxor et sur la scène du transport de Îa statue du dieu au temple de Ramsès IT à Karnak (voir a-dessous, p. 265, chap. x1, section 3). Enfin il n’y en a, au contraire, que deux au RL de Derr en Nubie, datant de Ramsès IL {Bracewan, The Temple of Derr, p. 45 et pl. AXAIIT).
Plus tard, depuis la AA° dynastie environ jusque vers la fin de la XX VE dynastie, 11 semble que celte forme du meuble-support surmonté des plantes de laitue ait cédé momentanément la place à une représentation plus complexe, dont nous n'avons pas à nous occuper ici. Pius sous le règne d'Amasis, nous assistons sur deux scènes de l'Ouâdi Hammämät à la réapparition de la forme du Nouvel Empire, qui continue à prévaloir à l'époque perse et sous les dernières dynasties nationales ©).
Enfin sous la dynastie lagide et à l'époque romaine ce sont encore les trois laitues qui apparaissent le plus fréquemment (}, bien qu'on rencontre parfois, simultanément, l’autre type de représentation à laquelle j'ai fait allusion quelques lignes plus haut et dont la description nous entraînerait trop loin de notre sujet, auquel 1l est grand temps de revenir maintenant.
(9 Couxar et Monrer, Mémoires de l'Inst. franç. d’Archéol. orient., XXXIV, n° 5: et 52, pl. X et p. 53.
®) Quâdi Hammämiät, L., D., IN nl Excerpta hieroglyphica, pl. VII, 3 = Couvar et Monrer, op. cit, pl. XXXIV et p. 89; — L., D., IN, 87 a = Couyar et Monrer, op. cit., pl. VIIL et p. 44. +
® Voir, par exemple, dans la publication d'Ahmed bey Kamal ( Caial. génér. du Musée du Caire, Sièles ptolémaïques et romaines), les numéros 22007, 22017, 22051, 29074, 29136, 22151 et 22150.